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LE JOURNAL EN LIGNE

 

"Il y a deux genres d'avocats : celui qui connait bien la loi et celui qui connait bien le juge ! (Coluche)

 

 

 

Lundi 8 février 2010

Opinion

Oh qu'il est content Oscar et ma foi il y a de quoi. Marie Luce l'a pratiquement serré sur son coeur lors de son déplacement à Faa'a limité au départ à 30 minutes par Oscar lui même, prolongé à plus d'une heure, le courant étant passé ! Comme quoi on peut balancer le drapeau tricolore  " à sa place dans la décharge", on peut accuser la France de tous les maux et notamment de colonialisme, on peut brûler, saccager, renier, fouler aux pieds un siècle d'assistance respiratoire, on est...aimé ! A croire que l'Etat ( car sous toutes les mandatures l'esprit a été le même) affectionne particulièrement ceux qui lui bottent le c..l et qui militent pour une rupture du cordon ombilical. Avouez que c'est tout de même curieux ! Cela étant, les embrassades, les sourires , les promesses et les mouvements de menton vengeur ne changeront pas le cours des choses, des réflexions et des combats. Marie Luce Penchard ne dérogera pas à ses positions même dans les bras d'Oscar !

Sarkozy voulait suspendre Villepin à un "croc de boucher", Temaru, lui, en fait la collection pour y accrocher ses adversaires politiques et comme le président de la République, il s'appuie, pour arriver à ses fins, sur la justice  qu'il accuse le plus souvent, pourtant, d'être " coloniale", quand elle ne le sert pas. On ne peut s'empêcher de penser que si l'Etat et l'armée, avec avions et hélicoptères, n'étaient pas présents pendant les tragédies polynésiennes, les îles devraient attendre beaucoup plus longtemps pour panser leurs plaies. On ne peut pas dire non plus que les responsables du Pays aient chômé. On dirait presque que GTS mène lui même sa campagne de reconstruction. Il est sur tous les fronts. L'Histoire nous a prouvé à maintes reprises que les incursions des politiques sur le terrain humanitaire n'étaient jamais dépourvues d'arrière pensées. Mais qu'importe après tout, seul, le résultat compte.

Et puis aujourd'hui on assiste au réveil d'Edouard Fritch et de Jean Christophe Bouissou sur la " convention" de  la DGDE " rente des 18 milliards" de Jacques Chirac âprement négociée à l'époque par Gaston Flosse auquel, contrairement à ce que l'on peut croire, on ne disait pas "amen" à toutes les demandes ( Larousse : rente : ce qui est dû tous les ans).. Mais dans ce cas là, entre autres, il avait remporté une sacrée victoire que les mécanos de Sarkozy s'emploient désormais à démonter petit à petit,  pièce par pièce !

Marie Luce Penchard est très forte. Elle a fait avaler sans un hoquet la nouvelle mouture de la DGDE au représentant de l'UMP et néanmoins président du pays Gaston Tong Sang qui ne souhaite pas perdre le soutien de Paris. Rendue publique ( voir sa publication par Tahititoday des le samedi 6 février à la rubrique des allocutions), cette convention commence à faire des vagues,  sans jeu de mots !. Edouard Fritch, en effet,  ne cache pas son amertume de voir que la partie de l'Etat destinée au Fip est ponctionnée sur cette DGDE. Quant aux  trois milliards du régime de solidarité , le vice président martèle " on nous a dit : prenez les sur la DGDE" Et d'ajouter : " La DGDE de Jacques Chirac correspondait à une dette de la métropole envers la Polynésie pour répondre aux besoins des Polynésiens et pas à ceux de l'Etat !"

Quant à Jean Christophe Bouissou, il a laissé tomber avec un certain écoeurement " c'est un marché de dupes!"  Tout en précisant " Faire de la DGDE une loi de finances, c'est laisser libre cours à toutes les tergiversations politiques plus tard au parlement".

Bref quand la politique reprend ses droits, les doléances récitées en sourate font oublier les embrassades et les sourires complices.

 

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Extrait du Figaro

Trois nouveaux Sages doivent être nommés d'ici à la fin du mois. Enquête dans les coulisses de la rue de Montpensier,où siège l'institution présidée par le très chiraquien Jean-Louis Debré.

À partir du 1er mars, une salle de 49 places, destinée au public et aménagée au rez-de-chaussée de l'institution, permettra à chacun de suivre sur un écran de télévision le débat qui se déroule au même moment un étage plus haut. Les séances les plus importantes seront retransmises en direct sur le site Internet du Conseil.


Bienvenu sur la planète des Sages.

C'est un univers étrange, qui craint de perdre bientôt son atmosphère de club anglais. Comme pour porter l'inquiétude à son comble, l'ouverture au public d'une partie des séances du Conseil coïncide avec la nomination, d'ici à quelques jours, de trois nouveaux membres. Trois des juges du Palais-Royal - l'ancien ministre mitterrandien Pierre Joxe, la sociologue Dominique Schnapper, fille de Raymond Aron, et Olivier Dutheillet de Lamothe, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée - font leurs cartons au terme de leur mandat de neuf ans non renouvelable. Les trois personnalités pressenties pour leur succéder - respectivement choisies par Nicolas Sarkozy et les présidents des Assemblées - seront connues au plus tard le 26 février, et peut-être dès cette semaine. Ces candidats devront, pour la première fois, être entendus par les commissions des lois de l'Assemblée et du Sénat et obtenir leur feu vert avant d'être nommés.
Nul doute que les sortants auront un pincement au cœur en quittant cette fonction exceptionnelle. Le Conseil, en effet, c'est d'abord un lieu hors du temps. (...)
(...)

Aux accents de «La Marseillaise»

Le choix des trois nouveaux membres représente en tout cas un enjeu politique de premier ordre. «Je ne veux pas le savoir, c'est votre responsabilité» , a répété Debré aux plus hautes autorités de l'État. Nicolas Sarkozy aurait envisagé de nommer Édouard Balladur. Mais l'intéressé semble réservé à l'idée de siéger aux côtés de Valéry Giscard d'Estaing et de Jacques Chirac et de devoir appeler Jean-Louis Debré «Monsieur le Président» . Michel Charasse, ex-ministre de Mitterrand, longtemps cité mais moins en cour, veut croire en ses chances. Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, souhaite nommer un représentant du beau sexe. Marie-Laure Denis, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel, serait en lice. Elle retrouverait ainsi au Conseil constitutionnel Jacqueline de Guillenchmidt, à qui elle avait succédé au CSA. Le président du Sénat, Gérard Larcher, tient à nommer un sénateur. Hubert Haenel (UMP, Haut-Rhin) fait figure de favori. Une nomination surprise n'est toutefois jamais à exclure.
Le 12 mars, les trois heureux élus seront accueillis à l'Élysée aux accents de La Marseillaise interprétée par la garde républicaine. Et ils jureront devant Nicolas Sarkozy d'«exercer en toute impartialité» leurs fonctions «dans le respect de la Constitution», «de garder le secret des délibérations et des votes et de ne prendre aucune position publique».

 

 

10h.30 RFO souligne ce matin une gestion qui laisse à désirer à Tubuai

Pierre-Emmanuel G., en direct de Tubuai répond à Caroline Fahri : Oui, c’est ça, ici c’est un peu la pagaille. Des agents de l’équipement en mission, fraîchement débarqués, complètement désoeuvrés. Ils parcourent les rues de Mataura sans participer aux travaux de reconstruction. Et puis, des groupes électrogènes, des bâches, laissés à l’abandon alors que plusieurs dizaines de familles sont toujours sans abri. Nous avons RDV tout à l’heure avec un riverain sur la colline ; sa maison a été coupée en 2 par un arbre et les services de la mairie, ceux qui sont censés justement apporter les premiers secours matériels ( ?), sont passés devant sa maison en ruine sans s’arrêter. Enfin, il y a surtout ce grondement sourd de la population car jusqu’ici la distribution d’eau potable s’est faite au compte-goutte. Clairement visé, le maire, Fernand Tahiata, qui critiquait lui-même la coordination du pont humanitaire dès vendredi entre l’Etat, le territoire et la commune.

Dans ce contexte, une bonne nouvelle quand même : hier soir, 600 tonnes de vivres et de matériels sont arrivés. Plus d’un tiers des habitants sont à nouveau alimentés en courant électrique. Mais la distribution d’eau potable et les communications téléphoniques, en particulier vers l’extérieur, restent aléatoires. Voilà pour le tout dernier point, plus de 72h après le passage du cyclone Oli. (...)



Quand un Christophe répond à un autre Christophe  . ( Le billet d'humeur du PKO de la cathédrale étant publié dans les colonnes des " Confidences" le courrier ci-dessous va donc dans la même rubrique.

J’ai lu avec intérêt le billet d'humeur « Solidarité et blabla… » du dimanche 07 février provenant du « PK0 ». Je me permet d’y répondre puisque directement mis en cause, en espérant que Tahititoday publiera ma réponse.
J'ai rencontré le père Christophe au moment de mon enquête sur les SDF il y a plus de deux ans, et j'avais pu vérifier que les boites de conserve au format collectivité qu'il utilisait pour préparer les repas étaient en effet en date limite d'utilisation. Il m'avait justifié ce fait en me déclarant qu'il s'agissait de dons provenant d'invendus de la part d'importateurs et commerçants locaux.

Je ne le mettais donc pas en cause dans l’article cité qui est bien de ma responsabilité et non de la Société des Océanistes qui n’a fait que me publier. Mais je pointais le fait, contrairement à certaines idées reçues entendues localement ("en plus les SDF sont nourris gratuitement...", "il y a des familles qui ont à peine de quoi manger et les SDF mangent de bons repas complets : c'est de l'assistanat..."), qu'on ne donnait aux SDF que les "restes" de la société de consommation, et qu'à part les initiatives de certaines églises dont l’Eglise Catholique, et le travail sur le terrain du Club de Prévention spécialisée, bien peu d'actions étaient mises en oeuvre pour aider cette population.
Concernant l'absence du Club de Prévention spécialisée pendant cette nuit-là, il faut rappeler l'interdiction de circuler à partir de 21h00 (d'ailleurs le Père Christophe ne circulait pas, mais accueillait les SDF dans la "maison de Dieu")NDLR (ce qui était déja charitable), et l'inexistence de lieu institutionnel d'accueil d'urgence et d'hébergement à partir duquel le Club aurait pu agir de la même façon.

Quant à moi, j’étais à Moorea où je réside occupé à protéger la maison en bois dans laquelle je vis, sans possibilité de revenir sur Tahiti avant le vendredi matin, et j’assurais par là également mon devoir de chrétien : protéger ma famille des dangers du cyclone.
Je trouve donc stériles ces "querelles de clocher" de cathédrale. Au-delà de l'action du Père Christophe en ce jour de cyclone (mais se vanter ainsi de cette « fraternité » ne serait point "pêché d'orgueil", premier des sept pêchés capitaux dont l’écrivain catholique Charles Péguy disait « gardons-nous du pêché d’orgueil. Nous sommes faits comme les autres. Nous sommes des chrétiens comme les autres » ?…), il faudrait sans doute rappeler que le Club de Prévention est dans la rue 365 jours sur 365, et bon nombre de nuits, sauf interdiction de circuler du Haut-Commissariat pour laquelle le Club ne possède pas de dérogation officielle.
Plutôt que s'opposer, étant donnés les faibles moyens humains et matériels disponibles localement pour venir en aide aux SDF, prostitué-es, et exclus de toutes sortes et de plus en plus nombreux, il vaudrait mieux unir les forces des bonnes volontés dont le père Christophe n’a pas le monopole quoi qu’il en pense, et peser ensemble sur nos élus pour qu'ils mettent en place des structures adéquates et les moyens humains conséquents.

Fraternellement,

Christophe Serra Mallol

NDLR Le père Christophe à sa décharge sait bien qu'il ne dispose d'aucun monopole et certainement pas celui du coeur. Mais il en a sans doute plus que d'autres. C'est Tahiti today qui  met en valeur son action sans qu'il ne nous ait jamais rien demandé et parfois même à sa grande surprise.  Il n'y a donc aucun " pêché d'orgueil "de sa part. C'est lui faire un procès d'intention qu'il ne mérite pas. Loin de là . CQFD

 

 

9h.30 :Selon le site internet de La Tribune, qui ne cite pas de source, l'actuelle secrétaire d'Etat au Commerce extérieure Anne-Marie Idrac serait nommée par l'Elysée première présidente de la Cour des comptes à la place de Philippe Séguin.

 

9h.00 Christian Vernaudon n'a pas apprécié les critiques faites par un journaliste de radio sur l'agence ATN à Paris. Je dois préciser que  ce commentaire n'était pas anonyme mais que pour éviter  à ce polémiste  de démarrer une guérilla nous avons préféré ne pas le publier. Ce qui n'était pas possible il y a quelques années a, c'est vrai, évolué puisque aujourd'hui de nombreux commentaires sont publiés sous pseudos comme dans les forums. A ce propos voici ce qu'écrit le PDG d'ATN :

"Je constate d'ailleurs que ce problème est actuellement récurrent sur les radio crochets et dans les deux quotidiens de la place qui publient tous les jours des courriers de lecteurs non assumés par leur rédacteurs qui ne les signent pas ou bien les signent d'un pseudonyme inconnu. Je trouve qu'il s'agit là d'une dérive grave du droit d'expression et j'ai jusqu'à présent face à ce type de situation eu pour politique d'ignorer ces pleutres qui veulent participer aux débats d'idées mais en se cachant et en général en médisant , calomniant avec bêtise et méchanceté.


Dans l'article que tu reproduis, notre donneur de leçon commence par décrire de ce que comprends la maison de Tahiti et ses Iles au rez de chaussée de l'immeuble de la délégation à Paris où se trouvent un guichet Air Tahiti Nui d'un cöté et un guichet du GIE Tahiti Tourisme de l'autre. La description par ce journaliste des agents d'ATN et du Gie travaillant dans ce lieu est faite dans des termes outranciers et d'une méchanceté absolue à l'égard de ces personnels de base et ceci n'est pas acceptable car toute personne a droit a un minimum de respect. Une de nos PNC s'est récemment exprimée dans une lettre ouverte qui a eu la chance d'être publiée dans un quotidien de la place pour exprimer combien la grande majorité, d'habitude silencieuse, de nos employés qui font consciencieusement leur travail en avait marre de ces critiques outrancières publiées à longueur d'année par des procureurs planqués et pleutres. Aujourd'hui je m'associe totalement au cri de ras le bol que cette PNC a lancé la semaine dernière.
Concernant ensuite le chapitre sur les affrètements et la démonstration de notre donneur de leçon anonyme, je n'ai pas le temps maintenant de développer tout ce que j'aurais à expliquer sur ce sujet mais je t'invite à demander à ce journaliste sur quelles bases d'études de marché sérieuses ATN pourrait ouvrir cette ligne sur l'Amérique du Sud par ailleurs déjà assurée par la LAN qui y perd de l'argent sans risquer massivement les mêmes désillusions économiques que lorsque nous avons tenté d'ouvrir New-york ou Sydney ? "

Il est évident que nous ne sommes pas obligés de partager pleinement les propos de ceux qui nous écrivent. Et Christian Vernaudon de préciser : ' J'avais à ce sujet bien noté que tu avais pour ta part il y a quelques mois exprimé l'opinion selon laquelle j'avais raison de ne pas accepter de réouvrir la ligne de Sydney comme certains pouvaient le demander." Je confirme puisqu'elle était déficitaire !

Chacun ayant dit ce qu'il avait à dire, nous mettons fin à la polémique.


Même les Églises  se mettent à réfléchir à la crise politique et économique du Pays !!!

