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LE JOURNAL EN LIGNE
"Il y a deux genres d'avocats : celui
qui connait bien la loi et celui qui connait bien le juge ! (Coluche)

Lundi 8 février 2010
Opinion
Oh
qu'il est content Oscar et ma foi il y a de quoi. Marie Luce l'a
pratiquement serré sur son coeur lors de son déplacement à Faa'a limité au
départ à 30 minutes par Oscar lui même, prolongé à plus d'une heure, le
courant étant passé ! Comme quoi on peut balancer le drapeau tricolore
" à sa place dans la décharge", on peut accuser la France de tous
les maux et notamment de colonialisme, on peut brûler, saccager, renier,
fouler aux pieds un siècle d'assistance respiratoire, on est...aimé ! A
croire que l'Etat ( car sous toutes les mandatures l'esprit a été le même)
affectionne particulièrement ceux qui lui bottent le c..l et qui militent
pour une rupture du cordon ombilical. Avouez que c'est tout de même
curieux ! Cela étant, les embrassades, les sourires , les promesses et les
mouvements de menton vengeur ne changeront pas le cours des choses, des
réflexions et des combats. Marie Luce Penchard ne dérogera pas à ses
positions même dans les bras d'Oscar !
Sarkozy voulait suspendre Villepin à un
"croc de boucher", Temaru, lui, en fait la collection pour y accrocher ses
adversaires politiques et comme le président de la République, il
s'appuie, pour arriver à ses fins, sur la justice qu'il accuse le
plus souvent, pourtant, d'être " coloniale", quand elle ne le sert pas. On
ne peut s'empêcher de penser que si l'Etat et l'armée, avec avions et
hélicoptères, n'étaient pas présents pendant les tragédies polynésiennes,
les îles devraient attendre beaucoup plus longtemps pour panser leurs
plaies. On ne peut pas dire non plus que les responsables du Pays aient
chômé. On dirait presque que GTS mène lui même sa campagne de
reconstruction. Il est sur tous les fronts. L'Histoire nous a prouvé à
maintes reprises que les incursions des politiques sur le terrain
humanitaire n'étaient jamais dépourvues d'arrière pensées. Mais qu'importe
après tout, seul, le résultat compte.
Et puis aujourd'hui on assiste au
réveil d'Edouard Fritch et de Jean Christophe Bouissou sur la "
convention" de la DGDE " rente des 18 milliards" de Jacques Chirac
âprement négociée à l'époque par Gaston Flosse auquel, contrairement à ce
que l'on peut croire, on ne disait pas "amen" à toutes les demandes (
Larousse : rente : ce qui est dû tous les ans).. Mais dans ce cas là,
entre autres, il avait remporté une sacrée victoire que les mécanos de
Sarkozy s'emploient désormais à démonter petit à petit, pièce par
pièce !
Marie Luce Penchard est très forte.
Elle a fait avaler sans un hoquet la nouvelle mouture de la DGDE au
représentant de l'UMP et néanmoins président du pays Gaston Tong Sang qui
ne souhaite pas perdre le soutien de Paris. Rendue publique ( voir sa
publication par Tahititoday des le samedi 6 février à la rubrique des
allocutions), cette convention commence à faire des vagues, sans jeu
de mots !. Edouard Fritch, en effet, ne cache pas son amertume de
voir que la partie de l'Etat destinée au Fip est ponctionnée sur cette
DGDE. Quant aux trois milliards du régime de solidarité , le vice
président martèle " on nous a dit : prenez les sur la DGDE" Et
d'ajouter : " La DGDE de Jacques Chirac correspondait à une dette de la
métropole envers la Polynésie pour répondre aux besoins des Polynésiens et
pas à ceux de l'Etat !"
Quant à Jean Christophe Bouissou, il a laissé
tomber avec un certain écoeurement " c'est un marché de dupes!"
Tout en précisant " Faire de la DGDE une loi de finances, c'est laisser
libre cours à toutes les tergiversations politiques plus tard au
parlement".
Bref quand la politique reprend ses
droits, les doléances récitées en sourate font oublier les embrassades et
les sourires complices.

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Extrait du Figaro
Trois nouveaux Sages doivent être nommés
d'ici à la fin du mois. Enquête dans les coulisses de la rue de
Montpensier,où siège l'institution présidée par le très chiraquien
Jean-Louis Debré.
À partir du 1er mars, une salle de 49 places,
destinée au public et aménagée au rez-de-chaussée de l'institution,
permettra à chacun de suivre sur un écran de télévision le débat qui se
déroule au même moment un étage plus haut. Les séances les plus
importantes seront retransmises en direct sur le site Internet du Conseil.
Bienvenu sur la planète des Sages.
C'est un univers étrange, qui craint de perdre
bientôt son atmosphère de club anglais. Comme pour porter l'inquiétude à
son comble, l'ouverture au public d'une partie des séances du Conseil
coïncide avec la nomination, d'ici à quelques jours, de trois nouveaux
membres. Trois des juges du Palais-Royal - l'ancien ministre mitterrandien
Pierre Joxe, la sociologue Dominique Schnapper, fille de Raymond Aron, et
Olivier Dutheillet de Lamothe, ancien secrétaire général adjoint de
l'Élysée - font leurs cartons au terme de leur mandat de neuf ans non
renouvelable. Les trois personnalités pressenties pour leur succéder -
respectivement choisies par Nicolas Sarkozy et les présidents des
Assemblées - seront connues au plus tard le 26 février, et peut-être dès
cette semaine. Ces candidats devront, pour la première fois, être entendus
par les commissions des lois de l'Assemblée et du Sénat et obtenir leur
feu vert avant d'être nommés.
Nul doute que les sortants auront un pincement au cœur en quittant cette
fonction exceptionnelle. Le Conseil, en effet, c'est d'abord un lieu hors
du temps. (...)
(...)
Aux accents de «La Marseillaise»
Le choix des trois nouveaux membres représente
en tout cas un enjeu politique de premier ordre. «Je ne veux pas le
savoir, c'est votre responsabilité» , a répété Debré aux plus hautes
autorités de l'État. Nicolas Sarkozy aurait envisagé de nommer Édouard
Balladur. Mais l'intéressé semble réservé à l'idée de siéger aux côtés de
Valéry Giscard d'Estaing et de Jacques Chirac et de devoir appeler
Jean-Louis Debré «Monsieur le Président» . Michel Charasse, ex-ministre de
Mitterrand, longtemps cité mais moins en cour, veut croire en ses chances.
Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, souhaite nommer un
représentant du beau sexe. Marie-Laure Denis, membre du Conseil supérieur
de l'audiovisuel, serait en lice. Elle retrouverait ainsi au Conseil
constitutionnel Jacqueline de Guillenchmidt, à qui elle avait succédé au
CSA. Le président du Sénat, Gérard Larcher, tient à nommer un sénateur.
Hubert Haenel (UMP, Haut-Rhin) fait figure de favori. Une nomination
surprise n'est toutefois jamais à exclure.
Le 12 mars, les trois heureux élus seront accueillis à l'Élysée aux
accents de La Marseillaise interprétée par la garde républicaine. Et ils
jureront devant Nicolas Sarkozy d'«exercer en toute impartialité» leurs
fonctions «dans le respect de la Constitution», «de garder le secret des
délibérations et des votes et de ne prendre aucune position publique».
10h.30 RFO souligne ce matin une gestion qui laisse à désirer à
Tubuai
Pierre-Emmanuel G., en direct de Tubuai
répond à Caroline Fahri : Oui,
c’est ça, ici c’est un peu la pagaille. Des agents de l’équipement en
mission, fraîchement débarqués, complètement désoeuvrés. Ils parcourent
les rues de Mataura sans participer aux travaux de reconstruction. Et
puis, des groupes électrogènes, des bâches, laissés à l’abandon alors que
plusieurs dizaines de familles sont toujours sans abri. Nous avons RDV
tout à l’heure avec un riverain sur la colline ; sa maison a été coupée en
2 par un arbre et les services de la mairie, ceux qui sont censés
justement apporter les premiers secours matériels ( ?), sont passés devant
sa maison en ruine sans s’arrêter. Enfin, il y a surtout ce grondement
sourd de la population car jusqu’ici la distribution d’eau potable s’est
faite au compte-goutte. Clairement visé, le maire, Fernand Tahiata, qui
critiquait lui-même la coordination du pont humanitaire dès vendredi entre
l’Etat, le territoire et la commune.
Dans ce contexte, une bonne nouvelle quand même : hier soir, 600 tonnes de
vivres et de matériels sont arrivés. Plus d’un tiers des habitants sont à
nouveau alimentés en courant électrique. Mais la distribution d’eau
potable et les communications téléphoniques, en particulier vers
l’extérieur, restent aléatoires. Voilà pour le tout dernier point, plus de
72h après le passage du cyclone Oli. (...)
Quand un Christophe répond à un autre Christophe . ( Le billet
d'humeur du PKO de la cathédrale étant publié dans les colonnes des "
Confidences" le courrier ci-dessous va donc dans la même rubrique.
J’ai lu avec intérêt le billet d'humeur «
Solidarité et blabla… » du dimanche 07 février provenant du « PK0 ». Je me
permet d’y répondre puisque directement mis en cause, en espérant que
Tahititoday publiera ma réponse.
J'ai rencontré le père Christophe au moment de mon enquête sur les SDF il
y a plus de deux ans, et j'avais pu vérifier que les boites de conserve au
format collectivité qu'il utilisait pour préparer les repas étaient en
effet en date limite d'utilisation. Il m'avait justifié ce fait en me
déclarant qu'il s'agissait de dons provenant d'invendus de la part
d'importateurs et commerçants locaux.
Je ne le mettais donc pas en cause dans l’article cité qui est bien de ma
responsabilité et non de la Société des Océanistes qui n’a fait que me
publier. Mais je pointais le fait, contrairement à certaines idées reçues
entendues localement ("en plus les SDF sont nourris gratuitement...", "il
y a des familles qui ont à peine de quoi manger et les SDF mangent de bons
repas complets : c'est de l'assistanat..."), qu'on ne donnait aux SDF que
les "restes" de la société de consommation, et qu'à part les initiatives
de certaines églises dont l’Eglise Catholique, et le travail sur le
terrain du Club de Prévention spécialisée, bien peu d'actions étaient
mises en oeuvre pour aider cette population.
Concernant l'absence du Club de Prévention spécialisée pendant cette
nuit-là, il faut rappeler l'interdiction de circuler à partir de 21h00
(d'ailleurs le Père Christophe ne circulait pas, mais accueillait les SDF
dans la "maison de Dieu")NDLR (ce qui était déja charitable), et
l'inexistence de lieu institutionnel d'accueil d'urgence et d'hébergement
à partir duquel le Club aurait pu agir de la même façon.
Quant à moi, j’étais à Moorea où je réside occupé à protéger la maison en
bois dans laquelle je vis, sans possibilité de revenir sur Tahiti avant le
vendredi matin, et j’assurais par là également mon devoir de chrétien :
protéger ma famille des dangers du cyclone.
Je trouve donc stériles ces "querelles de clocher" de cathédrale. Au-delà
de l'action du Père Christophe en ce jour de cyclone (mais se vanter ainsi
de cette « fraternité » ne serait point "pêché d'orgueil", premier des
sept pêchés capitaux dont l’écrivain catholique Charles Péguy disait «
gardons-nous du pêché d’orgueil. Nous sommes faits comme les autres. Nous
sommes des chrétiens comme les autres » ?…), il faudrait sans doute
rappeler que le Club de Prévention est dans la rue 365 jours sur 365, et
bon nombre de nuits, sauf interdiction de circuler du Haut-Commissariat
pour laquelle le Club ne possède pas de dérogation officielle.
Plutôt que s'opposer, étant donnés les faibles moyens humains et matériels
disponibles localement pour venir en aide aux SDF, prostitué-es, et exclus
de toutes sortes et de plus en plus nombreux, il vaudrait mieux unir les
forces des bonnes volontés dont le père Christophe n’a pas le monopole
quoi qu’il en pense, et peser ensemble sur nos élus pour qu'ils mettent en
place des structures adéquates et les moyens humains conséquents.
Fraternellement,
Christophe Serra Mallol
NDLR Le père Christophe à sa
décharge sait bien qu'il ne dispose d'aucun monopole et certainement pas
celui du coeur. Mais il en a sans doute plus que d'autres. C'est Tahiti
today qui met en valeur son action sans qu'il ne nous ait jamais
rien demandé et parfois même à sa grande surprise. Il n'y a donc
aucun " pêché d'orgueil "de sa part. C'est lui faire un procès d'intention
qu'il ne mérite pas. Loin de là . CQFD
9h.30 :Selon le site internet de La Tribune, qui ne
cite pas de source, l'actuelle secrétaire d'Etat au Commerce extérieure
Anne-Marie Idrac serait nommée par l'Elysée première présidente de la Cour
des comptes à la place de Philippe Séguin.