 

  
 

 

 

 

 

Dimanche 7 février 2010

Nouvelle dépression cyclonique en formation au nord est des Samoa.

Voici le lien      http://www.usno.navy.mil/NOOC/nmfc-ph/RSS/jtwc/satshots/97P_070730sair.jpg

THE POTENTIAL FOR THE DEVELOPMENT OF A
SIGNIFICANT TROPICAL CYCLONE WITHIN THE NEXT 24 HOURS IS GOOD.
3. THIS ALERT WILL BE REISSUED, UPGRADED TO WARNING OR CANCELLED BY

 

 

 

Les militaires au secours des populations sinistrées outre la nourriture et l'eau, six camions poids lourds militaires ont été embarqués

 

le Président Gaston TONG SANG s’envole demain à 10h15 pour une tournée aux Iles Sous-le-Vent.

Il sera demain, à Tahaa et Raiatea, et mardi matin, à Huahine. Le retour est prévu pour mardi à 14h10 à Papeete.
Le Président sera accompagné du ministre de l’éducation, Moana GREIG, ainsi que de la ministre du travail, Lana TETUANUI.

Photo com présidence

Ensemble, ils feront un point de situation après le passage du cyclone OLI.

 

La reconstruction de Tubuai en marche ( communication vice présidence)


Après le passe du cyclone
dévastateur Oli dans la nuit de jeudi à vendredi sur Tubuai, la reconstruction est déjà en marche. Dès samedi matin, les agents de l’équipement, de l’EDT et de l’OPT étaient à pied d’œuvre pour rétablir les premiers éléments de la vie courante. Ils ont reçu les renforts de certains de leurs collègues arrivés sur l’avion du Pays avec le vice-président Edouard Fritch, le ministre de l’Education, Moana Greig, et le ministre de la jeunesse et des sports, Jean-Pierre Beaury qui ont rejoint leur collègue de l’équipement, Tearii Alpha, présent depuis la veille.


Sur la route, les premières évolutions étaient visibles et le spectacle apocalyptique de la veille commençait doucement à s’estomper. Les services de l’équipement avaient déjà dégagé la route d’une partie de la couche de sable qui la recouvrait après le passage du cyclone, ainsi que des arbres et branchages qui obstruaient la chaussée, afin d’ouvrir une voie de circulation. Pendant ce temps, les agents d’EDT s’activaient pour commencer à rétablir le réseau électrique. La remise sous tension était une des premières urgences puisqu’elle conditionne, outre le retour de l’électricité sur l’île, la remise en service de la distribution de l’eau, ainsi que la remise en service des infrastructures de télécommunication.

 
Téléphone à la mairie


Samedi à midi, le courant était rétabli pour les infrastructures publiques de Mataura de même que pour les deux stations de pompage d’eau, la station service et une petite partie du réseau OPT de téléphonie fixe, notamment pour desservir la mairie. Bien sûr le travail sera plus long pour que chaque habitant puisse retrouver ces éléments de confort, mais Tubuai n’est plus totalement coupé du monde. Samedi soir, le collège et la salle omnisports, qui accueillera des travailleurs venus de Tahiti, devaient également être remis sous tension.


Le retour rapide à la vie quasi normale, c’est une des priorités exposée par le vice-président Edouard Fritch devant les élus municipaux en présence des techniciens du Pays et des représentants de l’Etat. « Il faut faire en sorte que les vieux souvenirs soient oubliés et que la vie reprenne au plus tôt. Le Pays est prêt à mettre les moyens ». La totalité des travaux est estimée à 1milliard, sans compter les pertes économiques, notamment dans le secteur agricole.

Outre les denrées et l’eau ainsi que les vêtements, le navire de la flottille administrative qui doit arriver dimanche apportera les matériaux pour remettre en étanchéité les maisons sinistrées mais pas totalement détruites. Le navire, qui transporte également des engins amènera une centaine d’hommes du pays et autant de militaires qui s’ajouteront aux 25 jeunes du GSMA arrivés de Tahiti samedi après-midi avec l’avion du Pays.
Car il faut bien le dire, Tubuai a aussi besoin de bras pour assurer le nettoyage et la reconstruction, la tâche étant démesurée pour les seules habitants et fonctionnaires présents sur place.


Rendre la route praticable

L’autre priorité du retour à une vie normale, c’est la remise en état de la route qui longe le littoral sur la cote nord. Les experts de l’équipement et les représentants des entreprises de travaux publics qui sont arrivés samedi ont fait un premier état des lieux. Plus de 11 km entre l’aéroport et le village de Taahueia ont été sérieusement affectés par les effets de la houle et 4 km sont entièrement détruits, des portions de route ayant cédé la place à des trous béants.

Dans un premier temps, ce tronçon sera nettoyé du sable et des travaux de comblement seront effectués pour rendre la route praticable. Il faudra ensuite rapidement lancer les appels d’offre pour refaire entièrement cette partie du réseau routier de l’île. Mais les experts ont déjà fait savoir qu’il faudrait également replanter tout au long du bord de mer, le constat ayant été fait que les zones végétalisées avaient été protégées.

L’autre constat de la présence de végétaux sur le bord de mer, c’est que les maisons situées de l’autre côté de la route avaient été moins touchées par les effets de la houle. Ce qui permettra de revoir à la baisse les zones d’interdiction de construire prévues par le plan de prévention des risques.
Construction de fare la semaine prochaine
Reconstruire, c’est bien sûr une autre priorité, d’autant que de nombreuses familles ont vu leur maison totalement disparaître. Le Tahiti Nui 8 amènera les premiers kits de fare MTR. Dès lundi, la commission de recensement des sinistrés sera mise en place afin d’identifier précisément les familles qui ont besoin d’un nouveau toit. Edouard Fritch et Tearii Alpha ont d’ores et déjà annoncé que les procédures d’obtention des permis de construire seraient allégées et entièrement traitées sur l’île. Par ailleurs, ils ont assuré que les premières constructions pourraient commencer dès la fin de la semaine prochaine, avec de la main d’œuvre recrutée sur l’île.
Là encore, les familles sont appelées à se faire enregistrer auprès de la commune qui coordonnera l’ensemble des aides. Les services sociaux ont également dépêché des agents de Tahiti pour accompagner les sinistrés.

Bientôt de l’eau partout

La distribution d’eau potable pourrait intervenir très rapidement, le réseau n’ayant pas été affecté, même s’il faudra recouvrir certaines canalisations qui ont été mise à nue. Mais elle cette remise en eau ne pourra se faire que secteur par secteur sur la côte sinistrée puisqu’il conviendra au préalable de s’assurer que les raccordements aux maisons n’ont pas été détruits, afin de ne pas perdre la ressource dès l’ouverture des vannes. En attendant, les distributions d’eau ont pu se faire grâce aux pompiers. Des citernes seront également installées dans différents secteurs pour faire office de fontaines publiques


Les écoles rouvertes lundi

Enfin, le ministre de l’éducation a souhaité que les écoles puissent rouvrir dès lundi, voire mardi au plus tard, afin que les enfants ne soient pas livrés à eux même et aux risques d’accidents pendant que les parents s’activent à la reconstruction. Les infrastructures n’ont pas été abimées, mais le GSMA va procéder dès dimanche au nettoyage des classes. Par ailleurs, les sinistrés qui ont trouvé refuge dans les écoles seront déplacés vers des centres d’accueils paroissiaux. La réouverture du collège est également programmée pour le début de semaine, et Moana Greig est resté sur place pour s’assurer de la bonne marche des opérations.
Une nouvelle mission gouvernementale conduite par Edouard Fritch viendra s’assurer, dès vendredi, que tout est conforme aux prévisions.

 

Le billet du PKO de la Cathédrale : Vlan !

 

 

La burqa un bon alibi pour les voyous !

Ils ont mis les voiles avec l’argent. Deux hommes recouverts d'une burqa et munis d'au moins une arme de poing ont braqué La Poste d'Athis-Mons (Essonne) samedi vers 10h30, a-t-on appris de sources judiciaires.

4.500 euros de butin

Croyant être face à deux femmes, un employé a ouvert le sas de la banque. Une fois à l'intérieur, les deux hommes ont relevé le voile et ont braqué les employés et les clients, indique une source judiciaire. Comme le révèle Le Parisien, ils sont partis avec près de 4.500 euros. L'enquête a été confiée à l'antenne d'Evry de la police judiciaire de Versailles (Yvelines).

 

On a vu mieux !!!!

Samedi 6 février 2010

Opinion

La vie, les secours, le chagrin sont au rendez-vous de l'après tragédie. Aujourd'hui la Polynésie panse ses plaies. Oli n'a eu droit, en métropole, qu'à de brèves annonces. Il faut dire que ce sont les morts qui intéressent les journalistes plus que  la détresse des vivants et après Haïti, notre apocalypse à nous n'est pas à la hauteur. Alors restons unis et prouvons que ce peuple fataliste et croyant, se prend en mains en oubliant la peur et l'horreur des élément déchaînés.

La vie à Papeete reprend son rythme. Le soleil est là et nous  découvrons que c'est sans tambour ni trompette que la Secrétaire d'Etat a signé dès jeudi soir avec le président Tong Sang  le protocole d'accord portant réforme de la "dotation globale de développement économique" qui devient un partenariat avec l'Etat. Le fait nucléaire est désormais banni du vocabulaire " Je ne veux plus en entendre parler d'une rente du nucléaire" a déclaré cette petite cachottière en choeur avec Gaston Tong Sang.

Pour qui sonne le glas finalement? Pour la DGDE sous sa forme actuelle certainement. Mais d'une manière plus globale peut être aussi pour l'opulence polynésienne. Le pilon politique local, tous partis confondus, a fatigué et excédé Paris comme la techno émousse le tympan pour comprendre, pour entendre. Alors l'eau n'est pas montée jusque dans les maisons, elle est montée dans la baignoire parisienne aussi et a envahi l'entresol  doucement mais sûrement.

Dorénavant, ce seront trois dotations distinctes, qui dans la globalité, feront l'objet d'une inscription au projet de loi de Finances 2011, ce qui permettra de pérenniser l'enveloppe allouée à la Polynésie selon Marie Luce Penchard. La cotation va se composer d' une dotation de fonctionnement pour le Pays représentant 60% de l'enveloppe des 18milliards Fcfp.
La deuxième dotation concernera les investissements prioritaires du Pays. Elle fera l'objet d'une convention signée sur une durée pluriannuelle. Un comité de pilotage sera mis en place en Polynésie, entre le Pays et l'État pour arrêter la liste des opérations qui seraient financées au titre de cette dotation qui représentera 6 milliards Fcfp. Cette convention, une fois établie, fera l'objet d'une validation au niveau du ministère chargé de l'Outre-mer. Mais chouette, nous aurons droit à un dispositif d'avance sur trésorerie !
Quant au troisième volet, c'est la dotation territoriale pour l'investissement des communes, pour 6% du montant versé soit 1 milliard de Fcfp.

Bien sûr l'Etat se défend de remettre en cause l'autonomie acquise de haute lutte mais il verrouille et bouscule l'incurie de ces dernières années en disant " Il est temps que la Polynésie développe ses propres recettes" Certes ! Mais la vie est dix fois plus chère qu'en métropole, nous sommes pénalisés par l'éloignement, le coût des transports des marchandises et des billets d'avion, la France pendant un demi siècle a pris ces éléments en compte. Aujourd'hui empêtrée dans ses propres turpitudes, une crise et une politique qui précipitent les métropolitains dans les rues, le mirage rousseauiste sur la bonté de Paris à notre égard s'amenuise. Jean Jacques a tenté d'apprendre à la nature humaine que "les libertés naturelles qui n'ont de bornes que les appétits des l'individu" devaient être repoussées. En vain. Et comme dirait l'autre quand la société file un mauvais coton, il ne faut pas s'étonner que sa tunique ait des trous. "Mondo cane..."

Si la ministre de l'Outre mer a fait un sans faute, relevons que le président du Pays et ses ministres n'ont pas ménagé leur peine non plus même si la leur a été occultée par celle du ministre qui a monopolisé les médias. On ne sait pas si Gaston Tong Sang a eu la possibilité de négocier le mammouth hospitalier, les termes de la convention concernant la DGDE ou si il a dit " amen puisque dieu le veut"  etc...

Alors, vrai, Marie Luce va mériter ses galons. Elle a suivi scrupuleusement les ordres mais ne les a pas assénés avec mépris, juste avec fermeté, sur la tête de nos dirigeants devenus des "petits garçons" assagis. Concernant la gestion de Oli, rien à dire, la cellule de crise du Haut commissariat a été parfaite  dommage pourtant que Pays et Etat n'aient pas fusionné leurs compétences. Chacun pour soi et dieu pour tous ! Attendons de voir maintenant comment va fonctionner la solidarité de la "mère patrie"...mais d'ores et déja on sait que le versement de 80% de la DGDE  se fera avant la fin du mois de février. Un bon deal !

Voir  à la rubrique " allocution" les termes de la convention de la nouvelle DGDE)

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15h.00 : ça roule vite ! Et la cellule du Pays a bien travaillé pendant ces heures inquiètantes

Mise en route des procédures de recensement pour l’indemnisation


Ouvert depuis mardi dernier, le Centre opérationnel de Polynésie française installé à la présidence, a mobilisé, durant quatre jours, 24h/24, plus de 200 personnes issues des institutions et administrations du Pays. Plus de 2000 appels ont été comptabilisés.

Le centre a rempli sa mission d’informer les populations, de les assister dans les difficultés, et d’organiser les différentes opérations de secours sur les quatre archipels frappés par les événements climatiques de ces derniers jours.

Compte tenu du retour progressif à la normale de la situation climatique, le Gouvernement a pris la décision de mettre un terme aux activités du Centre opérationnel du Pays, à compter de ce jour, 12h. Néanmoins, la ligne verte 44.44.33 reste active et connectée au standard de la présidence. Le cadre de permanence demeure joignable au 79.14.09.

A compter de ce lundi, une information relative à la constitution d’une cellule de suivi sera donnée.

La semaine prochaine verra la mise en place des équipes chargées, en partenariat avec les communes, de procéder aux opérations matérielles de recensement des dégâts. Il est à nouveau demandé aux populations de se faire enregistrer auprès des mairies et de prendre toute disposition pour constituer un dossier permettant de cerner au mieux la valeur du préjudice subi. Il est de même demandé aux maires de mettre en place un registre des déclarations des sinistrés.

Ce jour, le Président de la Polynésie française a pris des arrêtés relatifs aux commissions qui seront chargées, dans chaque commune, de :
- veiller à une distribution équitable des secours d’urgence mobilisés par le Pays ;
- valider de manière transparente les recensements des dégâts ;
- faire des propositions d’indemnisation au Gouvernement.

Ces commissions seront présidées, dans toutes les communes autres que celles de Tahiti, par leurs maires respectifs. Elles seront composées de fonctionnaires du Pays et d’un expert indépendant.

Le Président du Pays et son Gouvernement ont donné des directives pour que toutes ces opérations soient effectuées dans les meilleurs délais, afin de disposer d’un chiffrage de l’ensemble des dégâts et ainsi pouvoir arrêter les mesures budgétaires qui s’imposent pour concrétiser la solidarité du Pays à l’égard des populations éprouvées.

 On espère autant de rapidité de la part de l'Etat !


14h.00
Cyclone tropical Oli – Levée des cellules de crise Pays et Etat


Les communications téléphoniques avec l’île de Tubuai sont rétablies.



Oli, désormais redevenue dépression tropicale depuis vendredi 23h45, s’éloigne des côtes de Rapa.

Les premières informations provenant de Rapa indiquent que les dégâts sont modérés. Il n’y a pas de victime ni de blessé.