9h.00 Christian Vernaudon n'a pas apprécié les critiques
faites par un journaliste de radio sur l'agence ATN à Paris. Je dois
préciser que ce commentaire n'était pas anonyme mais que pour éviter
à ce polémiste de démarrer une guérilla nous avons préféré ne pas le
publier. Ce qui n'était pas possible il y a quelques années a, c'est vrai,
évolué puisque aujourd'hui de nombreux commentaires sont publiés sous
pseudos comme dans les forums. A ce propos voici ce qu'écrit le PDG d'ATN
:
.jpg)
"Je constate d'ailleurs que ce problème est
actuellement récurrent sur les radio crochets et dans les deux quotidiens
de la place qui publient tous les jours des courriers de lecteurs non
assumés par leur rédacteurs qui ne les signent pas ou bien les signent
d'un pseudonyme inconnu. Je trouve qu'il s'agit là d'une dérive grave du
droit d'expression et j'ai jusqu'à présent face à ce type de situation eu
pour politique d'ignorer ces pleutres qui veulent participer aux débats
d'idées mais en se cachant et en général en médisant , calomniant avec
bêtise et méchanceté.
Dans l'article que tu reproduis, notre donneur de leçon commence par
décrire de ce que comprends la maison de Tahiti et ses Iles au rez de
chaussée de l'immeuble de la délégation à Paris où se trouvent un guichet
Air Tahiti Nui d'un cöté et un guichet du GIE Tahiti Tourisme de l'autre.
La description par ce journaliste des agents d'ATN et du Gie travaillant
dans ce lieu est faite dans des termes outranciers et d'une méchanceté
absolue à l'égard de ces personnels de base et ceci n'est pas acceptable
car toute personne a droit a un minimum de respect. Une de nos PNC s'est
récemment exprimée dans une lettre ouverte qui a eu la chance d'être
publiée dans un quotidien de la place pour exprimer combien la grande
majorité, d'habitude silencieuse, de nos employés qui font
consciencieusement leur travail en avait marre de ces critiques
outrancières publiées à longueur d'année par des procureurs planqués et
pleutres. Aujourd'hui je m'associe totalement au cri de ras le bol que
cette PNC a lancé la semaine dernière.
Concernant ensuite le chapitre sur les affrètements et la démonstration de
notre donneur de leçon anonyme, je n'ai pas le temps maintenant de
développer tout ce que j'aurais à expliquer sur ce sujet mais je t'invite
à demander à ce journaliste sur quelles bases d'études de marché sérieuses
ATN pourrait ouvrir cette ligne sur l'Amérique du Sud par ailleurs déjà
assurée par la LAN qui y perd de l'argent sans risquer massivement les
mêmes désillusions économiques que lorsque nous avons tenté d'ouvrir
New-york ou Sydney ? "
Il est évident que nous ne sommes pas obligés
de partager pleinement les propos de ceux qui nous écrivent. Et Christian
Vernaudon de préciser : ' J'avais à ce sujet bien noté que tu avais
pour ta part il y a quelques mois exprimé l'opinion selon laquelle j'avais
raison de ne pas accepter de réouvrir la ligne de Sydney comme certains
pouvaient le demander." Je confirme puisqu'elle était déficitaire !
Chacun ayant dit ce qu'il avait à dire, nous
mettons fin à la polémique.
Même les Églises se mettent à réfléchir à la crise politique et
économique du Pays !!!

Dimanche 7 février 2010
Nouvelle dépression cyclonique en formation au nord est des Samoa.
Voici le lien
http://www.usno.navy.mil/NOOC/nmfc-ph/RSS/jtwc/satshots/97P_070730sair.jpg
THE POTENTIAL FOR
THE DEVELOPMENT OF A
SIGNIFICANT TROPICAL CYCLONE WITHIN
THE NEXT 24 HOURS IS GOOD.
3. THIS ALERT WILL BE REISSUED,
UPGRADED TO WARNING OR CANCELLED BY

Les militaires au secours des populations
sinistrées outre la nourriture et l'eau, six camions poids lourds
militaires ont été embarqués
le Président Gaston TONG SANG
s’envole demain à 10h15 pour une tournée aux Iles Sous-le-Vent.
Il sera demain, à Tahaa et Raiatea, et mardi matin, à Huahine. Le retour
est prévu pour mardi à 14h10 à Papeete.
Le Président sera accompagné du ministre de l’éducation, Moana GREIG,
ainsi que de la ministre du travail, Lana TETUANUI.

Photo com présidence
Ensemble, ils feront un point de situation après le passage du cyclone
OLI.
La reconstruction de Tubuai en marche (
communication vice présidence)
.jpg)
Après le passe du cyclone
dévastateur Oli dans la nuit de jeudi à vendredi sur Tubuai, la
reconstruction est déjà en marche. Dès samedi matin, les agents de
l’équipement, de l’EDT et de l’OPT étaient à pied d’œuvre pour rétablir
les premiers éléments de la vie courante. Ils ont reçu les renforts de
certains de leurs collègues arrivés sur l’avion du Pays avec le
vice-président Edouard Fritch, le ministre de l’Education, Moana Greig, et
le ministre de la jeunesse et des sports, Jean-Pierre Beaury qui ont
rejoint leur collègue de l’équipement, Tearii Alpha, présent depuis la
veille.
Sur la route, les premières évolutions étaient visibles et le spectacle
apocalyptique de la veille commençait doucement à s’estomper. Les services
de l’équipement avaient déjà dégagé la route d’une partie de la couche de
sable qui la recouvrait après le passage du cyclone, ainsi que des arbres
et branchages qui obstruaient la chaussée, afin d’ouvrir une voie de
circulation. Pendant ce temps, les agents d’EDT s’activaient pour
commencer à rétablir le réseau électrique. La remise sous tension était
une des premières urgences puisqu’elle conditionne, outre le retour de
l’électricité sur l’île, la remise en service de la distribution de l’eau,
ainsi que la remise en service des infrastructures de télécommunication.
Téléphone à la mairie
Samedi à midi, le courant était rétabli pour les infrastructures publiques
de Mataura de même que pour les deux stations de pompage d’eau, la station
service et une petite partie du réseau OPT de téléphonie fixe, notamment
pour desservir la mairie. Bien sûr le travail sera plus long pour que
chaque habitant puisse retrouver ces éléments de confort, mais Tubuai
n’est plus totalement coupé du monde. Samedi soir, le collège et la salle
omnisports, qui accueillera des travailleurs venus de Tahiti, devaient
également être remis sous tension.
Le retour rapide à la vie quasi normale, c’est une des priorités exposée
par le vice-président Edouard Fritch devant les élus municipaux en
présence des techniciens du Pays et des représentants de l’Etat. « Il faut
faire en sorte que les vieux souvenirs soient oubliés et que la vie
reprenne au plus tôt. Le Pays est prêt à mettre les moyens ». La totalité
des travaux est estimée à 1milliard, sans compter les pertes économiques,
notamment dans le secteur agricole.
Outre les denrées et l’eau ainsi que les
vêtements, le navire de la flottille administrative qui doit arriver
dimanche apportera les matériaux pour remettre en étanchéité les maisons
sinistrées mais pas totalement détruites. Le navire, qui transporte
également des engins amènera une centaine d’hommes du pays et autant de
militaires qui s’ajouteront aux 25 jeunes du GSMA arrivés de Tahiti samedi
après-midi avec l’avion du Pays.
Car il faut bien le dire, Tubuai a aussi besoin de bras pour assurer le
nettoyage et la reconstruction, la tâche étant démesurée pour les seules
habitants et fonctionnaires présents sur place.
Rendre la route praticable
L’autre priorité du retour à une vie
normale, c’est la remise en état de la route qui longe le littoral sur la
cote nord. Les experts de l’équipement et les représentants des
entreprises de travaux publics qui sont arrivés samedi ont fait un premier
état des lieux. Plus de 11 km entre l’aéroport et le village de Taahueia
ont été sérieusement affectés par les effets de la houle et 4 km sont
entièrement détruits, des portions de route ayant cédé la place à des
trous béants.
Dans un premier temps, ce tronçon sera
nettoyé du sable et des travaux de comblement seront effectués pour rendre
la route praticable. Il faudra ensuite rapidement lancer les appels
d’offre pour refaire entièrement cette partie du réseau routier de l’île.
Mais les experts ont déjà fait savoir qu’il faudrait également replanter
tout au long du bord de mer, le constat ayant été fait que les zones
végétalisées avaient été protégées.
L’autre constat de la présence de végétaux
sur le bord de mer, c’est que les maisons situées de l’autre côté de la
route avaient été moins touchées par les effets de la houle. Ce qui
permettra de revoir à la baisse les zones d’interdiction de construire
prévues par le plan de prévention des risques.
Construction de fare la semaine prochaine
Reconstruire, c’est bien sûr une autre priorité, d’autant que de
nombreuses familles ont vu leur maison totalement disparaître. Le Tahiti
Nui 8 amènera les premiers kits de fare MTR. Dès lundi, la commission de
recensement des sinistrés sera mise en place afin d’identifier précisément
les familles qui ont besoin d’un nouveau toit. Edouard Fritch et Tearii
Alpha ont d’ores et déjà annoncé que les procédures d’obtention des permis
de construire seraient allégées et entièrement traitées sur l’île. Par
ailleurs, ils ont assuré que les premières constructions pourraient
commencer dès la fin de la semaine prochaine, avec de la main d’œuvre
recrutée sur l’île.
Là encore, les familles sont appelées à se faire enregistrer auprès de la
commune qui coordonnera l’ensemble des aides. Les services sociaux ont
également dépêché des agents de Tahiti pour accompagner les sinistrés.
Bientôt de l’eau partout
La distribution d’eau potable pourrait
intervenir très rapidement, le réseau n’ayant pas été affecté, même s’il
faudra recouvrir certaines canalisations qui ont été mise à nue. Mais elle
cette remise en eau ne pourra se faire que secteur par secteur sur la côte
sinistrée puisqu’il conviendra au préalable de s’assurer que les
raccordements aux maisons n’ont pas été détruits, afin de ne pas perdre la
ressource dès l’ouverture des vannes. En attendant, les distributions
d’eau ont pu se faire grâce aux pompiers. Des citernes seront également
installées dans différents secteurs pour faire office de fontaines
publiques
Les écoles rouvertes lundi
Enfin, le ministre de l’éducation a
souhaité que les écoles puissent rouvrir dès lundi, voire mardi au plus
tard, afin que les enfants ne soient pas livrés à eux même et aux risques
d’accidents pendant que les parents s’activent à la reconstruction. Les
infrastructures n’ont pas été abimées, mais le GSMA va procéder dès
dimanche au nettoyage des classes. Par ailleurs, les sinistrés qui ont
trouvé refuge dans les écoles seront déplacés vers des centres d’accueils
paroissiaux. La réouverture du collège est également programmée pour le
début de semaine, et Moana Greig est resté sur place pour s’assurer de la
bonne marche des opérations.
Une nouvelle mission gouvernementale conduite par Edouard Fritch viendra
s’assurer, dès vendredi, que tout est conforme aux prévisions.
Le billet du PKO de la Cathédrale : Vlan !

La burqa un bon alibi pour les voyous !
Ils ont mis les voiles avec l’argent. Deux
hommes recouverts d'une burqa et munis d'au moins une arme de poing ont
braqué La Poste d'Athis-Mons (Essonne) samedi vers 10h30, a-t-on appris de
sources judiciaires.
4.500 euros de butin
Croyant être face à deux femmes, un employé a ouvert le sas de la banque.
Une fois à l'intérieur, les deux hommes ont relevé le voile et ont braqué
les employés et les clients, indique une source judiciaire. Comme le
révèle Le Parisien, ils sont partis avec près de 4.500 euros. L'enquête a
été confiée à l'antenne d'Evry de la police judiciaire de Versailles
(Yvelines).
On a vu mieux !!!!

Samedi 6 février 2010
Opinion
La vie, les secours, le chagrin
sont au rendez-vous de l'après tragédie. Aujourd'hui la Polynésie panse
ses plaies. Oli n'a eu droit, en métropole, qu'à de brèves annonces. Il
faut dire que ce sont les morts qui intéressent les journalistes plus que
la détresse des vivants et après Haïti, notre apocalypse à nous n'est pas
à la hauteur. Alors restons unis et prouvons que ce peuple fataliste et
croyant, se prend en mains en oubliant la peur et l'horreur des élément
déchaînés.
La vie à Papeete reprend son rythme. Le
soleil est là et nous découvrons que c'est sans tambour ni trompette
que la Secrétaire d'Etat a signé dès jeudi soir avec le président Tong
Sang le protocole d'accord portant réforme de la "dotation globale
de développement économique" qui devient un partenariat avec l'Etat. Le
fait nucléaire est désormais banni du vocabulaire " Je ne veux plus en
entendre parler d'une rente du nucléaire" a déclaré cette petite
cachottière en choeur avec Gaston Tong Sang.
Pour qui sonne le glas finalement? Pour
la DGDE sous sa forme actuelle certainement. Mais d'une manière plus
globale peut être aussi pour l'opulence polynésienne. Le pilon politique
local, tous partis confondus, a fatigué et excédé Paris comme la techno
émousse le tympan pour comprendre, pour entendre. Alors l'eau n'est pas
montée jusque dans les maisons, elle est montée dans la baignoire
parisienne aussi et a envahi l'entresol doucement mais sûrement.
Dorénavant, ce seront trois dotations
distinctes, qui dans la globalité, feront l'objet d'une inscription au
projet de loi de Finances 2011, ce qui permettra de pérenniser l'enveloppe
allouée à la Polynésie selon Marie Luce Penchard. La cotation va se
composer d' une dotation de fonctionnement pour le Pays représentant 60%
de l'enveloppe des 18milliards Fcfp.
La deuxième dotation concernera les investissements prioritaires du
Pays. Elle fera l'objet d'une convention signée sur une durée
pluriannuelle. Un comité de pilotage sera mis en place en Polynésie, entre
le Pays et l'État pour arrêter la liste des opérations qui seraient
financées au titre de cette dotation qui représentera 6 milliards Fcfp.
Cette convention, une fois établie, fera l'objet d'une validation au
niveau du ministère chargé de l'Outre-mer. Mais chouette, nous aurons
droit à un dispositif d'avance sur trésorerie !
Quant au troisième volet, c'est la dotation territoriale pour
l'investissement des communes, pour 6% du montant versé soit 1 milliard de
Fcfp.
Bien sûr l'Etat se défend de remettre
en cause l'autonomie acquise de haute lutte mais il verrouille et bouscule
l'incurie de ces dernières années en disant " Il est temps que la
Polynésie développe ses propres recettes" Certes ! Mais la vie est dix
fois plus chère qu'en métropole, nous sommes pénalisés par l'éloignement,
le coût des transports des marchandises et des billets d'avion, la France
pendant un demi siècle a pris ces éléments en compte. Aujourd'hui empêtrée
dans ses propres turpitudes, une crise et une politique qui précipitent
les métropolitains dans les rues, le mirage rousseauiste sur la bonté de
Paris à notre égard s'amenuise. Jean Jacques a tenté d'apprendre à la
nature humaine que "les libertés naturelles qui n'ont de bornes que les
appétits des l'individu" devaient être repoussées. En vain. Et comme
dirait l'autre quand la société file un mauvais coton, il ne faut pas
s'étonner que sa tunique ait des trous. "Mondo cane..."
Si la ministre de l'Outre mer a fait un
sans faute, relevons que le président du Pays et ses ministres n'ont pas
ménagé leur peine non plus même si la leur a été occultée par celle du
ministre qui a monopolisé les médias. On ne sait pas si Gaston Tong Sang a
eu la possibilité de négocier le mammouth hospitalier, les termes de la
convention concernant la DGDE ou si il a dit " amen puisque dieu le veut"
etc...
Alors, vrai, Marie Luce va mériter ses
galons. Elle a suivi scrupuleusement les ordres mais ne les a pas assénés
avec mépris, juste avec fermeté, sur la tête de nos dirigeants devenus des
"petits garçons" assagis. Concernant la gestion de Oli, rien à dire, la
cellule de crise du Haut commissariat a été parfaite dommage
pourtant que Pays et Etat n'aient pas fusionné leurs compétences. Chacun
pour soi et dieu pour tous ! Attendons de voir maintenant comment va
fonctionner la solidarité de la "mère patrie"...mais d'ores et déja on
sait que le versement de 80% de la DGDE se fera avant la fin du mois
de février. Un bon deal !
Voir à la rubrique " allocution" les
termes de la convention de la nouvelle DGDE)
---------------
15h.00 : ça roule vite ! Et la cellule du Pays a bien travaillé
pendant ces heures inquiètantes
Mise en route des procédures de recensement
pour l’indemnisation
Ouvert depuis mardi dernier, le Centre opérationnel de Polynésie française
installé à la présidence, a mobilisé, durant quatre jours, 24h/24, plus de
200 personnes issues des institutions et administrations du Pays. Plus de
2000 appels ont été comptabilisés.
Le centre a rempli sa mission d’informer les populations, de les assister
dans les difficultés, et d’organiser les différentes opérations de secours
sur les quatre archipels frappés par les événements climatiques de ces
derniers jours.
Compte tenu du retour progressif à la normale de la situation climatique,
le Gouvernement a pris la décision de mettre un terme aux activités du
Centre opérationnel du Pays, à compter de ce jour, 12h. Néanmoins, la
ligne verte 44.44.33 reste active et connectée au standard de la
présidence. Le cadre de permanence demeure joignable au 79.14.09.
A compter de ce lundi, une information relative à la constitution d’une
cellule de suivi sera donnée.
La semaine prochaine verra la mise en place des équipes chargées, en
partenariat avec les communes, de procéder aux opérations matérielles de
recensement des dégâts. Il est à nouveau demandé aux populations de se
faire enregistrer auprès des mairies et de prendre toute disposition pour
constituer un dossier permettant de cerner au mieux la valeur du préjudice
subi. Il est de même demandé aux maires de mettre en place un registre des
déclarations des sinistrés.
Ce jour, le Président de la Polynésie française a pris des arrêtés
relatifs aux commissions qui seront chargées, dans chaque commune, de :
- veiller à une distribution équitable des secours d’urgence mobilisés par
le Pays ;
- valider de manière transparente les recensements des dégâts ;
- faire des propositions d’indemnisation au Gouvernement.
Ces commissions seront présidées, dans toutes les communes autres que
celles de Tahiti, par leurs maires respectifs. Elles seront composées de
fonctionnaires du Pays et d’un expert indépendant.
Le Président du Pays et son Gouvernement ont donné des directives pour que
toutes ces opérations soient effectuées dans les meilleurs délais, afin de
disposer d’un chiffrage de l’ensemble des dégâts et ainsi pouvoir arrêter
les mesures budgétaires qui s’imposent pour concrétiser la solidarité du
Pays à l’égard des populations éprouvées.
On espère autant de rapidité de la
part de l'Etat !
14h.00 Cyclone tropical Oli – Levée des cellules de crise Pays et
Etat
Les communications téléphoniques avec l’île de Tubuai sont rétablies.
Oli, désormais redevenue dépression tropicale depuis vendredi 23h45,
s’éloigne des côtes de Rapa.
Les premières informations provenant de Rapa indiquent que les dégâts sont
modérés. Il n’y a pas de victime ni de blessé.
Le Pays et l’Etat ont donc décidé de fermer simultanément leur cellule de
crise dédiée au suivi du cyclone, aujourd’hui à midi.
Les missions conjointes de secours et d’assistance lancées depuis hier en
direction notamment de Tubuai et Raivavae se poursuivent :
- 4 Casa se rendent à Tubuai et Raivavae aujourd’hui afin d’emmener des
techniciens, de l’eau et du matériel pour les opérations de déblaiement et
de consolidation des habitations
- Le Tahiti Nui 1 prend la mer à midi et le Tahiti Nui 8 à 17h, emmenant
des hommes, dés véhicules, des vivres et du matériel de construction.
11h30 Message de la présidence: Evacuations sanitaires de Rapa,
indépendantes des événements climatiques
Ce message est adressé aux familles des 10 personnes en provenance de
Rapa, qui seront évacuées au Centre hospitalier de la Polynésie française
(Mamao), aujourd’hui. Il s’agit d’évacuations sanitaires programmées,
indépendantes des événements climatiques.
Ces personnes arrivent par l’avion militaire, le CASA, à 13h50, et seront
transférées directement au Centre hospitalier de Mamao.
Il est demandé aux familles de se rendre directement à l’hôpital de Mamao,
pour les récupérer avec leurs bagages.
Nous profitons également de ce message pour rassurer tous ceux et celles
qui ont une famille à Rapa. Tout le monde va bien là-bas.
10h.00 La mouche du coche QBO se fait puriste mais le logiciel
occidental ( Larousse) doit être différent du logiciel maohi!!!! On l'a
constaté si souvent...En attendant, les remarques sont intéressantes et
même instructives....
J’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt du
communiqué du Tavini Huiraatira du 04 Février 2010, relatif à la rencontre
de Madame la Ministre de l’Outre-Mer et du représentant/maire de Faa’a.
Pour la forme, j’ai remarqué que la "feuille de paka" n’avait pas encore
remplacé "la croix" comme sigle sur le papier à entête du Tavini… ?
Sur le fond, j’ai surtout été surpris par le paragraphe où sont évoqués
l’Algérie, le Général De Gaulle et le président de la République Nicolas
Sarkozy, et prônant surtout l’indépendance par la citation suivante :
[…Oscar Temaru… : « Nous ne sommes pas une population. Nous sommes un
peuple avec une culture, une histoire et un pays ».]
J’ai donc consulté le dictionnaire "Larousse" pour essayer de
mieux comprendre le sens profond de cette "déclaration historique, voire
onusienne"… !
Voici donc ci-après le résumé de mes premières recherches :
Nous ne sommes pas une population.
[*Population : (n. f.)
- Ensemble des habitants d'un pays, d'une région, d'une ville, etc…]
Nous sommes un peuple…
[*Peuple : (n. m.)
- Ensemble de personnes vivant en société sur un même territoire et unies
par des liens culturels, des institutions politiques (Le peuple est, avec
le territoire et l'organisation politique, l'un des trois éléments
constitutifs de l'État).
- Communauté de gens unis par leur origine, leur mode de vie, leur langue
ou leur culture.]
…avec une culture,…
[*Culture : (n. f.)
- Ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un
groupe ethnique ou une nation, une civilisation, par opposition à un autre
groupe ou à une autre nation.
- Dans un groupe social, ensemble de signes caractéristiques du
comportement de quelqu'un (langage, gestes, vêtements, etc.) qui le
différencient de quelqu'un appartenant à une autre couche sociale que
lui.]
…une histoire…
[*Histoire : (n. f.)
- Connaissance du passé de l'humanité et des sociétés humaines ;
discipline qui étudie ce passé et cherche à le reconstituer.
- Mémoire que la postérité conserve des faits et des personnages du passé,
sorte de jugement qui semble découler de cette sélection.
- Suite des événements, des faits réels, des états marquant l'évolution
d'un groupe humain, d'un personnage, d'un aspect de l'activité humaine,
etc…]
…et un pays.
[*Pays : (n. m.)
- Territoire d'une nation délimité par des frontières et constituant une
entité géographique.
- Région envisagée au point de vue d'une certaine identité ou communauté
d'intérêts de ses habitants, etc...
- En France, entité territoriale créée pour tirer parti de cohérences
géographiques, historiques, économiques ou sociales, dans le cadre de
l'aménagement du territoire.
-Ensemble des habitants, des forces économiques et sociales d'une nation.]
Comme d’habitude, c’est encore une très belle et noble déclaration
(de principe et/ou d’intention…) !
Mais alors, pourquoi "certains élus" des îles Marquises, et une "certaine
partie" de la population des îles sous le vent, souhaiteraient devenir,
chacun de son côté, une nouvelle "collectivité d’outre-mer" de la
République française… ???
Parahi,
Enrique "Quito" Braun-Ortega
[*définition du Larousse]
9h.00 L’Avion du Pays et un avion de l’armée décollent pour
Tubuai emportant techniciens et jeunes du GSMA.
L’avion du pays, à la demande de
Gaston Tong Sang s’envolera une première fois à 9h ce samedi matin pour
emmener le Vice-Président Edouard Fritch accompagné d’une vingtaine de
techniciens sur Tubuai.
L’avion effectuera un aller-retour et
repartira à 13h30 de Papeete pour embarquer les jeunes du GSMA originaires
des Australes, partant pour apporter de l’aide aux habitants.
Le Tahiti Nui VIII pour les Australes
:soutes sont pleines de marchandises et matériels