Le Pays et l’Etat ont donc décidé de fermer simultanément leur cellule de crise dédiée au suivi du cyclone, aujourd’hui à midi.

Les missions conjointes de secours et d’assistance lancées depuis hier en direction notamment de Tubuai et Raivavae se poursuivent :

- 4 Casa se rendent à Tubuai et Raivavae aujourd’hui afin d’emmener des techniciens, de l’eau et du matériel pour les opérations de déblaiement et de consolidation des habitations
- Le Tahiti Nui 1 prend la mer à midi et le Tahiti Nui 8 à 17h, emmenant des hommes, dés véhicules, des vivres et du matériel de construction.



 

11h30 Message de la présidence: Evacuations sanitaires de Rapa, indépendantes des événements climatiques


Ce message est adressé aux familles des 10 personnes en provenance de Rapa, qui seront évacuées au Centre hospitalier de la Polynésie française (Mamao), aujourd’hui. Il s’agit d’évacuations sanitaires programmées, indépendantes des événements climatiques.

Ces personnes arrivent par l’avion militaire, le CASA, à 13h50, et seront transférées directement au Centre hospitalier de Mamao.

Il est demandé aux familles de se rendre directement à l’hôpital de Mamao, pour les récupérer avec leurs bagages.

Nous profitons également de ce message pour rassurer tous ceux et celles qui ont une famille à Rapa. Tout le monde va bien là-bas.

  

 

10h.00 La mouche du coche QBO se fait puriste mais le logiciel occidental ( Larousse) doit être différent du logiciel maohi!!!! On l'a constaté si souvent...En attendant, les remarques sont intéressantes et même instructives....

 

J’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt du communiqué du Tavini Huiraatira du 04 Février 2010, relatif à la rencontre de Madame la Ministre de l’Outre-Mer et du représentant/maire de Faa’a.

Pour la forme, j’ai remarqué que la "feuille de paka" n’avait pas encore remplacé "la croix" comme sigle sur le papier à entête du Tavini… ?

Sur le fond, j’ai surtout été surpris par le paragraphe où sont évoqués l’Algérie, le Général De Gaulle et le président de la République Nicolas Sarkozy, et prônant surtout l’indépendance par la citation suivante :

[…Oscar Temaru… : « Nous ne sommes pas une population. Nous sommes un peuple avec une culture, une histoire et un pays ».]



J’ai donc consulté le dictionnaire "Larousse" pour essayer de mieux comprendre le sens profond de cette "déclaration historique, voire onusienne"… !

Voici donc ci-après le résumé de mes premières recherches :

Nous ne sommes pas une population.

[*Population : (n. f.)

- Ensemble des habitants d'un pays, d'une région, d'une ville, etc…]


Nous sommes un peuple…

[*Peuple : (n. m.)

- Ensemble de personnes vivant en société sur un même territoire et unies par des liens culturels, des institutions politiques (Le peuple est, avec le territoire et l'organisation politique, l'un des trois éléments constitutifs de l'État).

- Communauté de gens unis par leur origine, leur mode de vie, leur langue ou leur culture.]


avec une culture,…

[*Culture : (n. f.)

- Ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un groupe ethnique ou une nation, une civilisation, par opposition à un autre groupe ou à une autre nation.

- Dans un groupe social, ensemble de signes caractéristiques du comportement de quelqu'un (langage, gestes, vêtements, etc.) qui le différencient de quelqu'un appartenant à une autre couche sociale que lui.]


…une histoire…

[*Histoire : (n. f.)

- Connaissance du passé de l'humanité et des sociétés humaines ; discipline qui étudie ce passé et cherche à le reconstituer.

- Mémoire que la postérité conserve des faits et des personnages du passé, sorte de jugement qui semble découler de cette sélection.

- Suite des événements, des faits réels, des états marquant l'évolution d'un groupe humain, d'un personnage, d'un aspect de l'activité humaine, etc…]



et un pays.

[*Pays : (n. m.)

- Territoire d'une nation délimité par des frontières et constituant une entité géographique.

- Région envisagée au point de vue d'une certaine identité ou communauté d'intérêts de ses habitants, etc...

- En France, entité territoriale créée pour tirer parti de cohérences géographiques, historiques, économiques ou sociales, dans le cadre de l'aménagement du territoire.

-Ensemble des habitants, des forces économiques et sociales d'une nation.]


Comme d’habitude, c’est encore une très belle et noble déclaration (de principe et/ou d’intention…) !

Mais alors, pourquoi "certains élus" des îles Marquises, et une "certaine partie" de la population des îles sous le vent, souhaiteraient devenir, chacun de son côté, une nouvelle "collectivité d’outre-mer" de la République française… ???

Parahi,

Enrique "Quito" Braun-Ortega


[*définition du Larousse]
 

9h.00 L’Avion du Pays et un avion de l’armée décollent pour Tubuai emportant techniciens et jeunes du GSMA.

 L’avion du pays, à la demande de Gaston Tong Sang s’envolera une première fois à 9h ce samedi matin pour emmener le Vice-Président Edouard Fritch accompagné d’une vingtaine de techniciens sur Tubuai.

L’avion effectuera un aller-retour et repartira à 13h30 de Papeete pour embarquer les jeunes du GSMA originaires des Australes, partant pour apporter de l’aide aux habitants.

 

 

Le Tahiti Nui VIII pour les Australes :soutes sont pleines de marchandises et matériels

                     

 

Le gouvernement a fait embarquer  à son bord plusieurs engins lourds (camions, pelleteuses, niveleuses, camions-citernes…), des matériaux de construction (agrégats, buses, citernes d’eau…) ainsi que 30 kits de Fare MTR pour assurer une première phase de reconstruction d’urgence.

L’Etat participe également à cet effort de secours en mettant à disposition 6 camions poids lourds militaires, chargés à bord du Tahiti Nui VIII.
Pour réparer les réseaux d’électricité et de télécommunications, du matériel adéquat (câbles, poteaux…) est également emporté.

Concernant les moyens humains, 150 personnes partent pour les Australes. Parmi elles, 100 agents administratifs du Pays et 30 militaires.
Pour faire face à la pénurie d’eau que connaît Tubuai, 60 000 litres, soit 40 000 bouteilles de 1,5 litre, sont expédiées.
Des matériaux de construction sont également chargés sur ce navire, ainsi que 10 voitures de l’armée.
L’arrivée est prévue pour dimanche soir.

 


 

Teura Iriti, ministre de la Solidarité n'a pas épargné sa peine non plus. Elle a mobilisé les associations et organisé une fête suivie d'une collecte de vêtements et d'argent ce marin

Une grande journée d’animation sera par ailleurs organisée à Papeete le samedi 13 février de 9h à 17h, qui sera suivie d’une soirée spectacle animée par les associations et fédérations à partir de 19h.

Pour faciliter la collecte de l’ensemble de ces dons en nature, q’ils soient vestimentaires ou alimentaires, des matériels de construction ou autres, quatre containers seront mis à disposition de la population sur le parking de la Présidence dans la Rue Dumont d’Urville. A partir de demain et cela pour une semaine.

Afin de contribuer à la réussite de cette opération, nous sollicitons la participation de toute la population.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo ATP

Vendredi 5 février 2010

(Photos Eric Bonamy)

                       

Au chevet d'un blessé à Bora                            Fare détruit pendant la nuit à Bora...

 

Ce sont les toitures qui coutent le plus cher dans un bungalow

Opinion

Nous l'avons écrit et nous le maintenons Marie Luce Penchard ministre des Dom/Tom a fait un grand schelem non dénué de courage lors de son marathon. Oli a aussi permis à la population polynésienne de découvrir le caractère bien trempé de cette femme qui n'a pas hésité en pleine tourmente à se rendre à Bora Bora pour secourir moralement par sa présence et ses promesses de solidarité de la part de l'Etat, les sinistrés de cette île : un paradis transformé en enfer, sans doute moins que Tubuai et Rurutu aux Australes. La ministre de l'Outre mer décolle d'ailleurs à II h ce matin malgré le maintien de l'alerte rouge sur Tubuai, Raivavae, Rapa,

Devant la détresse des uns et des autres( un mort à Tubuai, un blessé grave à Bora Bora et six blessés légers, 4813 personnes évacuées et hébergées et 374 ayant perdu leur fare), de ceux qui ont été touchés dans leurs biens et parfois dans leur chair la compassion s'impose. Comme elle s'est imposée devant le drame titanesque de Haïti et finalement parce que nous savons que nous avons encore une fois été en partie épargnés. Mais la volonté politique ne fait pas tout tant il est vrai qu'elle doit prendre en compte l'état et la mentalité de la société polynésienne. Reste tout de même que les mécanismes de prévention fort heureusement ont été suivis d'effet sauf pour quelques irréductibles  craignant peut être davantage que le cyclone de se faire voler leur bien

Le soleil brille à nouveau sur Tahiti. Ce n'est pas pour rien que les Egyptiens et d'autres en avaient fait un dieu. Il aide à retrouver le moral et le courage pour les sinistrés. Et peu à peu l'espoir revient. Certains regrettent même que le GIP ait été dissous. Un habitant de la Fataua nous a dit " si ces hommes en rouge étaient encore là, ils nous aideraient à déblayer et à reconstruire, pour le moment, on se débrouille".

En attendant Oscar Temaru lui, reste les pieds droits dans ses bottes. voici ce qu'il dit de sa rencontre avec Marie Luce Penchard  qui était accompagnée du haut commissaire M. Adolphe Colrat, du sénateur Éric Doligé et du député Philippe Gosselin. Le président Temaru lui a présenté les représentants Tony Géros et Hiro Tafaarere, le sénateur Richard Tuheiava et son directeur de cabinet à la mairie Jean Paul Barral.

Mme Penchard a rappelé les positions du gouvernement central sur 3 points essentiels: la réforme du mode de scrutin, l’aéroport et enfin la fameuse ligne rouge du Président de la République. Il ressort des propos d’Oscar Temaru que la Polynésie telle qu’il l’aime et la respecte a elle aussi ses lignes rouges. Et quand Oscar a une idée dans la tête il l'a martèle à l'infini. Il n'a plus le nucléaire, il a le judiciaire. L'un remplace l'autre.

. « L’État ne peut pas laisser à la tête du pays des personnes qui normalement seront condamnées si la justice fait son travail jusqu’au bout ».

La ministre a rassuré le représentant maire, affirmant que le président Sarkozy laissera la justice conduire les procédures jusqu’à leur terme.

Autre ligne rouge pour M. Temaru, le choix d ‘Égis est « un contresens ». Rappelant que la Polynésie est dotée d’une autonomie élargie, tous les leviers du développement doivent lui revenir.

Enfin, sur les déclarations du Président Sarkozy, Oscar Temaru s’est contenté d’une petite leçon d’Histoire. En revenant d’Alger, le général De Gaule avait affirmé que l’Algérie resterait française, quelques années plus tard ce pays devenait indépendant. « Nous ne sommes pas une population. Nous sommes un peuple avec une culture, une histoire et un pays ».

L’élection du président de la Polynésie au suffrage universel a également fait l’objet d’un échange de points de vue : élément de stabilité pour Oscar Temaru, exclusivité de la Présidence de la République a rappelé Mme Penchard. M. Temaru a remis à Mme Penchard un document sur les propositions de l’UDSP pour la réforme du mode de scrutin.


À l’issue d’un entretien de près de 2 heures, sur des points aussi essentiels et fondamentaux que l’aéroport, le droit à l’auto détermination, l’honnêteté des élus et plus particulièrement des dirigeants, Oscar Temaru s’est montré courtois mais ferme : pour lui, aucune alternative. "



 

17h.00 Selon certaines informations non confirmées, il semble que l'on ne sache pas si Marie Luce Penchard dont on ne connait pas l'heure du retour de Tubuai pourra partir ce soir pour Paris. Il se pourrait qu'elle retarde son départ à demain.

 

Mise en place des comités de recensement des sinistres

Le gouvernement a pris les arrêtés de catastrophe naturelle pour les archipels des Iles du Vent, des Iles Sous le Vent, des Tuamotu et des Australes. Ces arrêtés permettent l’ouverture des procédures de recensement des dommages, préalables à toute indemnisation pour les personnes victimes des phénomènes météorologiques qui ont affecté la Polynésie française ces derniers jours.

Ces indemnisations viseront prioritairement à redonner un toit décent aux personnes sinistrées dans leur habitation principale.

La première étape de l’indemnisation passe par l’organisation des opérations de recensement. Des équipes de recensement rassemblant les services du Pays ont définies et été mises en place pour chaque commune. Elles seront chargées, dans un premier temps, de recueillir toutes les informations sur l’identité des sinistrés auprès des maires. Ces derniers ont la charge d’ouvrir un registre de déclaration dans les mairies afin que les sinistrés puissent se faire identifier et décrire les dommages constatés (au besoin en fournissant des photos ou des documents).

Les équipes de recensement passeront ensuite constater sur le terrain l’ampleur du sinistre afin de l’évaluer.

Les informations recueillies sur le terrain seront ensuite transmises à une commission de validation, à laquelle participera un expert indépendant, qui arrêtera le montant des indemnisations pour chaque sinistré.

Ces aides accordées par le Pays seront complétées par celles pouvant provenir de l’Etat au titre d’un fonds de secours dont il dispose. Bien évidemment, la commission de recensement transmettra toutes les informations utiles aux services de l’Etat, et réciproquement, afin qu’il puisse traiter les dossiers qui ne font pas l’objet d’une indemnisation de la Polynésie française.

Les sinistrés qui ne l’auraient pas encore fait sont une fois de plus invités à se faire connaître rapidement auprès de leur mairie.



14h.30 Marie Luce Penchard reprend l'avion pour Paris ce soir. Elle a pu se rendre aux Australes avec la délégation ministérielle et présidentielle locale afin de constater les ravages de Oli. Un dernier point presse à I7h.30 et elle pourra souffler un peu dans l'avion qui la ramène vers la rue Oudinot après un sans faute polynésien. Elle expliquera ce soir la manière dont l'Etat compte intervenir pour aider les familles sinistrées et elle a bien raison comme d'ailleurs le vice président de souligner que ces fare en pinex et tôles, bien souvent construits au bord des rivières et des lagons, sont emportés comme des fétus de paille en cas de dépressions ou cyclones. Il faudra pourtant que ces Polynésiens évoluent si ils veulent être aidés dans un avenir plus lointain lors de catastrophes naturelles.

 

Le Pays mobilise ses moyens pour intervenir aux Australes

Au sortir d’un Conseil des ministres extraordinaire qui a constaté l’état de calamité naturelle des sinistres occasionnés par le cyclone OLI aux Iles Australes les 04 et 05 février 2010, le Président de la Polynésie française, Gaston TONG SANG, a tenu, ce matin, un point presse sur la situation de l’archipel entouré du Vice-Président et des Ministres.

Le Président du Pays a annoncé le déclenchement de l’avion du Pays en direction de l’archipel, pour un premier état des lieux des dégâts, d’abord à Rurutu puis à Tubuai. L’avion a quitté Tahiti à midi aujourd’hui, après avoir eu confirmation de l’état intact de la piste de Tubuai. La piste est actuellement opérationnelle, à l’exception du balisage.

Le Président a également tenu à rendre hommage à la Ministre chargée de l’Outre-mer, qui a reporté son retour en métropole à demain, pour sa présence auprès des Polynésiens. Elle est également du déplacement pour les Australes.

Les moyens d’intervention mobilisés

Pour venir en aide rapidement aux habitants des Australes, le Pays a mobilisé ses moyens d’intervention. Cette organisation se met en place de façon coordonnée, rapide et efficace.