Le gouvernement a fait embarquer à son
bord plusieurs engins lourds (camions, pelleteuses, niveleuses,
camions-citernes…), des matériaux de construction (agrégats, buses,
citernes d’eau…) ainsi que 30 kits de Fare MTR pour assurer une première
phase de reconstruction d’urgence.
L’Etat participe également à cet effort de secours en mettant à
disposition 6 camions poids lourds militaires, chargés à bord du Tahiti
Nui VIII.
Pour réparer les réseaux d’électricité et de télécommunications, du
matériel adéquat (câbles, poteaux…) est également emporté.
Concernant les moyens humains, 150 personnes partent pour les Australes.
Parmi elles, 100 agents administratifs du Pays et 30 militaires.
Pour faire face à la pénurie d’eau que connaît Tubuai, 60 000 litres, soit
40 000 bouteilles de 1,5 litre, sont expédiées.
Des matériaux de construction sont également chargés sur ce navire, ainsi
que 10 voitures de l’armée.
L’arrivée est prévue pour dimanche soir.

Teura Iriti, ministre de la Solidarité
n'a pas épargné sa peine non plus. Elle a mobilisé les associations et
organisé une fête suivie d'une collecte de vêtements et d'argent ce marin
Une grande journée d’animation sera par
ailleurs organisée à Papeete le samedi 13 février de 9h à 17h, qui sera
suivie d’une soirée spectacle animée par les associations et fédérations à
partir de 19h.
Pour faciliter la collecte de l’ensemble de ces dons en nature, q’ils
soient vestimentaires ou alimentaires, des matériels de construction ou
autres, quatre containers seront mis à disposition de la population sur le
parking de la Présidence dans la Rue Dumont d’Urville. A partir de demain
et cela pour une semaine.
Afin de contribuer à la réussite de cette opération, nous sollicitons la
participation de toute la population.

Photo ATP
Vendredi 5 février 2010
(Photos
Eric Bonamy)
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Au chevet d'un blessé à Bora
Fare détruit pendant la nuit à Bora...
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Ce sont les toitures qui coutent le plus
cher dans un bungalow
Opinion
Nous l'avons écrit et
nous le maintenons Marie Luce Penchard ministre des Dom/Tom a fait un
grand schelem non dénué de courage lors de son marathon. Oli a aussi
permis à la population polynésienne de découvrir le caractère bien trempé
de cette femme qui n'a pas hésité en pleine tourmente à se rendre à Bora
Bora pour secourir moralement par sa présence et ses promesses de
solidarité de la part de l'Etat, les sinistrés de cette île : un paradis
transformé en enfer, sans doute moins que Tubuai et Rurutu aux Australes.
La ministre de l'Outre mer décolle d'ailleurs à II h ce matin malgré le
maintien de l'alerte rouge sur Tubuai, Raivavae, Rapa,
Devant la détresse des
uns et des autres( un mort à Tubuai, un blessé grave à Bora Bora et six
blessés légers, 4813 personnes évacuées et hébergées et 374 ayant perdu
leur fare), de ceux qui ont été touchés dans leurs biens et parfois dans
leur chair la compassion s'impose. Comme elle s'est imposée devant le
drame titanesque de Haïti et finalement parce que nous savons que nous
avons encore une fois été en partie épargnés. Mais la volonté politique ne
fait pas tout tant il est vrai qu'elle doit prendre en compte l'état et la
mentalité de la société polynésienne. Reste tout de même que les
mécanismes de prévention fort heureusement ont été suivis d'effet sauf
pour quelques irréductibles craignant peut être davantage que le
cyclone de se faire voler leur bien
Le soleil brille à
nouveau sur Tahiti. Ce n'est pas pour rien que les Egyptiens et d'autres
en avaient fait un dieu. Il aide à retrouver le moral et le courage pour
les sinistrés. Et peu à peu l'espoir revient. Certains regrettent même que
le GIP ait été dissous. Un habitant de la Fataua nous a dit " si ces
hommes en rouge étaient encore là, ils nous aideraient à déblayer et à
reconstruire, pour le moment, on se débrouille".
En attendant Oscar Temaru lui, reste
les pieds droits dans ses bottes. voici ce qu'il dit de sa rencontre avec
Marie Luce Penchard qui était accompagnée du haut commissaire M.
Adolphe Colrat, du sénateur Éric Doligé et du député Philippe Gosselin. Le
président Temaru lui a présenté les représentants Tony Géros et Hiro
Tafaarere, le sénateur Richard Tuheiava et son directeur de cabinet à la
mairie Jean Paul Barral.
Mme Penchard a rappelé les positions du gouvernement central sur 3
points essentiels: la réforme du mode de scrutin, l’aéroport et enfin la
fameuse ligne rouge du Président de la République. Il ressort des propos
d’Oscar Temaru que la Polynésie telle qu’il l’aime et la respecte a elle
aussi ses lignes rouges. Et quand Oscar a une idée dans la tête il l'a
martèle à l'infini. Il n'a plus le nucléaire, il a le judiciaire. L'un
remplace l'autre.
. « L’État ne peut pas laisser à la tête du pays des personnes qui
normalement seront condamnées si la justice fait son travail jusqu’au bout
».
La ministre a rassuré le représentant
maire, affirmant que le président Sarkozy laissera la justice conduire les
procédures jusqu’à leur terme.
Autre ligne rouge pour M. Temaru, le choix d ‘Égis est « un contresens ».
Rappelant que la Polynésie est dotée d’une autonomie élargie, tous les
leviers du développement doivent lui revenir.
Enfin, sur les déclarations du Président Sarkozy, Oscar Temaru s’est
contenté d’une petite leçon d’Histoire. En revenant d’Alger, le général De
Gaule avait affirmé que l’Algérie resterait française, quelques années
plus tard ce pays devenait indépendant. « Nous ne sommes pas une
population. Nous sommes un peuple avec une culture, une histoire et un
pays ».
L’élection du président de la Polynésie au suffrage universel a également
fait l’objet d’un échange de points de vue : élément de stabilité pour
Oscar Temaru, exclusivité de la Présidence de la République a rappelé Mme
Penchard. M. Temaru a remis à Mme Penchard un document sur les
propositions de l’UDSP pour la réforme du mode de scrutin.
À l’issue d’un entretien de près de 2 heures, sur des points aussi
essentiels et fondamentaux que l’aéroport, le droit à l’auto
détermination, l’honnêteté des élus et plus particulièrement des
dirigeants, Oscar Temaru s’est montré courtois mais ferme : pour lui,
aucune alternative. "