Deux bateaux du Pays partiront demain, directement sur Tubuai :
- le Tahiti Nui I avec à son bord 190 agents d’intervention, issus notamment de la direction de l’équipement, du service d’assistance et de sécurité, de la direction des affaires sociales et du Fonds de développement des archipels ; ainsi que des vivres de première nécessité ;
- le Tahiti Nui VIII avec à son bord du fret uniquement comprenant du matériel lourd d’intervention.

En renfort, une équipe médicale d’urgence a également été mise en alerte. Elle est composée d’une dizaine de médecins, de cadres du SAMU et d’infirmiers du centre hospitalier de Polynésie française, ainsi que de trois médecins et infirmiers de la direction de la santé.

Elan de solidarité pour les Australes

Un mouvement de solidarité envers les Australes se met actuellement en place. A cet effet, une journée du socle associatif, intitulée « AROHA IA TUHAA PAE – SOLIDARITE POUR LES AUSTRALES », sera organisée rapidement par le Pays.

Pendant cet événement, seront coordonnées toutes les aides humaines et matérielles qui seront envoyées dans l’archipel sinistré.

L’association qui coordonnera ces moyens, sous l’égide du Pays, est présentée, cet après midi à 16h, au fare potee de la Vice-présidence.
Dernières informations sur la situation de Tubuai

Nos dernières informations indiquent que les habitations de la bordure et sur 200 mètres vers l’intérieur ont été ravagées par la houle et le vent. Plus de 50% des habitations de l’île sont endommagées. Ces dégâts très importants nécessitent de forts besoins en matériaux.

Le quai et la piste aéroportuaire sont intacts. La route a notamment été encombrée par des blocs coralliens projetés par la houle. Ce qui témoigne de sa violence.

Le réseau d’eau potable est hors-service. La priorité tient donc à expédier en urgence des stocks d’eau ainsi que du matériel nécessaire pour rétablir les réseaux d’eau potable.

Au niveau des victimes, aucun mort supplémentaire (outre celui annoncé hier) n’a été relevé, même si les personnes évacuées dans les abris de secours se comptent par centaines.

Nous attendons les informations qui nous reviendront de la délégation présidentielle partie aujourd’hui, tout en maintenant le contact avec notre référent de la direction de l’équipement présent sur place, qui nous fait un point régulier des besoins de l’île.


Pour rappel, les numéros utiles :
- Numéro vert COP du Pays : 44.44.33
- Cellule équipement : 46.83.06 / 46.83.07 / 46.83.08 / 46.83.09
- Fax : 42.11.91
- Numéro satellite : 00 870 761 947 111
- Mails : cellulecrise@presidence.pf – cellule.crise1@equipement.gov.pf – cellule.crise2@equipement.gov.pf
 

Relevé au JOPF (Journal officiel de la Polynésie française)


Par arrêté n° 77 CM du 21 janvier 2010.—

La Polynésie française est autorisée à acquérir la parcelle de terre
cadastrée section A M n° 256 d'une superficie de 8 283 mètres
carrés, et les constructions y édifiées, sises à Tahiti,
commune de Paea, appartenant à M. Phinéas Bambridge.
Cette acquisition est destinée à la constitution d'une
réserve foncière.
Le montant de l'acquisition est fixé à deux cent deux
millions sept cent quatre-vingt-douze mille francs CFP
(202 792 000 F CFP) répartis comme suit :
- terrain : 198 792 000 F CFP ;
- constructions : 4 000 000 F CFP.
La dépense afférente à cette acquisition, les frais
d'expertise et les frais de l'acte notarié, et autres frais, sont
imputés au budget de la Polynésie française chapitre 916, AP
4-2007, AE 107-2007, articles 211 pour le terrain et 213 pour
la construction.
L'acte est exonéré des frais d'enregistrement et de
transcription.

 

14h.00 Teura Iriti, ministre de la solidarité et de la famille, en charge de la réforme de la protection sociale généralisée et des personnes vulnérables, se déplacera cet après-midi à 14 sur le site de Hitimahana dans la commune de Mahina, afin de constater, avec les agents de la Direction des Affaires Sociales et de l’OPH des dégâts suite au cyclone Oli.


 

11h.30 Le gouvernement au FDA vérifie les stocks de bois

 

11h.00 : Départ de la délégation ministérielle sur Tubuai compromis.

Plus aucune communication sur Tubuai totalement isolé en alerte rouge. Rurutu est moins mal loti bien qu'endommagé mais la piste serait encore praticable. Or, l'avion devant transporter la délégation et Marie Luce Penchard ne pourra décoller, que si l'atterrissage dans de bonnes conditions est assuré. A l'heure qu'il est, personne n'en sait rien...

Gaston Tong Sang a assuré lors de son point presse il y a quelques minutes que 200 kits de fare seraient immédiatement disponibles. Pratiquement la totalité  des familles ayant perdu leur "habitation".

Rectification : il n'y en aurait que 140 !

Le président et le vice président

                  

Cellule de crise du Pays                                                                  Point presse ce matin.

 

10h.00 Un journaliste de radio vient de nous faire parvenir ce commentaire peu élogieux sur l'agence Air Tahiti Nui. Si nous publions ce commentaire très critique, c'est pour inciter ATN a améliorer sa vitrine.

Étant à Paris, pour diverses raisons, depuis le 23 janvier, jusqu'à fin février, j'en ai profité pour visiter l'agence Air Tahit Nui au 28 blvd Saint Germain.
 
Christine, c'est de la merde, le désert ! J'y ai trouvé un mec et deux nanas des plus quelconques qui te regardent arriver comme un emmerdeur, aucune politesse, aucun peps, fagotés, chiffonnées plutôt, comme des infirmières en fin de service de nuit.
Des prospectus mal mis en valeur dans des présentoirs médiocres, même pas une projection animée sur grand écran video,  vue de l'extérieur, l'agence fait immédiatement penser à la devanture d'une épicerie de banlieue, en faillite.
En tous les cas, pas du tout la devanture d'une compagnie aérienne et surtout pas celle d'une compagnie censée transporter le voyageur vers un pays supposé être le dernier paradis sur terre.
Une devanture qui est à 100 000 bornes de l'incitation au voyage vers le dernier paradis terrestre.
Quand je pense aux milliards de nos impôts, les tiens et les miens, qui sont investis dans cette compagnie, j'ai envie de (...).
Remarque, lorsque l'on a entendu Christian Vernaudon déclarer, sur Tntv et Rfo-tahiti, qu'il était très fier d'avoir réussi à louer le cinquième airbus pour des charters entre Amsterdam et le Surinam ainsi qu'entre Londres et les Malouines, plus rien ne m'étonne. 
Nous avons donc claqué 15 à 20 milliards de nos impôts pour des vols charters entre la Hollande et le Surinam et de Londres vers l"Atlantique sud, surtout pas entre Amsterdam ou Londres et notre dernier paradis terrestre ?
Pourquoi donc ATN et son PDG n'organisent-ils pas des charters entre l'Argentine, le Brésil, le Vénézuela et le  Chili et notre dernier paradis terrestre mis à mal par OLI ?
Par expérience je sais qu'il y a dans ces pays des classes riche et moyenne suffisamment nombreuses et friquées pour s'intéresser à des offres de voyages soigneusement conçues. Tu peux me croire ! (Q)

 

Jeudi 4 février 2010

 

L'alerte orange est levée sur les Tuamotu néanmoins une bande périphérique nuageuse associée au cyclone tropical Oli apporte des grains et averses et des rafales allant jusqu'à 90 Km/H. Si Oli a eu la bonne idée de se dérouter à 300 kms de Tahiti, les Australes aujourd'hui devraient lui payer un lourd tribut. Le haut commissariat a lancé sur cet archipel une " alerte rouge". En conséquence la population est invitée à rester calfeutrée dans les abris et habitations.

La cellule du haut commissariat a levé l'alerte rouge  sur les ISLV et les IDV. Levée de l'interdiction de circuler à Tahiti, Moorea, Maiao mais la circulation maritime compte tenu de la houle reste interdite.

Mme Marie-Luce Penchard, Ministre chargée de l'Outre-mer se rendra sur la côte Ouest notamment dans la commune de Paea pour constater les dégâts et rencontrer les sinistrés.

Départ à 10h30 de la résidence du Haut-Commissaire,

12h.00 Nous apprenons à l'instant que Marie Luce Penchard a décidé de faire jouer en faveur des sinistrés le Fonds de secours national et qu'elle ne partira pas ce soir comme prévu tant qu'Oli perturbera gravement les archipels polynésiens. Les Australes ne sont pas à la fête...

15h.00 Air Tahiti Nui reprend ses vols

À l'instar de Air Tahiti qui dessert les îles de Polynésie française, la compagnie internationale Air Tahiti Nui confirme elle aussi qu'elle opère normalement tous ses vols. Tous les passagers sont invités à se présenter au comptoir d’enregistrement de l’aéroport de Tahiti Faa’a, comme prévu 3h à l’avance. Pour toute information complémentaire, contacter le 46 03 03.
Arrivées à Papeete : -L’arrivée du vol TN101, Los Angeles- Papeete, initialement prévu ce matin à 06h30, est retardée à 21h30 ce soir.
-L’arrivée du vol TN07 Los Angeles-Papeete (en provenance de Paris) est prévue pour 23h00.
-L’arrivée du vol TN102 Auckland-Papeete est prévue pour 21h00.
Départs de Papeete :
-Le vol TN8 Papeete- Los Angeles- Paris partira à 23h30.
-Le vol TN 102 Papeete- Los Angeles partira à 22h00.

 

17h.00 Un thonier en panne en plein cyclone

Un thonier de 15 mètres - le Ariimoana - et ses 4 hommes d'équipage sont actuellement dans l'œil du cyclone, au sud-ouest de Tahiti. Alerté à 8h45, jeudi matin, le MRCC (centre de sauvetage des vies humaines en mer) reste en contact avec le navire. Grâce à un mécanicien et ses conseils radio, l'équipage tente de réparer la panne qui a finalement été identifiée. La météo actuelle empêche toute mission de secours. Un thonier de la SEM Tahiti Nui Rava'i et un équipage se tiennent prêts à intervenir dès que le MRCC en donnera l'autorisation. Pour le moment, les quatre marins tiennent le coup selon le MRCC qui garde contact et continue de le surveiller.(ATP)

 

Pauvres Australes !

Cyclone Oli : Des vents de 200 Km/h  aux Australes et des vagues de 9 m. de haut !!!!

Oli continue de se renforcer.
Avec une pression évaluée actuellement à 925 hPa, elle engendre en son centre des vents moyens de 175 km/h avec des rafales supérieures à 200km/h, indique jeudi à 14h un communiqué du haut-commissariat de la République en Polynésie française.
Sa vitesse moyenne de déplacement est de 20 km/h en direction du Sud-Est. D’après la dernière prévision de Météo France (9h00), Oli passerait au plus près de Rurutu jeudi à 20h, engendrant des vents moyens de 130 km/h, avec des rafales à 200km/h.
Oli passerait sur Tubuai vers 2h dans la nuit de jeudi à vendredi, engendrant des vents moyens de 185 km/h avec des rafales à 260 km/h.
Les effets de la houle cyclonique se font déjà sentir. Un phénomène de marée de tempête se produirait, avec une hausse du niveau de la mer de l’ordre d’1m50. En haute mer, les vagues atteindraient une hauteur de 9m. Tubuai et Rurutu sont peuplées chacune de 2000 habitants environ.
Mesures de précaution mises en place en amont de l’arrivée du cyclone
 

Liaisons téléphoniques avec les Australes interrompues progressivement

lLe gouvernement de la Polynésie française et l’Office des Postes et Télécommunications informent les autorités communales et les populations des îles de l’archipel des Australes de l’obligation où ils se trouvent de mettre les équipements de réception des signaux téléphoniques en position de survie pendant toute la période de manifestation du passage du cyclone OLI. En conséquence, les liaisons téléphoniques avec cet archipel sont interrompues progressivement depuis 12H30, et seront rétablies dès que les conditions climatiques le permettront.

 

A Paea ce matin

Commentaire : Tahiti est tout de même encore bénie des dieux quand on constate que même Oli a préféré  se cantonner à 300 Kms de notre île. Elle manifeste cependant ses regrets par de grandes  rafales coléreuses de vent, de grains rageurs,par une mer démontée et par une croisade de nuisances graves dans certains quartiers dont les habitants n'ont plus de toits, toujours les plus défavorisés.

Marie Luce Penchard a "mouillé sa chemise" et n'a pas failli à son rôle ces derniers jours. Décidément cette femme qui ne nous avait pas inspiré lors de sa nomination, aura parcouru un sans faute en Polynésie française alors même que le Pays était confronté à des éléments naturels déchaînés et des flots de revendications de la société civile et politique. Certes, elle a fait son "job" sans annoncer de grandes choses, ni  tenu des promesses aguichantes que la goule de l'impuissance politique aurait oublié mais elle a tenu la barque d'une main ferme sur la réforme de la loi électorale notamment, sur l'impossibilité d'augmenter la DGDE, mais en payant rubis sur l'ongle une partie de la dette de l'Etat qui  y ajoute quelques milliards. Disons pour simplifier qu'elle n'est pas une frimeuse ni une adepte de la langue de bois mais elle est très politique et l'a prouvé en se rendant, elle, ministre d'Etat à la rencontre d'un ex président boudeur mais indépendantiste. C'est le sentiment que nous retirons de ces quelques jours que nous aurons l'occasion de commenter plus en détail dès le calme revenu.

Le président du Pays, lui, a expliqué ce matin que pour éviter toute accusation politique concernant la réparation de "fare endommagés par les intempéries , seuls des experts auprès des tribunaux  jugeront des travaux à faire faire. Relevons aussi que 200 habitations ont été touchées notamment celles en bord de mer et de rivières et 4000 personnes ont été déplacées en Polynésie.

Le Président a annoncé se rendre sur le terrain afin de constater les dégâts du passage de OLI, dans la commune de Paea, à 10h30 aujourd’hui, en compagnie de la Ministre chargée de l’Outre-mer, Marie Luce Penchard. Sous réserve d’une réouverture des lignes aériennes,Gaston Tong sang a prévu de se rendre cet après-midi à Bora Bora  et demain matin dans l’archipel des Australes. Marie Luce Penchard l'accompagnera à Bora afin de prendre la mesure des dégâts et rencontrer les habitants sinistrés.

De nombreuses familles n'ont plus rien à part la vie quand même.

Relevons également que la prévention concernant Oli a été faite d'une manière exemplaire. La population s'était bien préparée. La communication du haut commissariat et la cellule du Pays tournaient au même rythme que Oli. Quant à RFO, on peut également  féliciter  les journalistes pour avoir toute la nuit donner des bulletins sur l'état des lieux et des sinistres provoqués par un ciel en folie, une mer démontée et des rivières dévergondées. Chapeau !
 

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Le père Christophe a laissé la cathédrale ouverte ( par le presbytère) pour que les SDF se mettent à l'abri. Heureusement que quelqu'un pense à eux !

 


 


C'est qu'elle n'est pas mal du tout Marie Luce, couleur locale ! Mais avec des vents à plus de I00 Km/h, elle devra se cramponner à son chapeau....
 

Mercredi 3 février 2010

Opinion

Le cyclone Penchard tient tête au cyclone Oli ! Pas d'annulation de programme. La ministre et une suite de personnalités dociles se rendent à Vairao visiter le pôle aquacole, les installations perlicoles, le laboratoire d'études et de surveillance etc... Déjeuner à l'Ifremer, retour à Papeete puis décollage pour Faa'a où l'attend de pied ferme le maire Oscar Temaru et son conseil municipal . Inutile qu'elle mette sa ceinture de sécurité, Oscar sait bien user de son charme quand il le faut, tout comme de son urbanité. Il lui dira ce que nous savons depuis toujours, qu'il est important de réformer très vite la loi électorale, (tous d'accord),de bloquer le nomadisme des élus et surtout réfutera la ligne rouge que ne veut pas franchir le président de la République en permettant aux peuples d'outre mer de s'autodéterminer.

Les syndicats sont satisfaits, Christophe Plée ( CGPME) devait faire le ménage quand Yves Jego, ex ministre  des DOM/TOM, vieille histoire, a déclaré : "Vous avez voulu l'autonomie alors assumez là". Hé, Christophe, "wake up", le message est passé depuis un moment déja.  Ce doit être la magie du regard de Marie Luce Penchard qui le plonge dans l'extase de la découverte.Le même message que nous martèle aussi le président de la République, les hauts responsables de l'armée etc...

 Dans ces conditions. Imaginez  un instant que nous soyons indépendants. Il faudrait se tourner vers la Chine pour subvenir à nos besoins primaires. Et là, pas de cadeau, ce serait du donnant, donnant.  Depuis  que le gouvernement  fait des clins d'oeil au milliard de Chinois pour les attirer, on ne voit pas débarquer chez nous les riches Chinois de Shanghai ou de Bedjin. Bref, à ce fatras idéologique qui dure depuis un demi siècle, la majorité des Polynésiens répond toujours  que la Polynésie est française et entend bien le rester.

Ce que l'on peut dire à l'heure d' aujourd'hui, c'est que Marie Luce Penchard a fait jusqu'ici un parcours sans faute. Elle a fait passer sans heurter les plus farouches des valeurs fortes qui n'apparaissent plus comme des trucs frelatés ou entendus bien qu'ils le soient. Magie de la féminité sans doute. Observer, écouter, commenter, analyser, critiquer mais sans agressivité. Elle connait bien les gens des îles, elle fait partie de la confrérie. On verra ce qui sortira du beau chapeau qu'elle arbore avec le sourire. En attendant voici  quelques photos de son parcours :

Inauguration des " Jardins de Paofai" encore sous le soleil...

 

On reconnait Dominique Morvan souriante et M. Palatz serrant la main du ministre

Ci-dessous avec Richard Bailey, l'un des plus importants investisseurs du territoire, pour ne pas dire le plus important.

Lors du déjeuner offert par le maire de Papeete. Tiens, tiens le HC a l'air moins coincé....

"je choisis celui-là !"

 

Bruno Sandras conforté sans doute par la visite de Marie Luce Penchard  dans sa commune pour une opération financée par l'État ( route de désenclavement) se sent pousser des ailes et lance une nouvelle invitation, un nouveau rendez-vous, aux  responsables politiques pour le rejoindre au CESC  demain mercredi à I5h30. Thème : debriefing (sic!)concernant les discussions sur la modification du mode de scrutin. Il a déja reçu une fin de non recevoir vendredi dernier et ma foi, pas rancunier il tend l'autre joue. On verra s'il reçoit la même rebuffade.

 

Fataua Val...sans la pluie !

 

En avant pour l'Energie thermique des mers

 

 

10h.00 La direction de la communication de la vice présidence fait état de dégâts à Manihi


A la demande du maire de Manihi, Mme Maiarii Tehihira, le vice-président Edouard Fritch a délégué sur place un de ses collaborateurs, Clément Faarii, pour faire un état de la situation à la suite de la forte houle et des précipitations qui affectent l’archipel depuis lundi.

Des dégâts matériels sont d’ores et déjà à déplorer dans plusieurs fermes perlières. Des pontons et des fare greffe ont été détruits partiellement ou en totalité.

Par ailleurs, l’école primaire et le G.O.D ont été fermés par mesure de précaution. Seuls les élèves internes originaires de Ahe, Takapoto et Takaroa sont toujours accueillis.

Les habitants réfugiés au village

Le maire a effectué cet après-midi encore une tournée des habitations et des fermes perlières afin d’alerter sur les conditions météorologiques qui risquent de s’aggraver dans les prochaines heures. Plusieurs familles ont quitté leur habitation au district pour s’abriter au village.

La commune a ainsi transformé la salle du conseil municipal en dortoir pour ceux qui ne peuvent pas être accueillis dans leur famille au village et un service de restauration a été mis en place.

Aux conditions météorologiques très difficiles, il faut ajouter que la mairie ne dispose d’une réserve de carburant pour le fonctionnement du groupe électrogène que pour les prochaines 72 heures. En effet, la goélette Maris-Stella a du faire demi-tour en raison de la houle et n’a pu débarquer les 18.000 litres de fuel commandés par la mairie.

D’autre part, les communications téléphoniques vers l’extérieur se sont dégradées, le réseau Vini étant notamment saturé.

Un déplacement était prévu ce mercredi sur Ahe afin de prendre connaissance de la situation sur place, mais il ne devrait pas être possible en raison de l’aggravation de la situation météorologique.."


 

Mardi 2 février 2010

Opinion

Quand la Polynésie fait son ménage, qui tient le balai ? L'Etat voyons. On dépoussière avec une aussi grande certitude aujourd'hui qu'hier sur une future loi électorale devant apporter la stabilité politique au pays. Un consensus de satisfaction à l'image de celle manifestée  hier par les élus locaux, les parlementaires et le ministre des Tom/Dom de l'époque pour la loi Estrosi. Souvenez vous des cocoricos, des beaux discours, des interviews télévisés des parlementaires parisiens UMP se félicitant à qui mieux mieux de ce sauvetage acrobatique de la Polynésie par le ministre en question surnommé " "Beau sourire". Or le nomadisme qui a suivi a battu tous les records ! Aujourd'hui devant Marie Luce Penchard, les politiques du Pays ont peut être  fait semblant de renier leurs incuries sans vraiment renier leurs convictions. C'est la flagellation quotidienne par la population qui leur force la main.

Comme il est amusant d'entendre Jean Christophe Bouissou évoquer "la transparence" dans les élections. " Lorsque les listes se présentent, il faut absolument, si on conserve les circonscriptions, que les électeurs aient une visibilité sur tous les représentants d'une liste. Parce qu' aujourd'hui, on peut élire des représentants aux Australes mais sans savoir avec qui ils vont travailler, notamment les représentants des îles du Vent ou autre." Chapeau l'artiste !

Il parle d'expérience et aurait du nous dire avec qui il travaillerait lorsqu'il était au Ai'a Api avec Emile Vernaudon, puis quand il a basculé sur le Tahoeraa avec Gaston Flosse, suivi d'une autre cabriole vers le To Tatou Ai'a de Tong Sang,  pour atterrir enfin  sur les genoux d'Oscar Temaru après avoir maudit le Tahoeraa pour son rapprochement avec l'UPLD en 2007... En vérité le dicton populaire  est toujours d'une grande actualité " fait ce que je dis, mais pas ce que je fais".

Jean Christophe n'est pas le seul dans ce cas, ils ont été nombreux à se faire élire sur une liste qui leur donnait toutes les chances de se maintenir dans le peloton de tête comme Armelle Merceron qui a sauté le pas avec arrogance quelques jours seulement après son élection, Bruno Sandras , Michel Buillard idem, élus "orange +" pour de longues années? Ils n'ont pas fait voeu de mariage indissoluble avec ceux qui les ont élus. Est ce concevable ? Certains juristes ne le croient pas.

 Alors aujourd'hui, demander au ministre de l'Outre mer d'inscrire dans la loi l'obligation pour tel ou tel ,de travailler avec un parti, ou un groupe, c'est à dire les lier pour cinq ans à un homme ou une majorité, n'est pas très réaliste ou même constitutionnel. Ce serait pourtant super et drôlement rigolo si cela pouvait se faire !

Le grand gagnant encore et toujours au niveau de son ego, c'est Oscar Temaru. Non seulement il est le seul élu à avoir boudé les réunions, mais c'est le ministre qui se déplace dans son fief et va à sa rencontre. Le boa et le petit lapin blanc qui n'ira pas mouiller ses papattes dans les bidonvilles boueux de Faa'a. Ou les recoins où se vendent paka, crack etc...De la misère. Dommage.

Cela dit, on se gardera de voir un tournant en épingle à cheveux. Oscar Temaru a toujours été le champion pour mettre à ses pieds les ministres de la République lorsqu'ils sont en visite. Il s'est même payé le luxe il y a quelques années lorsqu'il était à Paris de refuser l'invitation du président Chirac malgré un tapis rouge déroulé sous ses pieds mais qu'il voyait orange.!

Bref, les missions, les palabres, tout ce qui a été dit à Papeete et sera redit à Paris, vont se succéder dès le mois de mars. Missions locales et parisiennes. De Paris à Papeete et de Papeete à Paris aux frais des contribuables. Il faut bien entendre et re-entendre tout ce beau monde en bonne stratégie politique, afin qu'en finalité, comme pour la loi Maurin,  ce virtuose de Nicolas Sarkozy ne décide de quoi sera faite sa réforme électorale. Et ma foi, c'est pas plus mal !

 

Réunion sur le projet de loi électorale

 

Attendez, j'ai un SMS du président...

 

16h.00 : Après sa visite du marché de Papeete et l'inauguration des jardins de Paofai, Marie Luce Penchard est presque enthousiaste sur ce message de confiance qu'apporte ses deux réalisations. L'une du maire de Papeete, l'autre du gouvernement. Elle n'a pas hésité à dire aux Polynésiens par rapport à l'instabilité qui sévit telle une maladie politiquement transmissible depuis 2004 :

  " Ayez confiance, on peut arriver à rétablir cette stabilité dont la Polynésie, parce que lorsque vos élus se mettent au travail et assument leurs responsabilités, on peut faire des équipements au service des polynésiens. »  .

 

Les patrons, eux, souhaitent des élections en urgence, une fois votée la nouvelle loi électorale et son verrouillage. Souhaitons que les espérances ne soient pas déçues

  

15h.00 Interrogé sur radio Tefana, Claude Marere, le directeur de la communication du tavini a déclaré avec bon sens en évoquant l'impôt sur le revenu :

« (...) Je voudrai quand même dire que la CST, c’est une forme d’impôt sur le revenu. Il est très faible, mais on peut s’en inspirer. Mais sinon, on peut créer carrément un vrai impôt sur le revenu, ce qui demande quand même une bureaucratie coûteuse. Donc le mieux c’est quand même de s’en passer. Effectivement, il faut trouver d’autres sources que les taxes indirectes, il faut trouver des taxes directes. Il n’y a pas de discours là-dessus. »

12h00 Communication du Haut commissariat :

Mme Marie-Luce Penchard, Ministre chargée de l'Outre-Mer visitera le quartier de Fautaua Val, ce jour à 14h à Pirae (près du stade Pater) - Politique de logement social -

Elle va toucher du doigt dans ce quartier plutôt défavorisé l'urgence de la construction de logements et la détresse de certaines familles. Comme en métropole. Le froid en moins, la boue en plus.

 

Le site " Tahiti referendum" s'est lancé dans un sondage sur la légalisation du paka

Résultats du sondage :

Pour ou contre la légalisation et la règlementation du pakalolo
du 27 janvier au 2 février 2010. Sur 296 participants

- 52% ont voté "pour"
- 38% ont voté "contre"
- 8% ont voté "j'hésite, il faut un débat"

Or on ne peut pas dire que ce sont les quelques 300 planteurs de paka ou revendeurs qui surfent sur internet et qui ont répondu à cette question ! . D'où un résultat assez stupéfiant quand même.

 

10h.30 :Pour le Tavini, remplir les caisses du territoire passe par l'impôt sur le revenu. Un dada qui ferait fuir les quelques grosses entreprises qui tiennent encore le coup et payent de multiples impôts. Les frais seraient plus importants que les gains !

"L’impôt sur le revenu qui pourrait être la seule bonne nouvelle pour la population, reste à trouver un parti politique qui portera cette réforme qui pourrait avoir des allures de révolution. Car la Polynésie est, au sein de la République française, la seule collectivité qui apparaît encore comme un paradis fiscal puisque n’imposant pas les personnes en fonction de leur revenu. Avec le système d’imposition indirecte, tout le monde paye la même quote-part en fonction des produits qui sont achetés et taxés à l’importation, et cela pénalise bien évidemment les ménages les plus modestes au bénéfice de ceux qui mènent et qui bénéficient de revenus les plus conséquents. "

 

Les idées du ministre  pour relancer le tourisme :  célébrations religieuses pour les jeunes mariés nippons sur une île en forme de coeur, Tupai. Et un peu plus loin un casino pour touristes uniquement.

Fichtre quelle imagination !. Les tours operators de Los Angeles sont déja au garde à vous  !

 

10h.00« Soutien confirmé de l’Etat dans le cadre de la défiscalisation
du projet de câble sous-marin »

 



Lors de la réunion de travail sur les Etats Généraux de la Polynésie française, la Ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard marquant son appui au projet de câble sous-marin, a confirmé que ce projet bénéficierait de la défiscalisation nationale.

Le Ministre de la reconversion économique en charge de l’économie numérique, Teva Rohfritsch, se félicite du soutien de l’Etat, confirmant ainsi que les discussions entamées, lors de sa mission à Paris en janvier dernier, avec la Ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, la Secrétaire d’Etat chargée du développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, et le Ministre du Budget, Eric Woerth ont porté leurs fruits. Et que le nouveau climat de confiance établi entre les responsables de l’Etat et ceux du Pays augurent de discussions constructives en perspective de partenariats sur les dossiers relatifs au développement de l’économie numérique.

La prochaine étape du projet de câble est la bonne fin des démarches administratives auprès des autorités américaines pour l’obtention des autorisations définitives.



 

9h.00 Quito Braun Ortega : la mouche du coche !

« Le directeur de la communication du Tavini Claude Marere précise dans une lettre adressée aux quotidiens, qu'Oscar Temaru n'a jamais tenu dans l'hémicycle les propos qu'on lui prête sur la légalisation du pakalolo. Ce qui est exact. Toutefois,  était ce une boutade, il avait le soir même déclaré sur Télé Polynésie " On pourrait le légaliser uniquement pour les étrangers". Il n'en fallait pas plus pour que cette déclaration fasse le buzz à Paris ! 
 

Ci-après ce que Monsieur Oscar Temaru a réellement dit au journal télévisé de TNTV :

 

« Il y a des pays en Europe qui ont légalisé la vente de paka. C'est peut-être un moyen pour donner du travail à nos jeunes, de pouvoir vendre ça, mais aux étrangers. »

(
Ne serait-il pas plus simple que M. Temaru reconnaisse qu’il a dit une "grosse bêtise", qu’il déclare et confirme qu'il est contre la "légalisation du paka" en Polynésie française, et qu’il s’excuse pour tout de "brouhaha" et pour les troubles que cela a suscité au sein de la population (surtout au sein des familles avec des enfants)… !
 

 

 

 

 

Marie Luce Penchard ministre de l'Outre mer à son arrivée à Tahiti

 

Lundi 1er février 2010

 

Opinion.

C'est en novembre 2009 que Nicolas Sarkosy annonce la nomination de Marie Luce Penchard au rang de ministre auprès du ministre de l'Intérieur. Elle passe ce jour là de Secrétaire d'Etat n'ayant pas le droit d'assister au conseil des ministres à la fonction beaucoup plus enviable de "ministre"  Ce n'est pas une énarque et elle n'est pas bardée de diplômes. Maitrise de sciences économique et administrateur territorial, elle poursuit pourtant une carrière politique intense. La politique, elle baigne dedans depuis son plus jeune âge avec sa mère la sénatrice- maire, chiraquienne, Lucette Michaux Chevry. Pas une femme, un tourbillon, aujourd'hui apaisée et qui administre au mieux sa commune de Basse terre.