17h.00 Selon
certaines informations non confirmées, il semble que l'on ne sache pas si
Marie Luce Penchard dont on ne connait pas l'heure du retour de Tubuai
pourra partir ce soir pour Paris. Il se pourrait qu'elle retarde son
départ à demain.
Mise en place des
comités de recensement des sinistres
Le gouvernement a pris les arrêtés de catastrophe naturelle pour
les archipels des Iles du Vent, des Iles Sous le Vent, des Tuamotu et des
Australes. Ces arrêtés permettent l’ouverture des procédures de
recensement des dommages, préalables à toute indemnisation pour les
personnes victimes des phénomènes météorologiques qui ont affecté la
Polynésie française ces derniers jours.
Ces indemnisations viseront prioritairement à redonner un toit décent aux
personnes sinistrées dans leur habitation principale.
La première étape de l’indemnisation passe par l’organisation des
opérations de recensement. Des équipes de recensement rassemblant les
services du Pays ont définies et été mises en place pour chaque commune.
Elles seront chargées, dans un premier temps, de recueillir toutes les
informations sur l’identité des sinistrés auprès des maires. Ces derniers
ont la charge d’ouvrir un registre de déclaration dans les mairies afin
que les sinistrés puissent se faire identifier et décrire les dommages
constatés (au besoin en fournissant des photos ou des documents).
Les équipes de recensement passeront ensuite constater sur le terrain
l’ampleur du sinistre afin de l’évaluer.
Les informations recueillies sur le terrain seront ensuite transmises à
une commission de validation, à laquelle participera un expert
indépendant, qui arrêtera le montant des indemnisations pour chaque
sinistré.
Ces aides accordées par le Pays seront complétées par celles pouvant
provenir de l’Etat au titre d’un fonds de secours dont il dispose. Bien
évidemment, la commission de recensement transmettra toutes les
informations utiles aux services de l’Etat, et réciproquement, afin qu’il
puisse traiter les dossiers qui ne font pas l’objet d’une indemnisation de
la Polynésie française.
Les sinistrés qui ne l’auraient pas encore fait sont une fois de plus
invités à se faire connaître rapidement auprès de leur mairie.
14h.30 Marie Luce Penchard reprend l'avion pour Paris
ce soir. Elle a pu se rendre aux Australes avec la délégation
ministérielle et présidentielle locale afin de constater les ravages de
Oli. Un dernier point presse à I7h.30 et elle pourra souffler un peu dans
l'avion qui la ramène vers la rue Oudinot après un sans faute polynésien.
Elle expliquera ce soir la manière dont l'Etat compte intervenir pour
aider les familles sinistrées et elle a bien raison comme d'ailleurs le
vice président de souligner que ces fare en pinex et tôles, bien souvent
construits au bord des rivières et des lagons, sont emportés comme des
fétus de paille en cas de dépressions ou cyclones. Il faudra pourtant que
ces Polynésiens évoluent si ils veulent être aidés dans un avenir plus
lointain lors de catastrophes naturelles.
Le Pays mobilise ses
moyens pour intervenir aux Australes
Au sortir d’un Conseil des ministres extraordinaire qui a constaté l’état
de calamité naturelle des sinistres occasionnés par le cyclone OLI aux
Iles Australes les 04 et 05 février 2010, le Président de la Polynésie
française, Gaston TONG SANG, a tenu, ce matin, un point presse sur la
situation de l’archipel entouré du Vice-Président et des Ministres.
Le Président du Pays a annoncé le déclenchement de l’avion du Pays en
direction de l’archipel, pour un premier état des lieux des dégâts,
d’abord à Rurutu puis à Tubuai. L’avion a quitté Tahiti à midi
aujourd’hui, après avoir eu confirmation de l’état intact de la piste de
Tubuai. La piste est actuellement opérationnelle, à l’exception du
balisage.
Le Président a également tenu à rendre hommage à la Ministre chargée de
l’Outre-mer, qui a reporté son retour en métropole à demain, pour sa
présence auprès des Polynésiens. Elle est également du déplacement pour
les Australes.
Les moyens d’intervention mobilisés
Pour venir en aide rapidement aux habitants des Australes, le Pays a
mobilisé ses moyens d’intervention. Cette organisation se met en place de
façon coordonnée, rapide et efficace.
Deux bateaux du Pays partiront demain, directement sur Tubuai :
- le Tahiti Nui I avec à son bord 190 agents d’intervention, issus
notamment de la direction de l’équipement, du service d’assistance et de
sécurité, de la direction des affaires sociales et du Fonds de
développement des archipels ; ainsi que des vivres de première nécessité ;
- le Tahiti Nui VIII avec à son bord du fret uniquement comprenant du
matériel lourd d’intervention.
En renfort, une équipe médicale d’urgence a également été mise en alerte.
Elle est composée d’une dizaine de médecins, de cadres du SAMU et
d’infirmiers du centre hospitalier de Polynésie française, ainsi que de
trois médecins et infirmiers de la direction de la santé.
Elan de solidarité pour les Australes
Un mouvement de solidarité envers les Australes se met actuellement en
place. A cet effet, une journée du socle associatif, intitulée « AROHA IA
TUHAA PAE – SOLIDARITE POUR LES AUSTRALES », sera organisée rapidement par
le Pays.
Pendant cet événement, seront coordonnées toutes les aides humaines et
matérielles qui seront envoyées dans l’archipel sinistré.
L’association qui coordonnera ces moyens, sous l’égide du Pays, est
présentée, cet après midi à 16h, au fare potee de la Vice-présidence.
Dernières informations sur la situation de Tubuai
Nos dernières informations indiquent que les habitations de la bordure et
sur 200 mètres vers l’intérieur ont été ravagées par la houle et le vent.
Plus de 50% des habitations de l’île sont endommagées. Ces dégâts très
importants nécessitent de forts besoins en matériaux.
Le quai et la piste aéroportuaire sont intacts. La route a notamment été
encombrée par des blocs coralliens projetés par la houle. Ce qui témoigne
de sa violence.
Le réseau d’eau potable est hors-service. La priorité tient donc à
expédier en urgence des stocks d’eau ainsi que du matériel nécessaire pour
rétablir les réseaux d’eau potable.
Au niveau des victimes, aucun mort supplémentaire (outre celui annoncé
hier) n’a été relevé, même si les personnes évacuées dans les abris de
secours se comptent par centaines.
Nous attendons les informations qui nous reviendront de la délégation
présidentielle partie aujourd’hui, tout en maintenant le contact avec
notre référent de la direction de l’équipement présent sur place, qui nous
fait un point régulier des besoins de l’île.
Pour rappel, les numéros utiles :
- Numéro vert COP du Pays : 44.44.33
- Cellule équipement : 46.83.06 / 46.83.07 / 46.83.08 / 46.83.09
- Fax : 42.11.91
- Numéro satellite : 00 870 761 947 111
- Mails : cellulecrise@presidence.pf – cellule.crise1@equipement.gov.pf –
cellule.crise2@equipement.gov.pf
Relevé au JOPF (Journal
officiel de la Polynésie française)
Par arrêté n° 77 CM du 21 janvier 2010.—
La Polynésie française est
autorisée à acquérir la parcelle de terre
cadastrée section A M n° 256 d'une superficie de 8 283 mètres
carrés, et les constructions y édifiées, sises à Tahiti,
commune de Paea, appartenant à M. Phinéas Bambridge.
Cette acquisition est destinée à la constitution d'une
réserve foncière.
Le montant de l'acquisition est fixé à deux cent deux
millions sept cent quatre-vingt-douze mille francs CFP
(202 792 000 F CFP) répartis comme suit :
- terrain : 198 792 000 F CFP ;
- constructions : 4 000 000 F CFP.
La dépense afférente à cette acquisition, les frais
d'expertise et les frais de l'acte notarié, et autres frais, sont
imputés au budget de la Polynésie française chapitre 916, AP
4-2007, AE 107-2007, articles 211 pour le terrain et 213 pour
la construction.
L'acte est exonéré des frais d'enregistrement et de
transcription.
14h.00 Teura Iriti,
ministre de la solidarité et de la famille, en charge de la réforme de la
protection sociale généralisée et des personnes vulnérables, se déplacera
cet après-midi à 14 sur le site de Hitimahana dans la commune de Mahina,
afin de constater, avec les agents de la Direction des Affaires Sociales
et de l’OPH des dégâts suite au cyclone Oli.
11h.30 Le gouvernement au
FDA vérifie les stocks de bois
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11h.00 : Départ de la
délégation ministérielle sur Tubuai compromis.
Plus aucune
communication sur Tubuai totalement isolé en alerte rouge. Rurutu est
moins mal loti bien qu'endommagé mais la piste serait encore praticable.
Or, l'avion devant transporter la délégation et Marie Luce Penchard ne
pourra décoller, que si l'atterrissage dans de bonnes conditions est
assuré. A l'heure qu'il est, personne n'en sait rien...
Gaston Tong Sang a
assuré lors de son point presse il y a quelques minutes que 200 kits de
fare seraient immédiatement disponibles. Pratiquement la totalité
des familles ayant perdu leur "habitation".
Rectification : il n'y
en aurait que 140 !
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Le président et le vice président
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Cellule de crise du Pays
Point presse ce matin.
10h.00 Un journaliste de radio vient de nous faire parvenir ce
commentaire peu élogieux sur l'agence Air Tahiti Nui. Si nous publions ce
commentaire très critique, c'est pour inciter ATN a améliorer sa vitrine.
Étant à Paris, pour diverses raisons, depuis le 23 janvier, jusqu'à
fin février, j'en ai profité pour visiter l'agence Air Tahit Nui au 28
blvd Saint Germain.
Christine, c'est de la merde, le désert ! J'y ai trouvé un mec et
deux nanas des plus quelconques qui te regardent arriver comme un
emmerdeur, aucune politesse, aucun peps, fagotés, chiffonnées plutôt,
comme des infirmières en fin de service de nuit.
Des prospectus mal mis en valeur dans des présentoirs médiocres, même
pas une projection animée sur grand écran video, vue de l'extérieur,
l'agence fait immédiatement penser à la devanture d'une épicerie de
banlieue, en faillite.
En tous les cas, pas du tout la devanture d'une compagnie aérienne et
surtout pas celle d'une compagnie censée transporter le voyageur vers un
pays supposé être le dernier paradis sur terre.
Une devanture qui est à 100 000 bornes de l'incitation au voyage vers
le dernier paradis terrestre.
Quand je pense aux milliards de nos impôts, les tiens et les miens,
qui sont investis dans cette compagnie, j'ai envie de (...).
Remarque, lorsque l'on a entendu Christian Vernaudon déclarer, sur
Tntv et Rfo-tahiti, qu'il était très fier d'avoir réussi à louer le
cinquième airbus pour des charters entre Amsterdam et le Surinam ainsi
qu'entre Londres et les Malouines, plus rien ne m'étonne.
Nous avons donc claqué 15 à 20 milliards de nos impôts pour des vols
charters entre la Hollande et le Surinam et de Londres vers l"Atlantique
sud, surtout pas entre Amsterdam ou Londres et notre dernier paradis
terrestre ?
Pourquoi donc ATN et son PDG n'organisent-ils pas des charters entre
l'Argentine, le Brésil, le Vénézuela et le Chili et notre dernier
paradis terrestre mis à mal par OLI ?
Par expérience je sais qu'il y a dans ces pays des classes riche et
moyenne suffisamment nombreuses et friquées pour s'intéresser à des
offres de voyages soigneusement conçues. Tu peux me croire ! (Q)
Jeudi 4 février 2010
L'alerte orange est levée sur les Tuamotu
néanmoins une bande périphérique nuageuse associée au cyclone tropical Oli
apporte des grains et averses et des rafales allant jusqu'à 90 Km/H. Si
Oli a eu la bonne idée de se dérouter à 300 kms de Tahiti, les Australes
aujourd'hui devraient lui payer un lourd tribut. Le haut commissariat a
lancé sur cet archipel une " alerte rouge". En conséquence la population
est invitée à rester calfeutrée dans les abris et habitations.
La cellule du haut commissariat a levé
l'alerte rouge sur les ISLV et les IDV. Levée de l'interdiction de
circuler à Tahiti, Moorea, Maiao mais la circulation maritime compte tenu
de la houle reste interdite.
Mme Marie-Luce Penchard, Ministre chargée
de l'Outre-mer se rendra sur la côte Ouest notamment dans la commune de
Paea pour constater les dégâts et rencontrer les sinistrés.
Départ à 10h30 de la résidence du Haut-Commissaire,
12h.00 Nous apprenons à l'instant que Marie Luce Penchard a décidé de
faire jouer en faveur des sinistrés le Fonds de secours national et
qu'elle ne partira pas ce soir comme prévu tant qu'Oli perturbera
gravement les archipels polynésiens. Les Australes ne sont pas à la
fête...
15h.00 Air Tahiti Nui reprend
ses vols
À l'instar de Air Tahiti qui dessert les
îles de Polynésie française, la compagnie internationale Air Tahiti Nui
confirme elle aussi qu'elle opère normalement tous ses vols. Tous les
passagers sont invités à se présenter au comptoir d’enregistrement de
l’aéroport de Tahiti Faa’a, comme prévu 3h à l’avance. Pour toute
information complémentaire, contacter le 46 03 03.
Arrivées à Papeete : -L’arrivée du vol TN101, Los Angeles- Papeete,
initialement prévu ce matin à 06h30, est retardée à 21h30 ce soir.
-L’arrivée du vol TN07 Los Angeles-Papeete (en provenance de Paris) est
prévue pour 23h00.
-L’arrivée du vol TN102 Auckland-Papeete est prévue pour 21h00.
Départs de Papeete :
-Le vol TN8 Papeete- Los Angeles- Paris partira à 23h30.
-Le vol TN 102 Papeete- Los Angeles partira à 22h00.
17h.00 Un thonier
en panne en plein cyclone
Un thonier de 15 mètres -
le Ariimoana - et ses 4 hommes d'équipage sont actuellement dans l'œil du
cyclone, au sud-ouest de Tahiti. Alerté à 8h45, jeudi matin, le MRCC
(centre de sauvetage des vies humaines en mer) reste en contact avec le
navire. Grâce à un mécanicien et ses conseils radio, l'équipage tente de
réparer la panne qui a finalement été identifiée. La météo actuelle
empêche toute mission de secours. Un thonier de la SEM Tahiti Nui Rava'i
et un équipage se tiennent prêts à intervenir dès que le MRCC en donnera
l'autorisation. Pour le moment, les quatre marins tiennent le coup selon
le MRCC qui garde contact et continue de le surveiller.(ATP)
Pauvres Australes !
Cyclone Oli : Des vents de 200 Km/h
aux Australes et des vagues de 9 m. de haut !!!!
Oli continue de se renforcer. Avec une pression évaluée actuellement à
925 hPa, elle engendre en son centre des vents moyens de 175 km/h avec des
rafales supérieures à 200km/h, indique jeudi à 14h un communiqué du
haut-commissariat de la République en Polynésie française.
Sa vitesse moyenne de déplacement est de 20 km/h en direction du Sud-Est.
D’après la dernière prévision de Météo France (9h00), Oli passerait au
plus près de Rurutu jeudi à 20h, engendrant des vents moyens de 130 km/h,
avec des rafales à 200km/h.
Oli passerait sur Tubuai vers 2h dans la nuit de jeudi à vendredi,
engendrant des vents moyens de 185 km/h avec des rafales à 260 km/h.
Les effets de la houle cyclonique se font déjà sentir. Un phénomène de
marée de tempête se produirait, avec une hausse du niveau de la mer de
l’ordre d’1m50. En haute mer, les vagues atteindraient une hauteur de 9m.
Tubuai et Rurutu sont peuplées chacune de 2000 habitants environ.
Mesures de précaution mises en place en amont de l’arrivée du cyclone
Liaisons téléphoniques avec les Australes interrompues progressivement
lLe gouvernement de la
Polynésie française et l’Office des Postes et Télécommunications informent
les autorités communales et les populations des îles de l’archipel des
Australes de l’obligation où ils se trouvent de mettre les équipements de
réception des signaux téléphoniques en position de survie pendant toute la
période de manifestation du passage du cyclone OLI. En conséquence, les
liaisons téléphoniques avec cet archipel sont interrompues progressivement
depuis 12H30, et seront rétablies dès que les conditions climatiques le
permettront.