Marie Luce embrasse la carrière administrative d'abord, politique ensuite en Guadeloupe bien sûr. Elle grimpe les échelons de la fonction territoriale rapidement pour arriver en 2007 chargée de mission à la présidence de la République  et devient , du fait de ses origines, conseiller technique à la présidence de la République pour l'Outre mer. Fonction qu'elle occupera jusqu'en 2009. Mais curieusement les Guadeloupéens boudent Marie Luce Penchard. Après tout on est jamais trahi que par les siens. Mais loin d'être rebutée, elle s'accroche à son job et à ses concitoyens afin de faire pencher la balance de la sympathie en sa faveur.

Elle effectue aujourd'hui un premier séjour  dans cette Polynésie française, à la fois réputée "pervertie" en politique , bridée dans son évolution depuis 2004, tapie dans ses certitudes depuis la nuit des temps, tonitruante dans sa cacophonie politique et ses piloris bien garnis mais si accueillante. Toutefois pourquoi se déplacer lors d'une conférence de presse quand les quotidiens de la place  donnent les réponses à toutes les questions qui se posent ?

Des règles renforcées sur la motion de défiance pour freiner les élus.

Non définitif à l'élection du président du Pays au suffrage universel,

Consensus ou pas, les réformes c'est à Paris qu'elles se font,

On ne peut pas vouloir l'autonomie institutionnelle sans l'autonomie économique

L'augmentation de la DGDE, pas encore arrêtée

Que le gouvernement polynésien cherche de nouvelles ressources ( Oscar en a trouvé !)

 Plus d'argent de l'Etat ? Prenez donc vos responsabilités

La libéralisation du paka ? C'est pas sérieux.

L'indépendance et le processus d'auto détermination ? le président ne franchira pas cette ligne là L'outre mer est français et restera français.

 

Ah oui, elle va en entendre Marie Luce avec tous ces élus qui veulent une réforme de leur mode de scrutin et du mode de fonctionnement institutionnel local afin de garantir plus de stabilité aux majorités élues, comme si d'un coup de baguette sarkosyste on pouvait changer les mentalités des girouettes, des gourmands, des ambitions effrénées de pouvoir des uns et des autres, des certitudes, chacun étant persuadé être le meilleur et gagner haut la main le jack pot s'il était élu au suffrage universel ce qui  garantirait au gagnant, mais pas à l'Assemblée, au moins cinq ans de stabilité !

Est ce de l'amnésie, mais n'est ce pas une prime majoritaire de 20% qui avait fait boire le bouillon à Gaston Flosse en 2004 avec tous les reproches des autonomistes allant de pair ? Et oui ! Pourtant les élus sont prêts à re-tenter l'expérience. D'autres pensent qu'il faudrait faire le contraire et abaisser  le pourcentage de voix à obtenir pour accéder à la répartition des sièges de l'Assemblée afin de favoriser les partis moins importants mais qui méritent d'être représentés. C'est l'Etat de toutes manières qui coupera le gâteau.

Pendant ce temps Oscar Temaru, la rancoeur aux tripes n'a que faire d'une stabilité où il n'occupe pas la fonction première. Idem d'ailleurs pour GTS et pendant que le Haut commissaire parle de "confiance retrouvée" ( sic!), Oscar Temaru crache sur le processus de néo-colonisation après 160 ans d'asservissement et "une France qui n'a pas assumé sa responsabilité comme tous les pays colonisateurs" (Les Etats généraux). Qu'il nous soit permis de nous demander où en serait la Polynésie si elle était aussi seule que Haïti avant le tremblement de terre. Et le leader indépendantiste de marteler " Indépendants, les Polynésiens ont tout pour vivre heureux dans ce pays".Il est vrai que les dieux nous épargnent à chaque fois que nous frôlons une catastrophe  météorologique, mais pourquoi si nous pouvons être si heureux seuls, sans une grande nation solidaire, quémandons nous toujours plus d'argent à la France ? Y compris Oscar lorsqu'il était au pouvoir ? Mystère....

Bref, ces quelques lignes pour souhaiter un bon séjour au ministre de l'Outre mer et lui donner un conseil : qu'elle n'oublie pas de prendre une pastille de vitamine C tous les matins pour tenir le choc des lamentations.

 Quant au sénateur Flosse, il s'est envolé pour la capitale vendredi dernier où l'attendent des rendez-vous importants amicaux et professionnels. Du coup, il soulage d'autant la ministre de l'outre mer, aussi bien que lui même, d'avoir à faire bonne figure pendant cette visite ministérielle !

 

Mais la ministre de l'Outre mer recevra sans doute aussi les hommages d'une invitée surprise " Oli" ,attendue prochainement!

Attention.... pas sur la bouche quand même !

18h.40 Selon la prévision actuelle, le phénomène OLI s’intensifierait pour atteindre demain mardi en milieu de journée le stade de cyclone tropical. Oli passerait dans la nuit de mardi à mercredi à proximité de l’île de Scilly, avant de poursuivre sa route entre l’archipel de la Société et l’ouest des îles Australes, étant rappelé qu’une incertitude de plus ou moins 300km affecte la prévision.

18h.30 Le directeur de la communication du Tavini Claude Marere précise dans une lettre adressée aux quotidiens, qu'Oscar Temaru n'a jamais tenu dans l'hémicycle les propos qu'on lui prête sur la légalisation du pakalolo. Ce qui est exact. Toutefois,  était ce une boutade, il avait le soir même déclaré sur Télé Polynésie " On pourrait le légaliser uniquement pour les étrangers". Il n'en fallait pas plus pour que cette déclaration fasse le buzz à Paris !

18h.00 Lors du point presse qui s'est tenu à I7h30 Marie Luce Penchard a précisé le calendrier concernant les réformes programmées. Si le projet de loi sur le nouveau scrutin devrait bien voir le jour fin 2010, un arbitrage pourrait se tenir à Paris en septembre. Fin octobre la ministre de l'Outre mer pourrait revenir afin de parachever le texte avec les élus à Papeete.

Elle n'a pas caché que la DGDE risquait de ne pas être augmentée. Elle sera néanmoins maintenue à I8 milliards dont 60% au fonctionnement, 34% aux investissements et 6% aux communes. Toutefois, Marie Luce Penchard  a laissé entendre qu'une augmentation de la partie du "fonctionnement" de cette DGDE pourrait être envisagée  afin que le gouvernement puisse faire face à ses problèmes sociaux. Malgré tout, la dette de l'Etat soit un rattrapage de 8,5 milliards de retard sera réglé sur deux ans au lieu des cinq prévus initialement.

Marie Luce Penchard rencontrera Oscar Temaru demain en début d'après midi si le cyclone prévu le lui permet !

17h.00A l'issue de sa rencontre avec les représentants de la plupart des formations politiques polynésiennes au sujet de la réforme à venir de la loi électorale, la ministre chargée de l'Outre-mer a présenté un calendrier précis de travaux. Le nouveau texte pourrait ainsi voir le jour à la fin de l'année 2010. D'éventuelles élections anticipées ne sont  pas programmées comme l'avait évoqué le député Sandras sur télé Polynésie..


16h.00 Jean Christophe Bouissou dans une interview à Tahiti presse à la suite de la rencontre  entre le ministre de l'Outre mer et les présidents de groupes politiques a déclaré concernant l'UPLD qui n'était pas présente, bien qu'invitée à cette réunion  sur  la réforme du mode de scrutin :

 Concernant cette absence, nous sommes d'accord pour que la ministre puisse recevoir à part le parti Tavini huiraatira et son président (Oscar Temaru). Il faut que ces discussions soient partagées par l'ensemble des forces politiques. Ne faisons pas l'erreur de mener des discussions qui peuvent être interprétées comme étant, je dirais, un peu une déchirure politique sur les questions qui sont essentielles et qui concernent l'avenir du Pays.

Par ailleurs JCB a donné un élément qui rejoint le point de vue de Quito Braun Ortega concernant les archipels :

Lorsque des listes se présentent, il faut absolument, si on conserve les circonscriptions, que les électeurs aient une visibilité sur tous les représentants d'une liste, quelles que soient les circonscriptions. Parce que aujourd'hui, on peut élire des représentants aux Australes mais sans savoir avec qui ils vont travailler, notamment avec les représentants des Îles du Vent ou autre. (…). Nous avons passé deux heures de discussions dans une ambiance très positive, et il y aura donc d'autres rencontres avec la mission d'experts qui doit arriver.

14h.00 :Philippe Gosselin, députe de la Manche et secrétaire de la commission des lois en charge de l’Outre-mer est satisfait de constater qu'un consensus s'est dégagé  depuis  l'arrivée au pouvoir de Gaston Tong Sang et d'Edouard Fritch  sur la réduction du nombre de représentants. On parle d'une dizaine de représentants en moins, un chiffre raisonnable. " Cela me parait vraisemblable" a déclaré le  Secrétaire de la commission des lois. Contrairement à certains qui évoquaient une circonscription unique, Philippe Gosselin penche plutôt pour le maintien des différentes circonscriptions afin que toutes les îles soient représentées. Le mandat du président du Pays sera-t-il réduit à deux  non renouvelables ? L'âge des candidatures à cette fonction sera-t-il limité à 70 ans et à combien en pourcentage sera fixée la prime majoritaire ? Autant de questions qui seront étudiées ultérieurement. L'État a un an pour trouver le ton de la stabilité politique en Polynésie française sans pouvoir changer le logiciel mental des élus sur lequel tout repose !

 

 13h40 Dernière info sur Oli

La puissance d’Oli est actuellement évaluée en vents constants à plus de 90 kilomètres heure au centre du phénomène, avec des pointes à 110 kilomètres heure, selon les mêmes sources qui précisent que la vitesse de déplacement du phénomène est de 17 nœuds (31 kilomètres heures) en empruntant une direction Est, en direction de la Polynésie française.

 


12h.00  Blog Le veilleur. Savoureux...

Info ou Intox ?

Nous avions déjà évoqué ici (note du 14 novembre 2009) le fameux et dispendieux Air Sarko One. Nous sommes dans la phase d’aménagement grand luxe (l’intérieur sera décoré de cuir de Cordoue, l’ébénisterie confiée à la maison bordelaise Catherineau) et des équipements électro-ménagers. Le site impots-utiles.com avait mentionné une machine à café à 25.000 euros (je n’ai pas vu la facture, cela dit). Ces derniers temps, un autre élément indispensable excite la Toile. C’est François-Xavier Ajavon qui le relève sur le site Causeur : “L’info a failli passer inaperçue. Le quotidien Les Dernières Nouvelles d’Alsace nous apprend que l’avion destiné aux voyages présidentiels serait en train d’être équipé d’un four à pizza. D’après nos confrères, il s’agirait d’une demande émanant directement de l’Elysée.” Un four à pizza pour Air Sarko One. Je suis d’accord, ce n’est pas l’info du siècle. Mais c’est savoureux et Gérald Andrieu se délecte sur Marianne2 .



9h.
Commentaire et propositions de Quito Braun ortega

En analysant bien la situation politique (électorale) depuis 2004, date de l’introduction d’une prime majoritaire dans nos élections territoriales, c’est bien depuis ce moment là que cette « instabilité politique » s’est manifestée aussi fortement et aussi fréquemment… !

Pendant les 25 années qui ont précédé cette réforme statutaire et électorale de 2004, aucune « instabilité politique durable, voire institutionnelle de cette amplitude » n’avait existée… !

Pourtant c’était déjà les mêmes personnes et les mêmes partis politiques…!
 
Ainsi, il me semblerait préférable de favoriser « l’Expression Démocratique » dans notre petit Territoire par l’émergence sous leurs propres étiquettes, de plusieurs « petits/nouveaux partis politiques » qui devront ensuite se mettre éventuellement d’accord, avec d'autres, sur un programme de majorité et de gouvernement d’une façon transparente… !
 
Sans évidemment oublier le deuxième volet de la réforme voulue par le président de la République :
 
« Je vais engager cette année une réforme de leur mode de scrutin et du mode de fonctionnement institutionnel local afin de garantir plus de stabilité aux majorités élues, et donc une capacité à envisager l'action politique et publique dans la durée… ».
 

J’ai aussi quelques autres idées précises sur les réformes/modifications institutionnelles et électorales à apporter à nos textes que je résumerai succinctement de la façon suivante :
- Un électeur ou une électrice, quelque soit le lieu de sa résidence, doit avoir le même poids électoral dans toute la Polynésie française ;
- La mise en œuvre du « principe de la "Collégialité" » dans le fonctionnement de nos Institutions…!

Certes ces "outils" seront toujours perfectibles mais ils ne seront efficaces que par la compétence, l’intégrité, le travail, la discipline, le sens de l’intérêt général, etc…, des femmes et des hommes qui auront la lourde charge d’utiliser ces "outils", et d’initier cette "Rénovation" indispensable pour notre petit Fenua, laquelle "Rénovation" pourrait prendre facilement le temps d’une génération… !
 

Dimanche 31 janvier 2010

Le P.K.0 de la Cathédrale

 

Samedi 30 janvier 2010

Opinion :

Le " Hau Noa", c'est quoi ? Aaaah ! C'est le parti de Bruno Sandras dont nous devions rester "baba d'admiration" en apprenant les noms des responsables du bureau directeur. Et puis il a fait pschitt.... Heureusement, il a au moins une groupie, une certaine Taina, fidèle lectrice, qui  regrette vivement que nous n'ayons pas cité le nom de son idole " Bruno Sandras" dans la liste des rencontres politiques de Marie Luce Penchard. Or n'ayant fait que relever le programme de la visite du ministre de l'Outre mer sur le site du ministère pour les lecteurs de Tahiti Today,  ce détail, ô combien important, nous avait échappé mais que l'oeil affûté de cette "aficionado" au féminin a tout de suite remarqué. C'est beau l'amour !

En attendant, Sandras qui n'a de cesse de marteler qu'il tient sa légitimité des électeurs, au cas où on l'aurait oublié, on se souvient même qu'ils étaient essentiellement Tahoeraa , prévoit des élections anticipées. Va falloir que les députés au palais Bourbon se mettent au boulot fissa ! Nous avons une chose en commun pourtant le "niet" à l'élection d'un président élu au suffrage universel.

Quito Braun Ortega, lui, toujours vigilant , remarque que le président de la République avait annoncé :

« Je vais engager cette année une réforme de leur mode de scrutin et du mode de fonctionnement institutionnel local afin de garantir plus de stabilité aux majorités élues, et donc une capacité à envisager l'action politique et publique dans la durée… ».

Il espère en conséquence que ce n'est qu'un oubli rédactionnel et que la ministre de l'Outre mer évoquera aussi la réforme "du mode de fonctionnement institutionnel local"…
En effet, il estime que les deux "réformes" doivent intervenir concomitamment pour être le plus efficace possible. Et il n'a pas tort. Cela en fait des choses à régler avant 2013 !

Bref cette chère Polynésie traverse des turbulences politiques et climatiques ( on échappe encore au cyclone annoncé) dont finalement elle se sort moins mal que d'autres à condition, au plan politique en tous cas, qu'elle épouse enfin raison et bon sens qui n'attendront pas longtemps les trainards. C'est aujourd'hui cette même nécessité qui fera passer les mauvais caps où l'on s'est fait drosser par le passé. Parfois en douceur parfois avec plaies et bosses.

 

 

« Projets de Centrale d’énergie photovoltaïque : reçus 13/13 »


Le ministre de la reconversion économique, en charge des technologies vertes, Teva Rohfritsch a présidé la commission territoriale de l’énergie qui s’est tenue le 28 et 29 janvier 2010.
A l’ordre du jour : 13 projets de centrales photovoltaïques soumis ont reçu un avis favorable de la part de la commission.