A Paea ce matin
Commentaire : Tahiti est tout de
même encore bénie des dieux quand on constate que même Oli a préféré
se cantonner à 300 Kms de notre île. Elle manifeste cependant ses regrets
par de grandes rafales coléreuses de vent, de grains rageurs,par une
mer démontée et par une croisade de nuisances graves dans certains
quartiers dont les habitants n'ont plus de toits, toujours les plus
défavorisés.
Marie Luce Penchard a "mouillé sa
chemise" et n'a pas failli à son rôle ces derniers jours. Décidément cette
femme qui ne nous avait pas inspiré lors de sa nomination, aura parcouru
un sans faute en Polynésie française alors même que le Pays était
confronté à des éléments naturels déchaînés et des flots de revendications
de la société civile et politique. Certes, elle a fait son "job" sans
annoncer de grandes choses, ni tenu des promesses aguichantes que la
goule de l'impuissance politique aurait oublié mais elle a tenu la barque
d'une main ferme sur la réforme de la loi électorale notamment, sur
l'impossibilité d'augmenter la DGDE, mais en payant rubis sur l'ongle une
partie de la dette de l'Etat qui y ajoute quelques milliards. Disons
pour simplifier qu'elle n'est pas une frimeuse ni une adepte de la langue
de bois mais elle est très politique et l'a prouvé en se rendant, elle,
ministre d'Etat à la rencontre d'un ex président boudeur mais
indépendantiste. C'est le sentiment que nous retirons de ces quelques
jours que nous aurons l'occasion de commenter plus en détail dès le calme
revenu.
Le président du Pays, lui, a expliqué
ce matin que pour éviter toute accusation politique concernant la
réparation de "fare endommagés par les intempéries , seuls des experts
auprès des tribunaux jugeront des travaux à faire faire. Relevons
aussi que 200 habitations ont été touchées notamment celles en bord de mer
et de rivières et 4000 personnes ont été déplacées en Polynésie.
Le Président a annoncé se rendre sur le
terrain afin de constater les dégâts du passage de OLI, dans la commune de
Paea, à 10h30 aujourd’hui, en compagnie de la Ministre chargée de
l’Outre-mer, Marie Luce Penchard. Sous réserve d’une réouverture des
lignes aériennes,Gaston Tong sang a prévu de se rendre cet après-midi à
Bora Bora et demain matin dans l’archipel des Australes. Marie Luce
Penchard l'accompagnera à Bora afin de prendre la mesure des dégâts et
rencontrer les habitants sinistrés.

De nombreuses familles n'ont plus rien à part
la vie quand même.
Relevons également que la prévention
concernant Oli a été faite d'une manière exemplaire. La population s'était
bien préparée. La communication du haut commissariat et la cellule du Pays
tournaient au même rythme que Oli. Quant à RFO, on peut également
féliciter les journalistes pour avoir toute la nuit donner des
bulletins sur l'état des lieux et des sinistres provoqués par un ciel en
folie, une mer démontée et des rivières dévergondées. Chapeau !
------------------
Le
père Christophe a laissé la cathédrale ouverte ( par le presbytère) pour
que les SDF se mettent à l'abri. Heureusement que quelqu'un pense à eux !

C'est qu'elle n'est pas mal du tout Marie Luce, couleur locale ! Mais
avec des vents à plus de I00 Km/h, elle devra se cramponner à son
chapeau....
Mercredi 3 février 2010
Opinion
Le cyclone Penchard
tient tête au cyclone Oli ! Pas d'annulation de programme. La
ministre et une suite de personnalités dociles se rendent à Vairao visiter
le pôle aquacole, les installations perlicoles, le laboratoire d'études et
de surveillance etc... Déjeuner à l'Ifremer, retour à Papeete puis
décollage pour Faa'a où l'attend de pied ferme le maire Oscar Temaru et
son conseil municipal . Inutile qu'elle mette sa ceinture de sécurité,
Oscar sait bien user de son charme quand il le faut, tout comme de son
urbanité. Il lui dira ce que nous savons depuis toujours, qu'il est
important de réformer très vite la loi électorale, (tous d'accord),de
bloquer le nomadisme des élus et surtout réfutera la ligne rouge que ne
veut pas franchir le président de la République en permettant aux peuples
d'outre mer de s'autodéterminer.
Les syndicats sont satisfaits, Christophe Plée
( CGPME) devait faire le ménage quand Yves Jego, ex ministre des
DOM/TOM, vieille histoire, a déclaré : "Vous avez voulu l'autonomie
alors assumez là". Hé, Christophe, "wake up", le message est passé
depuis un moment déja. Ce doit être la magie du regard de Marie Luce
Penchard qui le plonge dans l'extase de la découverte.Le
même message que nous martèle aussi le président de la République, les
hauts responsables de l'armée etc...
Dans ces conditions. Imaginez un
instant que nous soyons indépendants. Il faudrait se tourner vers la Chine
pour subvenir à nos besoins primaires. Et là, pas de cadeau, ce serait du
donnant, donnant. Depuis que le gouvernement fait des
clins d'oeil au milliard de Chinois pour les attirer, on ne voit pas
débarquer chez nous les riches Chinois de Shanghai ou de Bedjin. Bref, à
ce fatras idéologique qui dure depuis un demi siècle, la majorité des
Polynésiens répond toujours que la Polynésie est française et entend
bien le rester.
Ce que l'on peut dire à l'heure d'
aujourd'hui, c'est que Marie Luce Penchard a fait jusqu'ici un parcours
sans faute. Elle a fait passer sans heurter les plus farouches des valeurs
fortes qui n'apparaissent plus comme des trucs frelatés ou entendus bien
qu'ils le soient. Magie de la féminité sans doute. Observer, écouter,
commenter, analyser, critiquer mais sans agressivité. Elle connait bien
les gens des îles, elle fait partie de la confrérie. On verra ce qui
sortira du beau chapeau qu'elle arbore avec le sourire. En attendant voici
quelques photos de son parcours :
Inauguration des " Jardins de Paofai" encore
sous le soleil...


On reconnait Dominique
Morvan souriante et M. Palatz serrant la main du ministre

Ci-dessous avec Richard Bailey, l'un des plus
importants investisseurs du territoire, pour ne pas dire le plus
important.


Lors du déjeuner offert par le maire de
Papeete. Tiens, tiens le HC a l'air moins coincé....

"je choisis celui-là !"
Bruno Sandras conforté sans doute par
la visite de Marie Luce Penchard dans sa commune pour une opération
financée par l'État ( route de désenclavement) se sent pousser des ailes
et lance une nouvelle invitation, un nouveau rendez-vous, aux
responsables politiques pour le rejoindre au CESC demain mercredi à
I5h30. Thème : debriefing (sic!)concernant les discussions sur la
modification du mode de scrutin. Il a déja reçu une fin de non recevoir vendredi
dernier et ma foi, pas rancunier il tend l'autre joue. On verra s'il
reçoit la même rebuffade.


Fataua Val...sans la pluie !
En avant pour l'Energie thermique des mers
 
10h.00 La direction de la communication de la vice présidence
fait état de dégâts à Manihi
A la demande du maire de Manihi, Mme Maiarii Tehihira, le
vice-président Edouard Fritch a délégué sur place un de ses
collaborateurs, Clément Faarii, pour faire un état de la situation à la
suite de la forte houle et des précipitations qui affectent l’archipel
depuis lundi.
Des dégâts matériels sont d’ores et déjà à déplorer dans plusieurs fermes
perlières. Des pontons et des fare greffe ont été détruits partiellement
ou en totalité.
Par ailleurs, l’école primaire et le G.O.D ont été fermés par mesure de
précaution. Seuls les élèves internes originaires de Ahe, Takapoto et
Takaroa sont toujours accueillis.
Les habitants réfugiés au village
Le maire a effectué cet après-midi encore une tournée des habitations et
des fermes perlières afin d’alerter sur les conditions météorologiques qui
risquent de s’aggraver dans les prochaines heures. Plusieurs familles ont
quitté leur habitation au district pour s’abriter au village.
La commune a ainsi transformé la salle du conseil municipal en dortoir
pour ceux qui ne peuvent pas être accueillis dans leur famille au village
et un service de restauration a été mis en place.
Aux conditions météorologiques très difficiles, il faut ajouter que la
mairie ne dispose d’une réserve de carburant pour le fonctionnement du
groupe électrogène que pour les prochaines 72 heures. En effet, la
goélette Maris-Stella a du faire demi-tour en raison de la houle et n’a pu
débarquer les 18.000 litres de fuel commandés par la mairie.
D’autre part, les communications téléphoniques vers l’extérieur se sont
dégradées, le réseau Vini étant notamment saturé.
Un déplacement était prévu ce mercredi sur Ahe afin de prendre
connaissance de la situation sur place, mais il ne devrait pas être
possible en raison de l’aggravation de la situation météorologique.."
Mardi 2 février 2010
Opinion
Quand la Polynésie fait son ménage, qui
tient le balai ? L'Etat voyons.
On dépoussière avec une aussi grande certitude aujourd'hui qu'hier sur une
future loi électorale devant apporter la stabilité politique au pays. Un
consensus de satisfaction à l'image de celle manifestée hier par les
élus locaux, les parlementaires et le ministre des Tom/Dom de l'époque
pour la loi Estrosi. Souvenez vous des cocoricos, des beaux discours, des interviews télévisés des
parlementaires parisiens UMP se félicitant à qui mieux mieux de ce
sauvetage acrobatique de la Polynésie par le ministre en question surnommé
" "Beau sourire". Or le nomadisme qui a suivi a battu tous les records ! Aujourd'hui devant Marie Luce Penchard,
les politiques du Pays ont peut être fait semblant de renier leurs
incuries sans vraiment renier leurs convictions. C'est la flagellation
quotidienne par la population qui leur force la main.
Comme il est amusant d'entendre Jean
Christophe Bouissou évoquer "la transparence" dans les élections. "
Lorsque les listes se présentent, il faut absolument, si on conserve les
circonscriptions, que les électeurs aient une visibilité sur tous les
représentants d'une liste. Parce qu' aujourd'hui, on peut élire des
représentants aux Australes mais sans savoir avec qui ils vont travailler,
notamment les représentants des îles du Vent ou autre." Chapeau
l'artiste !
Il parle d'expérience et aurait du nous dire
avec qui il travaillerait lorsqu'il était au Ai'a Api avec Emile Vernaudon,
puis quand il a basculé sur le Tahoeraa avec Gaston Flosse, suivi d'une
autre cabriole vers le To Tatou Ai'a de Tong Sang, pour atterrir
enfin sur les genoux d'Oscar Temaru après avoir maudit le Tahoeraa
pour son rapprochement avec l'UPLD en 2007... En vérité le dicton
populaire est toujours d'une grande actualité " fait ce que je
dis, mais pas ce que je fais".
Jean Christophe n'est pas le seul dans ce cas,
ils ont été nombreux à se faire élire sur une liste qui leur donnait
toutes les chances de se maintenir dans le peloton de tête comme Armelle Merceron qui a sauté le pas avec arrogance quelques jours seulement après
son élection, Bruno Sandras , Michel Buillard idem, élus "orange +"
pour de longues années? Ils n'ont
pas fait voeu de mariage indissoluble avec ceux qui les ont élus. Est ce
concevable ? Certains juristes ne le croient pas.
Alors aujourd'hui,
demander au ministre de l'Outre mer d'inscrire dans la loi l'obligation
pour tel ou tel ,de travailler avec un parti, ou un groupe, c'est à dire
les lier pour cinq ans à un homme ou une majorité, n'est pas très réaliste
ou même constitutionnel. Ce serait pourtant super et drôlement rigolo si cela pouvait se faire !
Le grand gagnant encore et toujours au niveau
de son ego, c'est Oscar Temaru. Non seulement il est le seul élu à avoir
boudé les réunions, mais c'est le ministre qui se déplace dans son fief et
va à sa rencontre. Le boa et le petit lapin blanc qui n'ira pas mouiller
ses papattes dans les bidonvilles boueux de Faa'a. Ou les recoins où se
vendent paka, crack etc...De la misère. Dommage.
Cela dit, on se gardera de voir un tournant en
épingle à cheveux. Oscar Temaru a toujours été le champion pour mettre à
ses pieds les ministres de la République lorsqu'ils sont en visite. Il
s'est même payé le luxe il y a quelques années lorsqu'il était à Paris de
refuser l'invitation du président Chirac malgré un tapis rouge déroulé
sous ses pieds mais qu'il voyait orange.!
Bref, les missions, les palabres, tout
ce qui a été dit à Papeete et sera redit à Paris, vont se succéder dès le
mois de mars. Missions locales et parisiennes. De Paris à Papeete et de
Papeete à Paris aux frais des contribuables. Il faut bien entendre et
re-entendre tout ce beau monde en bonne stratégie politique, afin qu'en
finalité, comme pour la loi Maurin, ce virtuose de Nicolas Sarkozy
ne décide de quoi sera faite sa réforme électorale. Et ma foi,
c'est pas plus mal !

Réunion sur le projet de loi électorale

Attendez, j'ai un SMS du président...
16h.00 : Après sa visite du marché de Papeete et l'inauguration des
jardins de Paofai, Marie Luce Penchard est presque enthousiaste sur ce
message de confiance qu'apporte ses deux réalisations. L'une du maire de
Papeete, l'autre du gouvernement. Elle n'a pas hésité à dire aux
Polynésiens par rapport à l'instabilité qui sévit telle une maladie
politiquement transmissible depuis 2004 :
" Ayez confiance, on peut arriver à
rétablir cette stabilité dont la Polynésie, parce que lorsque vos élus se
mettent au travail et assument leurs responsabilités, on peut faire des
équipements au service des polynésiens. » .

Les patrons, eux, souhaitent des
élections en urgence, une fois votée la nouvelle loi électorale et son
verrouillage. Souhaitons que les espérances ne soient pas déçues
15h.00 Interrogé sur radio Tefana, Claude Marere, le
directeur de la communication du tavini a déclaré avec bon sens en
évoquant l'impôt sur le revenu :
« (...) Je voudrai quand même dire que la
CST, c’est une forme d’impôt sur le revenu. Il est très faible, mais on
peut s’en inspirer. Mais sinon, on peut créer carrément un vrai impôt sur
le revenu, ce qui demande quand même une bureaucratie coûteuse. Donc le
mieux c’est quand même de s’en passer. Effectivement, il faut trouver
d’autres sources que les taxes indirectes, il faut trouver des taxes
directes. Il n’y a pas de discours là-dessus. »
12h00 Communication du Haut commissariat :
Mme Marie-Luce Penchard, Ministre chargée de
l'Outre-Mer visitera le quartier de Fautaua Val, ce jour à 14h à Pirae
(près du stade Pater) - Politique de logement social -
Elle va toucher du doigt
dans ce quartier plutôt défavorisé l'urgence de la construction de
logements et la détresse de certaines familles. Comme en métropole. Le
froid en moins, la boue en plus.
Le
site " Tahiti referendum" s'est lancé dans un sondage sur la légalisation
du paka
Résultats du sondage :
Pour ou contre la légalisation et la règlementation du
pakalolo
du 27 janvier au 2 février 2010. Sur 296 participants
- 52% ont voté "pour"
- 38% ont voté "contre"
- 8% ont voté "j'hésite, il faut un débat"
Or on ne peut pas dire que
ce sont les quelques 300 planteurs de paka ou revendeurs qui surfent sur
internet et qui ont répondu à cette question ! . D'où un résultat assez
stupéfiant quand même.
10h.30 :Pour le Tavini,
remplir les caisses du territoire passe par l'impôt sur le revenu. Un dada
qui ferait fuir les quelques grosses entreprises qui tiennent encore le
coup et payent de multiples impôts. Les frais seraient plus importants que
les gains !
"L’impôt sur le revenu qui pourrait être la
seule bonne nouvelle pour la population, reste à trouver un parti
politique qui portera cette réforme qui pourrait avoir des allures de
révolution. Car la Polynésie est, au sein de la République française, la
seule collectivité qui apparaît encore comme un paradis fiscal puisque
n’imposant pas les personnes en fonction de leur revenu. Avec le système
d’imposition indirecte, tout le monde paye la même quote-part en fonction
des produits qui sont achetés et taxés à l’importation, et cela pénalise
bien évidemment les ménages les plus modestes au bénéfice de ceux qui
mènent et qui bénéficient de revenus les plus conséquents. "
Les idées du ministre pour
relancer le tourisme : célébrations religieuses pour les
jeunes mariés nippons sur une île en forme de coeur, Tupai. Et un peu plus
loin un casino pour touristes uniquement.
Fichtre quelle imagination !.
Les tours operators de Los Angeles sont déja
au garde à vous !
10h.00« Soutien confirmé de l’Etat dans le cadre de la
défiscalisation
du projet de câble sous-marin »

Lors de la réunion de travail sur les Etats Généraux de la Polynésie
française, la Ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard
marquant son appui au projet de câble sous-marin, a confirmé que ce projet
bénéficierait de la défiscalisation nationale.
Le Ministre de la reconversion économique en charge de l’économie
numérique, Teva Rohfritsch, se félicite du soutien de l’Etat, confirmant
ainsi que les discussions entamées, lors de sa mission à Paris en janvier
dernier, avec la Ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, la
Secrétaire d’Etat chargée du développement de l’économie numérique,
Nathalie Kosciusko-Morizet, et le Ministre du Budget, Eric Woerth ont
porté leurs fruits. Et que le nouveau climat de confiance établi entre les
responsables de l’Etat et ceux du Pays augurent de discussions
constructives en perspective de partenariats sur les dossiers relatifs au
développement de l’économie numérique.
La prochaine étape du projet de câble est la bonne fin des démarches
administratives auprès des autorités américaines pour l’obtention des
autorisations définitives.
9h.00
Quito Braun Ortega : la mouche du coche !
« Le directeur de la
communication du Tavini Claude Marere précise dans une lettre adressée
aux quotidiens, qu'Oscar Temaru n'a jamais tenu dans l'hémicycle les
propos qu'on lui prête sur la légalisation du pakalolo. Ce qui est
exact. Toutefois, était ce une boutade, il avait le soir même déclaré
sur Télé Polynésie " On pourrait le légaliser uniquement pour les
étrangers". Il n'en fallait pas plus pour que cette déclaration
fasse le buzz à Paris !
Ci-après ce que Monsieur Oscar Temaru
a réellement dit au journal télévisé de TNTV :
« Il y a des pays en Europe qui ont
légalisé la vente de paka. C'est peut-être un moyen pour donner du travail
à nos jeunes, de pouvoir vendre ça, mais aux étrangers. »
(
Ne serait-il pas
plus simple que M. Temaru reconnaisse qu’il a dit une "grosse bêtise",
qu’il déclare et confirme qu'il est contre la "légalisation du paka" en
Polynésie française, et qu’il s’excuse pour tout de "brouhaha" et pour
les troubles que cela a suscité au sein de la population (surtout au
sein des familles avec des enfants)… !
.jpg)
Marie Luce Penchard ministre de l'Outre mer à son arrivée à
Tahiti
Lundi
1er février 2010
.jpg)
Opinion.
C'est en novembre 2009 que Nicolas Sarkosy annonce la nomination de
Marie Luce Penchard au rang de ministre auprès du ministre de l'Intérieur.
Elle passe ce jour là de Secrétaire d'Etat n'ayant pas le droit d'assister
au conseil des ministres à la fonction beaucoup plus enviable de
"ministre" Ce n'est pas une énarque et elle n'est pas bardée de
diplômes. Maitrise de sciences économique et administrateur territorial,
elle poursuit pourtant une carrière politique intense. La politique, elle
baigne dedans depuis son plus jeune âge avec sa mère la sénatrice- maire,
chiraquienne, Lucette Michaux Chevry. Pas une femme, un tourbillon,
aujourd'hui apaisée et qui administre au mieux sa commune de Basse terre.
Marie Luce embrasse la carrière administrative d'abord, politique
ensuite en Guadeloupe bien sûr. Elle grimpe les échelons de la fonction
territoriale rapidement pour arriver en 2007 chargée de mission à la
présidence de la République et devient , du fait de ses origines,
conseiller technique à la présidence de la République pour l'Outre mer.
Fonction qu'elle occupera jusqu'en 2009. Mais curieusement les
Guadeloupéens boudent Marie Luce Penchard. Après tout on est jamais trahi
que par les siens. Mais loin d'être rebutée, elle s'accroche à son job et
à ses concitoyens afin de faire pencher la balance de la sympathie en sa
faveur.
Elle effectue aujourd'hui un premier séjour dans cette
Polynésie française, à la fois réputée "pervertie" en politique , bridée
dans son évolution depuis 2004, tapie dans ses certitudes depuis la nuit
des temps, tonitruante dans sa cacophonie politique et ses piloris bien
garnis mais si accueillante. Toutefois pourquoi se déplacer lors d'une
conférence de presse quand les quotidiens de la place donnent les
réponses à toutes les questions qui se posent ?
Des règles renforcées sur la motion de
défiance pour freiner les élus.
Non définitif à l'élection du président du Pays au suffrage universel,
Consensus
ou pas, les réformes c'est à Paris qu'elles se font,
On ne peut pas vouloir l'autonomie
institutionnelle sans l'autonomie économique
L'augmentation de la DGDE, pas encore arrêtée
Que le gouvernement polynésien cherche de
nouvelles ressources ( Oscar en a trouvé !)
Plus d'argent de l'Etat ? Prenez donc vos responsabilités
La libéralisation du paka ? C'est pas sérieux.
L'indépendance et le processus d'auto
détermination ? le président ne franchira pas cette ligne là L'outre mer
est français et restera français.
Ah oui, elle va en entendre Marie Luce avec tous ces élus qui
veulent
une réforme de leur mode de scrutin et du mode de fonctionnement
institutionnel local afin de garantir plus de stabilité aux majorités
élues, comme si d'un coup de baguette sarkosyste on pouvait changer
les mentalités des girouettes, des gourmands, des ambitions effrénées de
pouvoir des uns et des autres, des certitudes, chacun étant persuadé être
le meilleur et gagner haut la main le jack pot s'il était élu au suffrage
universel ce qui garantirait au gagnant, mais pas à l'Assemblée, au
moins cinq ans de stabilité !
Est ce de l'amnésie, mais n'est ce pas une prime majoritaire de 20%
qui avait fait boire le bouillon à Gaston Flosse en 2004 avec tous les
reproches des autonomistes allant de pair ? Et oui ! Pourtant les élus
sont prêts à re-tenter l'expérience. D'autres pensent qu'il faudrait faire
le contraire et abaisser le pourcentage de voix à obtenir pour
accéder à la répartition des sièges de l'Assemblée afin de favoriser les
partis moins importants mais qui méritent d'être représentés. C'est l'Etat
de toutes manières qui coupera le gâteau.
Pendant ce temps Oscar Temaru, la rancoeur aux tripes n'a que faire
d'une stabilité où il n'occupe pas la fonction première. Idem d'ailleurs
pour GTS et pendant que le Haut commissaire parle de "confiance retrouvée"
( sic!), Oscar Temaru crache sur le processus de néo-colonisation après
160 ans d'asservissement et "une France qui n'a pas assumé sa
responsabilité comme tous les pays colonisateurs" (Les Etats
généraux). Qu'il nous soit permis de nous demander où en serait la
Polynésie si elle était aussi seule que Haïti avant le tremblement de
terre. Et le leader indépendantiste de marteler "
Indépendants, les Polynésiens ont tout pour vivre heureux dans ce pays".Il
est vrai que les dieux nous épargnent à chaque fois que nous frôlons une
catastrophe météorologique, mais pourquoi si nous pouvons être si
heureux seuls, sans une grande nation solidaire, quémandons nous toujours
plus d'argent à la France ? Y compris Oscar lorsqu'il était au pouvoir ?
Mystère....
Bref, ces quelques lignes pour souhaiter un bon séjour au ministre
de l'Outre mer et lui donner un conseil : qu'elle n'oublie pas de prendre
une pastille de vitamine C tous les matins pour tenir le choc des
lamentations.