L’ensemble de ces projets totalisera une production estimée à 21,7 GWh. A titre indicatif, la
consommation électrique totale de l’île de Tahiti fut en 2008 de 487 GWh. Pour cette seule commission, la réalisation des 13 projets permettra une substitution par le solaire de 4,5% de la consommation électrique de l’île de Tahiti avec des pointes pouvant atteindre près de 10% durant les journées ensoleillées .

Par ailleurs, ces dossiers représentent un investissement total de 10,5 milliards de F CFP. Ils représentent aussi la plus importante puissance photovoltaïque jamais examinée depuis la création en 1981 de la commission de l'énergie.

La réalisation de ces projets, programmée en 2010, offrira un potentiel de création de plusieurs centaines d'emplois (terrassements, aménagements, réseaux, électricité, emplois administratifs de suivi), et développera un volume important d’investissement.

Ces projets exploitant une énergie renouvelable propre et inépuisable présentent un intérêt énergétique évident pour le Pays. En effet, la production qui en découlera, permettra de diminuer substantiellement les importations d'hydrocarbures et de réduire simultanément le déficit commercial ainsi que les subventions relatives à la stabilisation du prix des hydrocarbures. Elle contribuera par conséquent à améliorer le niveau d'autonomie énergétique du Pays dans un contexte d’appréciation structurelle du prix de l’énergie d’origine fossile.
L’implantation géographique de la majorité des projets (60%) localisée dans la zone avoisinante de la presqu’île s'explique notamment par une disponibilité foncière accrue, en surfaces et en prix.

Cependant, cette zone à faible densité urbaine présente aussi une capacité limitée d’absorption des productions électriques additionnelles par le réseau de distribution compte tenu de la faiblesse de la consommation électrique avoisinante (6% de la consommation de l’île de Tahiti contre 84% pour la zone urbaine élargie).

Pour résoudre cette difficulté technique, le ministère de la reconversion économique, en charge de l’énergie a sollicité les expertises de l’opérateur EDT et de la TEP afin de faciliter l’injection des nouvelles productions sur le réseau électrique.

La prochaine étape consiste pour ces projets à recueillir l’approbation du Conseil des Ministres. Celui-ci appréciera au delà des aspects techniques traités en commission, les projets dans leur globalité (faisabilité financière, aménagement du territoire, impact en termes d’emplois)



 

Aéroport de Tahiti-Faa’a : Mme Penchard hors la loi ?

Commentaire du Tavini

L’assaut mené par la société Égis, et dans les sphères de l’État, pour dépouiller la Polynésie de l’outil majeur de son développement se poursuit dans le plus grand flou. La réponse du ministre de l’outre mer à la question orale du député Bruno Le Roux (PS) ce 27 janvier en témoigne.  Mme Penchard devra s’expliquer lors de son passage.

 Doutant de l’impartialité de l’État, le député Bruno Le Roux demande à la ministre de l’outre mer dans quels délais l’État compte prendre le décret classant Tahiti-Faa’a aéroport international et donc non transférable à la Polynésie française.

Réponse de Mme Penchard : « La loi de décentralisation des aéroports de 2004 n’est pas applicable en Polynésie Française. Il n’est donc pas nécessaire juridiquement d’exprimer l’appartenance de l’aéroport de Tahiti à l’État dans le décret d’application désignant les aéroports d’intérêt national ».

 Faux, la loi de 2004 s’applique. Voir plus loin avec l’exemple des autres aéroports. Par ailleurs un décret en conseil d’État ne s’annule que très difficilement et cela prend du temps.                                                                                        

« Il n’existe pas de collectivités d’outre-mer qui ne bénéficient d’un aéroport géré sous la responsabilité de l’État. Ce principe élémentaire est la garantie de la continuité territoriale et de la solidarité nationale ». La continuité territoriale a bon dos. Encore faux, 2 collectivités territoriales disposent d’un statut particulier. La Nouvelle Calédonie dont l’aéroport de Tontouta a vu sa concession renouvelée et la Polynésie dotée d’un statut d’autonomie élargie.

« l’État a souhaité imposer la préservation des emplois et la reprise par le futur concessionnaire des personnels de la Setil aéroport ». La Polynésie n’a jamais envisagé de se défaire d’un personnel formé et opérationnel depuis 43 ans !

Rappelons ici les extraits de la note adressée au haut commissaire par un technicien, haut fonctionnaire de l’État, directeur de l’Aviation Civile, donc connaissant parfaitement les textes. Elle devait rester confidentielle.« la compétence de l’État sur cet aéroport n’est pas encore formalisée au sens de l’alinéa 9 de l’article 14 de la loi organique 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française. Il faut pour cela un décret ». C’est on ne peut plus clair. Et plus loin : « Un décret déclarant l’aéroport de Tahiti Faa’a installation aéroportuaire d’intérêt national et complétant les modalités de transfert doit être pris ». Qu’en pensent Mme Penchard et son conseiller, ancien cadre d’Égis recruté en  décembre 2009. « Ce décret déclenchera le processus de transfert des 3 autres aérodromes d’État ». Le beurre et la crémière pour Égis et les 3 pots vides pour les Polynésiens !

La question se pose : pourquoi, si la loi de 2004 ne s’applique pas à la Polynésie, l’État garderait l’aéroport de Tahiti-Faa’a et nous larguerait les plates formes déficitaires de Raiatea, Bora Bora et Rangiroa ?"

 

Vendredi 29 janvier 2010

Opinion

Dominique de Villepin subira un second procès après la décision du parquet de faire appel de sa relaxe dans l'affaire Clearstream, un nouvel écueil que l'ancien Premier ministre impute à "l'acharnement" et à "la haine" de Nicolas Sarkozy à son encontre.
Au lendemain du jugement du tribunal correctionnel de Paris innocentant Dominique de Villepin, le procureur a annoncé sur Europe 1 qu'il interjetait appel au motif "qu'il reste encore une part de vérité à faire émerger" dans cette affaire de manipulation de faux listings bancaires dans laquelle Nicolas Sarkozy était partie civile. Me Metzner dénonce " une manipulation politique" Quant à Dominique de Villepin il a déclaré sur RMC : "Je connais bien Jean-Claude Marin, je le connais en tout cas suffisamment pour savoir que ce n'est pas sa décision",

En politique, l'émotion n'a pas sa place. C'est, en fait, l'exception qui confirme la règle établie par les scientifiques. Ceux ci, en effet, ont découvert l'importance de la dimension affective dans le processus de décision ! On constate pourtant  le manque d'émotion de certains chefs d'Etat à commettre des atrocités aussi bien en tant de paix qu'en temps de guerre et par la haine et les rancoeurs qui animent les combats politiques ou religieux. Pas d'émotion donc pour se débarrasser de ses adversaires, les processus mentaux fonctionnent à plein rendement et font mentir le voyage au centre du cerveau humain des scientifiques. Bref tout ça pour dire que l'ancien premier ministre va devoir réviser ses sentiments " pas de rancoeur" et " sans rancune". C'était hier.

De procès en procès les "émotions" sont diverses et variées. Celui qui fait l'actualité d'aujourd'hui à Tahiti, concerne le naufrage du Tahiti Nui IV le 2 septembre 2003 avec pour acteur principal Rere Puputauki . La violence du réquisitoire du procureur Lefort contre les accusés dont  l'adjoint à l'administrateur des Affaires maritimes pour avoir délivré un permis de navigation, contre les experts et les petits chefs, violence conditionnée par la noyade de sept marins et les révélations pathétiques de l'enquête est justifiée. Vétuste pour ne pas dire pourri, ce navire n'aurait jamais du naviguer. On est sidéré, stupéfié par tant d'irresponsabilités et par les pratiques de galériens obéissants au doigt et à l'oeil à leur chef, celui qui rythmait la cadence Réré Puputauki, L'avocat général a requis la confirmation des peines pour chacun des prévenus, amendes, prison avec sursis et prison ferme selon les degrés de responsabilité des uns et des autres. Un vrai gâchis que ce drame et cet amalgame d'infractions dignes des négriers.

Ce que  dénonce depuis plus de 10 ans Eric Laroche  prend aujourd'hui toute sa signification dans une autre affaire où il n'y a pas, fort heureusement, mort d'hommes mais spoliation : la SACEM rompt avec la SPACEM ! "Sans ce contrat de réciprocité la SPACEM n'a plus lieu d'exister n'en déplaise au délégué qui continue de s'accrocher à son fauteuil en ruine !" a fait savoir l'ancien producteur de musique locale Eric Laroche qui ajoute :" C'est bientôt la fin d'une gestion cataloguée " scandaleuse et catastrophique" ayant coûté plus de 900 Millions de FCP aux vrais ayants droits, ruiné le secteur de la production des contenus culturels et paupérisé les artistes. Il suffit de constater la créativité d'aujourd'hui par rapport aux années 1990/2000.

Eric Laroche est à l'origine de la plainte ayant aboutie à la nomination de l'administrateur judicaire et des conclusions sans appel de l'audit  "ne peut qu'aller dans le sens de la logique normale des choses et dans l'intérêt des créateurs et non des dirigeants et de quelques uns".

Reste maintenant à mettre en oeuvre la stratégie de sauvegarde de protection et de valorisation des contenus culturels , stratégie validée en Conseil des ministres en décembre 2009 et au gouvernement à soutenir la création d'une nouvelle structure de gestion collective en accord avec la SACEM.



 

16h 30 Mme Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer se déplacera en Polynésie Française du lundi 1er février au jeudi 4 février 2010.


Mme Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer se déplacera en Polynésie Française du lundi 1er février au jeudi 4 février 2010. Il s’agit de sa première visite en Polynésie française en qualité de ministre. Plusieurs thèmes sont à l’ordre du jour de ce déplacement : la réforme de la Dotation globale de développement économique, la réforme du monde de scrutin annoncée par le Président de la République lors de ses vœux aux Outre-mer, le logement, le développement endogène et les suites du Conseil interministériel de l’outre-mer. Mme Marie-Luce Penchard sera accompagnée par M. Philippe Gosselin, député de la Manche, secrétaire de la Commission des lois et M. Eric Doligé, sénateur du Loiret, membre de la Commission des finances, membre de la Délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation

Programme
Dimanche 31 Janvier 2010

23h00 Arrivée par le vol TN 007, accueil par le Haut-Commissaire, le Président de la Polynésie française et les parlementaires. (Bref point presse au salon d’honneur)

Lundi 1er Février 2010

8h00 Cérémonie au Monument aux morts de Papeete, 8h30 Rencontre avec le Président de la Polynésie française, M. Gaston Tong-Sang, 9h30 Rencontre avec le Président de l’Assemblée de la Polynésie française, M. Philip Schyle, 10h30 Réunion de travail consacrée à la réforme électorale – Résidence de Papeete - 15h30 Echanges sur les suites des Etats généraux de l’Outre-mer en Polynésie française et sur les décisions du Comité Interministériel de l’Outre-mer du 6 novembre 2009 – Résidence de Papeete - 17h30 Point presse - Résidence de Papeete - 19h00 Journal télévisé de RFO


Mardi 2 Février 2010

7h00 Visite du marché de Papeete à l’invitation du Député-maire de Papeete, M. Michel Buillard 8h00 Inauguration du Foyer d’hébergement de Vaitavatava-Matairea à Papeete 9h00 Inauguration du front de mer de Paofai 10h00 Rencontre avec Mme Raymonde Raoulx, Présidente du Conseil Economique Social et culturel (CESC) 10h30 Rencontre avec les partenaires sociaux - Résidence de Papeete - 12h00 Déjeuner avec des chefs d’entreprise - Résidence de Papeete - 15h45 Visite de la commune de Papara, chantier du plan de relance (route de désenclavement) 18h25 Journal télévisé de TNTV 20h00 Prise d’armes et dîner au Groupement du Service Militaire Adapté (GSMA). - Mahina

Mercredi 3 Février 2010

7h50 Décollage pour Rurutu (Iles Australes) 10h00 Visite de la commune avec M. Frédéric Riveta, Maire de Rurutu, Ministre de l’économie rurale, en charge de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et de la promotion des agro bio technologies 14h00 Retour vers Papeete 16h15 Signature d’un protocole Energie Thermique des Mers (ETM), suivie d’une conférence de presse - Résidence de Papeete - 17h15 Réunion de travail consacrée à la lutte contre la délinquance et l’insécurité avec le Haut-Commissaire, le Procureur Général, le Procureur de la République, le Directeur de la sécurité publique et le Commandant de la gendarmerie -Résidence de Papeete-


Jeudi 4 février 2010


8h00 Décollage pour Bora-Bora (Horaire à confirmer) 9h15 Visite de la commune avec le Maire, M. Gaston Tong Sang et le conseil municipal de Bora Bora suivi d’un déjeuner avec le maire et les élus municipaux 13h45 Décollage pour Raiatea 14h00 Accueil à l’aéroport d’Uturoa-Raiatea 15h00 Visite du site du Marae de Taputapuatea (procédure en cours d’inscription au patrimoine de l’UNESCO) 16h00 Visite d’une exploitation de vanille 17h10 Remise des insignes d’Officier du Mérite agricole à « Mamie » Jeanne Chane, préparatrice de vanille et de Chevalier du Mérite agricole à Mme Odette Tauatiti, productrice de vanille. 17h45 Décollage vers Papeete 23h30 Décollage vers Paris
J

 

15h00 Luc Faatau ancien responsable de la Spacem répond à Eric Laroche. Nous avons enlevé de sa réponse les quelques attaques personnelles qui ne regardent pas la Spacem..

"Je me vois contraint de réagir à l'intervention infondée de Monsieur Eric LAROCHE, ancien producteur de musique judiciairement liquidé (...)

N'en déplaise à ce monsieur, clairement affiché comme le bras armé de la SACEM, la SPACEM s'en sortira sans la SACEM qui ne lui apporte rien depuis près de 20 ans puisque 90% des sommes distribuées aux sociétaires polynésiens proviennent de l'exploitation de leurs oeuvres dans le Pays.

Ce monsieur ne rêve que de devenir Directeur de la SPACEM alors qu'il sait parfaitement qu'il n'a aucune chance pour défaut de diplôme, d'une part, à cause du rejet hyper massif des sociétaires, d'autre part. En tous les cas, le dernier mot reviendra aux membres de la SPACEM alors que ce monsieur a préféré transférer, en 1995, son dossier en Métropole pour mieux s'y cacher et éviter de faire savoir qu'il était un des gros bénéficiaires des droits d'auteur. Il n'a jamais touché autant d'argent que depuis l'installation du DG actuel (quelle ingratitude!). Il n'est donc plus sociétaire et n'a plus droit à la parole dans notre société.

Je ne peux que conseiller à ce monsieur de se taire ou de bien réfléchir avant de s'exprimer et d'arrêter de vomir autant de mensonges.

Je vous remercie, Madame Christine Bourne, de faire connaître aussi à vos lecteurs, dont j'en fais partie, mon opinion. J'avais décidé de ne pas réagir auparavant mais, désormais, je réagirais à chaque attaque."

                                           
 

 9h.00  René Dosière épingle à nouveau les comptes de la machine Sarkozy

Alors que le gouvernement mène une politique drastique de réduction du nombre des fonctionnaires dans les administrations, l’analyse approfondie du document budgétaire consacré aux cabinets ministériels montre que les effectifs globaux des cabinets ont augmenté, eux, de 11,1% en 2009.

S’agissant des rémunérations, l’augmentation atteint la progression vertigineuse de 56,8% (38,6 millions d’euros contre 24,6 millions en 2008).

En outre, les indemnités de sujétions particulières (autrement dit les primes de cabinet) augmentent de 20,6% (31,7 millions en 2009 contre 26,2 millions en 2008). Ces augmentations démesurées sont incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français.

Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie : les emplois d’intendance (cuisiniers, hôtellerie) augmentent de 17,8% et on compte un chauffeur pour deux collaborateurs de cabinet !

Quelle confiance peut-on accorder à un gouvernement dont la devise est :« Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. » martèle le député Dosière.


 

Réunion de majorité pour définir la réforme de la loi électorale. Echec à la réunion proposée par le député Sandras qui n'aura attirer que les leaders des partis minoritaires. Si la ministre des Dom/Tom Marie Luce Penchard prend le risque de venir en Polynésie en pleine dépression tropicale annoncée pour le week end, elle trouvera des élus divisés sur la réforme que compte mettre en place  le président Sarkozy. Ce qui permettra à celui-ci de trancher dans le sens qu'il souhaitera donner à cette future loi.

 

Haïti : violeurs et pédophiles en action  ( Là non plus pas d'émotion !)

 A la faveur du black-out qui sévit sur la capitale d’Haïti, des bandits en profitent pour harceler et violer femmes et jeunes filles réfugiées sous les tentes », dénonce à l’AFP Mario Andrésol, jeune directeur de la police haïtienne. Il n’y a pas de chiffres disponibles, mais des organisations de femmes de Port-au-Prince ont déjà dénombré des cas et alerté des instances de l’ONU en Haïti. « Nous avons plus de 7.000 bandits dans les rues qui se sont échappés de la prison centrale le soir du séisme. Nous avions mis cinq ans pour les appréhender, ils sont dans la nature aujourd’hui et vont constituer une source de problèmes », craint le chef de la police.

Seule force de sécurité nationale forte de 8.000 membres environ, la police haïtienne compte de nombreuses victimes dans le séisme et tente aujourd’hui de travailler avec un effectif choqué et réduit de moitié. « Nous avons perdu 70 policiers et près de 500 sont toujours disparus alors que 400 ont été blessés », a indiqué Mario Andrésol qui a pris ses quartiers dans un commissariat proche de l’aéroport de Port-au-Prince, la direction générale ayant été détruite. Sur un peu plus de 6.000 policiers affectés à la région de Port-au-Prince pour plus de trois millions de personnes, seuls 3.433 ont répondu à l’appel deux semaines après le désastre. « Avec un tel effectif, la police haïtienne peine à faire face à ses responsabilités et aux nouvelles formes de criminalité comme le viol et les pillages » qui se multiplient.

Rendus très vulnérables, les petits Haïtiens qui ont perdu leurs parents dans le séisme du 12 janvier risquent de devenir la proie des trafiquants d’enfants.


Jeudi 28 janvier 2010

Opinion

"Quand on veut noyer son chien on dit qu'il a la rage". Depuis des semaines, y compris sur Tahiti today, Edouard Fritch, à la suite d'un article paru dans un quotidien avait démenti toute velléité de démission de la vice présidence pour laisser la place au sénateur Gaston Flosse. Cette précision avait été confirmée immédiatement par le président Tong Sang  qui trouvait Edouard Fritch parfaitement à sa place à la vice présidence.. Hélas, pour pondre de la copie et occuper des pages un peu trop blanches, certains adoptent - depuis longtemps d'ailleurs - le système de la goutte d'eau laquelle, au fil du temps, peut abraser la roche la plus dure. Écrire et re-écrire et encore écrire les mêmes accusations afin de persuader l'opinion publique que si c'est écrit.... c'est vrai !

Aussi, la relaxe de Dominique de Villepin dans la cadre du procès Clearstream après huit ans de rebondissements est-elle riche d'enseignements transposables en Polynésie. L'ancien Premier ministre a été lâché à la vindicte populaire après sa mise en examen. Le procureur Marin n'y est pas allé non plus de main morte pour mettre en accusation celui que le Président de la République avait jugé "coupable" avant même l'ouverture du procès. On se souvient de sa déclaration.

Au final, la thèse du juge d'instruction, les certitudes du procureur et ses accusations  n'ont pas résisté devant le tribunal qui a estimé qu'il n'y avait rien à reprocher à Dominique de Villepin dans ce dossier.( Lire l'article de Reuters ci-dessous)

En Polynésie, il y a tout juste deux  jours, la chambre de l'instruction a réduit à néant la thèse du juge d'instruction qui avait décidé de mettre en examen James Estall, le patron de la Socredo, pour blanchiment d'argent parce qu'on avait trouvé dans la banque des titres appartenant à Geffry Salmon dont les magistrats enquêteurs estimaient qu'ils avaient une origine douteuse, malgré les dénégations de l'intéressé. Le procureur n'avait, là encore, pas ménagé ses déclarations pour accréditer la thèse du blanchiment. Son rôle est d'accuser. Ce n'est pas pour rien qu'aux Etats Unis on l'appelle "le persécuteur"( the prosecutor).

La suite de l'histoire nous dira si les autres mises en examen sont justifiées, si le "pacte de corruption" dont a parlé le procureur existe ou non. La morale, il convient déjà de la tirer. Il faut toujours se garder de condamner sur la foi de ce qui est écrit dans la presse avant que la justice ne fasse son travail. C'est à elle seule d'assumer ce rôle.

 

Drôle de cadeau d'anniversaire des juges à Nicolas Sarkozy

 

Dominique de Villepin relaxé, déconvenue pour Nicolas Sarkozy
Reuters


Premier ministre Dominique de Villepin a été relaxé jeudi dans le procès de la manipulation des fichiers bancaires Clearstream, infligeant une déconvenue judiciaire à son rival Nicolas Sarkozy.

 Le chef de l'Etat, partie civile au procès, qui l'accusait d'être l'instigateur du complot et parlait de "coupables", a renoncé à faire appel, même si le procureur, qu'il a sous son autorité indirecte, peut le faire dans les dix jours.
Après cinq ans de procédure et un mois de procès sous haute tension à l'automne dernier, le tribunal correctionnel a jugé dans une décision de 326 pages impossible d'imputer à Dominique de Villepin l'infraction de "complicité de dénonciation calomnieuse", faute de preuves ou même de soupçons précis.
"
Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique. Je suis fier d'être le citoyen d'un pays, la France, où l'esprit d'indépendance reste vivant", a dit l'ancien premier ministre après le jugement, assurant qu'il était prêt à "servir la France".
La manipulation, qui a consisté à remettre en 2004 à la justice de fausses listes de comptes bancaires compromettant des centaines de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, est finalement imputée dans le jugement à l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et à l'informaticien Imad Lahoud.
Ils sont condamnés respectivement à 15 et 18 mois de prison ferme, avec 40.000 euros d'amende chacun.
PAS DE PREUVES
Le chef de l'Etat se voit certes reconnaître son statut de victime, le tribunal admettant la validité de sa constitution de partie civile que contestait Dominique de Villepin, et lui accorde l'euro symbolique de réparations qu'il demandait.
Mais la thèse défendue par son avocat, selon laquelle le complot avait été imaginé par Dominique de Villepin pour l'éliminer de la présidentielle de 2007, n'est pas retenue.
Il n'existe pas de preuve certaine, dit le jugement, que Dominique de Villepin ait donné des instructions pour que les fausses listes soient transmises au juge financier Renaud Van Ruymbeke en 2004, qui a alors déclenché une enquête.
Il n'est pas non plus possible de déclarer l'ex-Premier ministre coupable en raison de sa supposée inaction, comme le demandait le parquet, disent aussi les juges, qui estiment que Dominique de Villepin n'a eu aucune certitude sur le caractère falsifié des listings avant octobre 2004.

Dominique de Villepin se voit toutefois légèrement égratigné par un attendu du jugement, qui souligne qu'il "pressentait l'avantage politique qu'il pouvait tirer de ces révélations dans un contexte de rivalité notoire au gouvernement".

Les juges remarquent aussi que Dominique de Villepin n'a pas toujours donné des explications exactes sur certains épisodes.

SARKOZY NE FAIT PAS APPEL

L'Elysée a annoncé dans un communiqué que Nicolas Sarkozy ne ferait pas appel, ce qui signifie en pratique qu'il ne serait plus représenté à un éventuel second procès.

En qualité de partie civile, le chef de l'Etat ne peut en effet de toute manière faire appel de la décision pénale mais uniquement du point de vue des dommages et intérêts civils.

"Le tribunal a considéré que le rôle de M. Dominique de Villepin dans la manipulation ne pouvait être prouvé. J'en prends acte tout en notant la sévérité de certains attendus le concernant", dit le communiqué de l'Elysée.

Seul le procureur Jean-Claude Marin, qui avait requis 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende contre l'ex-Premier ministre, peut faire appel de la relaxe.

Un protagoniste subalterne de l'affaire, le consultant Florian Bourges, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.(
Le journaliste Denis Robert est relaxé du chef de " recel" de documents) .

Edité par Yves Clarisse

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14h30 Edouard Fritch rectifie le tir

" Contrairement à ce qui est écrit dans " le fait du jour ", d'un quotidien de la place, le Tahoeraa n'a pas peur de la stabilité. Bien au contraire.
Le Tahoeraa Huiraatira est effectivement favorable à une réforme du mode de scrutin sur la base suivante :
- réduction du nombre de représentants ;
- maintien des circonscriptions actuelles ;
- prime majoritaire à la liste qui aura recueilli le plus de voix sur l'ensemble des circonscriptions (et non plus une prime par liste arrivée en tête dans chacune des circonscription).

Cette proposition, le Tahoeraa Huiraatira l'avait déjà formulée auprès de M. Estrosi lors du projet de modification de la loi électorale en 2007. Elle n'avait pas été retenue. On connaît la suite.
Cette proposition est également conforme à celle exprimée par la plupart des partis autonomistes, et pas seulement par le To Tatou Ai'a.
Il était donc parfaitement inutile de vouloir pointer du doigt le Tahoeraa Huiraatira au travers d'un article bien mal inspiré ".

Le Président Délégué
Edouard FRITCH

 

Soirée Fifo à la présidence hier soir

 

12h.00 Clearstream: la nouvelle gaffe de Sarkozy


Libération

L
'affaire Clearstream
entraîne lapsus sur lapsus chez Nicolas Sarkozy. On se rappelle du mot «coupables», lancé lors de son interview télévisée de septembre dernier, à propos de personnes seulement accusées.

Tout à l'heure, dans son communiqué publié peu après l'annonce de la relaxe de Dominique de Villepin, le président a annoncé qu'il ne ferait pas appel de cette décision. «Le Tribunal a considéré que le rôle de M. Dominique de VILLEPIN dans la manipulation ne pouvait être prouvé. J’en prends acte tout en notant la sévérité de certains attendus le concernant. Dans ces conditions, j’annonce que je ne ferai pas appel de la décision du Tribunal correctionnel.»

Mais, en tant que partie civile, Sarkozy ne peut pas faire appel de cette décision de relaxe. L'article 497 du code de procédure pénale précise que, en matière correctionnelle, seul le parquet et les personnes condamnées sont en droit de le faire. La partie civile peut faire appel «quant à ses intérêts civils seulement», dixit la loi. Et comme Villepin n'a pas été condamné à verser quoi que ce soit, cette phrase est sans objet. Une erreur surprenante de la part d'un président, dont la profession première est avocat...

 

11h 00 Le personnel de l'hôpital de Taravao demande la démission du directeur de cabinet du ministre de la Santé !

Dans une lettre ouverte, les personnels de l'hôpital de Taravao, qui ont décidé d'un débrayage de deux heures, lundi, pour dénoncer leurs conditions de travail, demandent aujourd'hui la démission du directeur de cabinet du ministre de la Santé. Ceux-ci expliquent faire de nombreuses heures supplémentaires, depuis juin 2009, qui n'ont pas été payées.  Or, ils ajoutent qu'en annonçant leur intention d'un débrayage, le directeur de cabinet du ministre de la Santé, dans un courriel, "met en avant (…) que les agents qui se déclarent grévistes  (...) font l’objet d’une retenue sur salaire". "Quand il s’agit de faire des retenues sur salaire, monsieur le Directeur de Cabinet (...) trouve tous les moyens. Par contre, lorsqu’il s’agit de régulariser les problèmes du personnel de la Santé Publique", celui-ci "a des trous de mémoire", écrivent-t-ils. (source ATP)

 

10h.50 : Dans son édito de la Lettre des Employeurs, Bruno Bellanger écrit :

(...)La quatrième édition du Forum Etudiants-Entreprises organisée par la mairie de Papeete, l’Université de la Polynésie française et le CEPF vient de se tenir et cette année encore, elle l’aura été sur fond de perspectives économiques et d’emploi très moroses, déplore d'emblée, Bruno Bellanger dans son édito du mois de janvier, alors que son mandat de président du CEPF touche à sa fin.
Dans ce contexte, et alors que cet évènement est destiné à mettre en relation des entreprises en recherche de compétences avec des jeunes confrontés au choix d’un métier ou en demande d’insertion professionnelle, il n’aura pas été facile pour la centaine de chefs d’entreprises et leurs cadres mobilisés pour l’occasion d’être des porteurs d’espoir en matière d’embauches au moment où le marché de l’emploi est en totale récession."

 

10h.30 : La dégringolade touristique se poursuit inexorablement et ce n'est pas l'annonce d'un cyclone qui va arranger les choses en 2010.

La baisse de la fréquentation touristique de novembre 2009 affecte autant le tourisme de destination que le tourisme de circuit avec respectivement 534 (-4,8 %) et 614 personnes (-21,9 %) en moins par rapport au mois de novembre 2008 écrit l'office de la statistique. En cumul depuis le début de l’année, le nombre de touristes de destination perdus (-26 437 personnes) est supérieur au nombre de touristes de circuit perdus (-8 630 personnes).
Le nombre de touristes ayant effectué une croisière au cours de leur séjour régresse en novembre mais dans une proportion moindre (-9,2 %, soit –335 personnes). Depuis le début de l’année, ce type de tourisme est en retrait de 32 % avec 12 986 croisiéristes en moins.
Le nombre de touristes ayant séjourné dans une structure d’hébergement payante au cours de leur séjour (89 % du total) fléchit également (-8,1 %, soit -1 011 touristes), de même que ceux ayant séjourné chez de la famille ou des amis (-9 %, -137 personnes).
Parallèlement à la baisse des nuitées touristiques payantes, le coefficient moyen de remplissage des hôtels internationaux perd 2,5 points par rapport à 2008 et s’établit à 49 %, ce qui représente 1 769 chambres vendues en moins.
 

 

10h.00 Marie Luce Penchard répond au député PS Bruno le Roux à l'Assemblée nationale sur l'aéroport de Tahiti

« Ce que l’Etat a souhaité imposer c’est la préservation des emplois et la reprise par le futur concessionnaire des personnels de la Sétil Aéroport. C’est dans ce cadre, et à la demande de l’Etat, que le groupe Caisse des Dépôts et Consignation a formulé une proposition. Un actionnaire stable a pu être trouvé associant Egis, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation, mais également l’AFD. A ma demande, c’est ce double partenariat qui se met en place et qui a pu dénouer, in extremis, le dossier. Chacun connaît l’étendu des missions de service public qu’il assume. Le choix d’Egis permet à la Polynésie de bénéficier d’un partenaire technique, expert en matière aéroportuaire, et des capacités d’investissements du groupe Caisse des Dépôts et Consignation. Et on sait que c’est très important pour pouvoir rénover cet aéroport. J’ai eu l’occasion personnellement d’échanger avec le Pdt Oscar Temaru, lorsqu’il était au pouvoir, et avec le Pdt Gaston Tong Sang, et je me rends la semaine en Polynésie ; ce dossier sera examiné. Il n’y aucune opacité, la volonté de l’Etat c’est pouvoir moderniser cet aéroport, indispensable au développement économique et surtout touristique de cet archipel. »