Quant au sénateur Flosse, il s'est envolé pour la capitale vendredi
dernier où l'attendent des rendez-vous importants amicaux et
professionnels. Du coup, il soulage d'autant la ministre de l'outre mer,
aussi bien que lui même, d'avoir à faire bonne figure pendant cette visite
ministérielle !
.jpg)
Mais la
ministre de l'Outre mer recevra sans doute aussi les hommages d'une
invitée surprise " Oli" ,attendue prochainement!

Attention.... pas sur la bouche quand même !
18h.40 Selon la prévision actuelle, le phénomène OLI
s’intensifierait pour atteindre demain mardi en milieu de journée le stade
de cyclone tropical. Oli passerait dans la nuit de mardi à mercredi à
proximité de l’île de Scilly, avant de poursuivre sa route entre
l’archipel de la Société et l’ouest des îles Australes, étant rappelé
qu’une incertitude de plus ou moins 300km affecte la prévision.
18h.30 Le directeur de la communication du Tavini Claude
Marere précise dans une lettre adressée aux quotidiens, qu'Oscar Temaru
n'a jamais tenu dans l'hémicycle les propos qu'on lui prête sur la
légalisation du pakalolo. Ce qui est exact. Toutefois, était ce une
boutade, il avait le soir même déclaré sur Télé Polynésie " On pourrait
le légaliser uniquement pour les étrangers". Il n'en fallait pas plus
pour que cette déclaration fasse le buzz à Paris !
18h.00 Lors
du point presse qui s'est tenu à I7h30 Marie Luce Penchard a précisé le
calendrier concernant les réformes programmées. Si le projet de loi sur le
nouveau scrutin devrait bien voir le jour fin 2010, un arbitrage pourrait
se tenir à Paris en septembre. Fin octobre la ministre de l'Outre mer
pourrait revenir afin de parachever le texte avec les élus à Papeete.
Elle n'a pas caché que la DGDE risquait de ne pas être augmentée. Elle
sera néanmoins maintenue à I8 milliards dont 60% au fonctionnement, 34%
aux investissements et 6% aux communes. Toutefois, Marie Luce Penchard
a laissé entendre qu'une augmentation de la partie du "fonctionnement" de
cette DGDE pourrait être envisagée afin que le gouvernement puisse
faire face à ses problèmes sociaux. Malgré tout, la dette de l'Etat soit
un rattrapage de 8,5 milliards de retard sera réglé sur deux ans au lieu
des cinq prévus initialement.
Marie Luce Penchard rencontrera Oscar Temaru demain en début d'après midi
si le cyclone prévu le lui permet !
17h.00A l'issue de sa rencontre avec les représentants de la
plupart des formations politiques polynésiennes au sujet de la réforme à
venir de la loi électorale, la ministre chargée de l'Outre-mer a présenté
un calendrier précis de travaux. Le nouveau texte pourrait ainsi voir le
jour à la fin de l'année 2010. D'éventuelles élections anticipées ne sont
pas programmées comme l'avait évoqué le député Sandras sur télé
Polynésie..
16h.00 Jean Christophe
Bouissou dans une interview à Tahiti presse à la suite de la rencontre
entre le ministre de l'Outre mer et les présidents de groupes politiques a
déclaré concernant l'UPLD qui n'était pas présente, bien qu'invitée à
cette réunion sur la réforme du mode de scrutin :
Concernant
cette absence, nous sommes d'accord pour que la ministre puisse recevoir à
part le parti Tavini huiraatira et son président (Oscar Temaru). Il faut
que ces discussions soient partagées par l'ensemble des forces politiques.
Ne faisons pas l'erreur de mener des discussions qui peuvent être
interprétées comme étant, je dirais, un peu une déchirure politique sur
les questions qui sont essentielles et qui concernent l'avenir du Pays.
Par ailleurs JCB a donné un élément qui rejoint le point de vue de Quito
Braun Ortega concernant les archipels :
Lorsque des listes se présentent, il faut
absolument, si on conserve les circonscriptions, que les électeurs aient
une visibilité sur tous les représentants d'une liste, quelles que soient
les circonscriptions. Parce que aujourd'hui, on peut élire des
représentants aux Australes mais sans savoir avec qui ils vont travailler,
notamment avec les représentants des Îles du Vent ou autre. (…). Nous
avons passé deux heures de discussions dans une ambiance très positive, et
il y aura donc d'autres rencontres avec la mission d'experts qui doit
arriver.
14h.00 :Philippe
Gosselin,
députe de la Manche et secrétaire de la commission des lois en charge de
l’Outre-mer
est satisfait
de constater qu'un consensus s'est dégagé depuis l'arrivée au
pouvoir de Gaston Tong Sang et d'Edouard Fritch sur la réduction du
nombre de représentants. On parle d'une dizaine de représentants en moins,
un chiffre raisonnable. " Cela me parait vraisemblable" a déclaré
le Secrétaire de la commission des lois. Contrairement à certains
qui évoquaient une circonscription unique, Philippe Gosselin penche plutôt
pour le maintien des différentes circonscriptions afin que toutes les îles
soient représentées. Le mandat du président du Pays sera-t-il réduit à
deux non renouvelables ? L'âge des candidatures à cette fonction
sera-t-il limité à 70 ans et à combien en pourcentage sera fixée la prime
majoritaire ? Autant de questions qui seront étudiées ultérieurement.
L'État a un an pour trouver le ton de la stabilité politique en Polynésie
française sans pouvoir changer le logiciel mental des élus sur lequel tout
repose !
.jpg)
13h40
Dernière info sur Oli
La puissance d’Oli est actuellement
évaluée en vents constants à plus de 90 kilomètres heure au centre du
phénomène, avec des pointes à 110 kilomètres heure, selon les mêmes
sources qui précisent que la vitesse de déplacement du phénomène est de 17
nœuds (31 kilomètres heures) en empruntant une direction Est, en direction
de la Polynésie française.
12h.00 Blog Le
veilleur. Savoureux...
Info ou Intox ?
Nous avions déjà évoqué ici (note du 14
novembre 2009) le fameux et dispendieux Air Sarko One. Nous sommes dans la
phase d’aménagement grand luxe (l’intérieur sera décoré de cuir de
Cordoue, l’ébénisterie confiée à la maison bordelaise Catherineau) et des
équipements électro-ménagers. Le site impots-utiles.com avait mentionné
une machine à café à 25.000 euros (je n’ai pas vu la facture, cela dit).
Ces derniers temps, un autre élément indispensable excite la Toile. C’est
François-Xavier Ajavon qui le relève sur le site Causeur : “L’info a
failli passer inaperçue. Le quotidien Les Dernières Nouvelles d’Alsace
nous apprend que l’avion destiné aux voyages présidentiels serait en train
d’être équipé d’un four à pizza. D’après nos confrères, il s’agirait d’une
demande émanant directement de l’Elysée.” Un four à pizza pour Air
Sarko One. Je suis d’accord, ce n’est pas l’info du siècle. Mais c’est
savoureux et Gérald Andrieu se délecte sur Marianne2 .
9h.
Commentaire et propositions de Quito Braun ortega
En analysant bien la situation politique
(électorale) depuis 2004, date de l’introduction d’une prime majoritaire
dans nos élections territoriales, c’est bien depuis ce moment là que cette
« instabilité politique » s’est manifestée aussi fortement et aussi
fréquemment… !
Pendant les 25 années qui ont précédé cette
réforme statutaire et électorale de 2004, aucune « instabilité politique
durable, voire institutionnelle de cette amplitude » n’avait existée… !
Pourtant c’était déjà les
mêmes personnes et les mêmes partis politiques…!
Ainsi, il me semblerait
préférable de favoriser « l’Expression Démocratique » dans notre petit
Territoire par l’émergence sous leurs propres étiquettes, de plusieurs
« petits/nouveaux partis politiques » qui devront ensuite se mettre
éventuellement d’accord, avec d'autres, sur un programme de majorité et
de gouvernement d’une façon transparente… !
Sans évidemment oublier le
deuxième volet de la réforme voulue par le président de la
République :
« Je vais engager cette
année une réforme de leur mode de scrutin et
du mode de fonctionnement institutionnel local afin de
garantir plus de stabilité aux majorités élues, et donc une capacité à
envisager l'action politique et publique dans la durée… ».
J’ai aussi quelques autres idées
précises sur les réformes/modifications institutionnelles et électorales à
apporter à nos textes que je résumerai succinctement de la façon suivante
:
- Un électeur ou une électrice, quelque soit le lieu de sa résidence, doit
avoir le même poids électoral dans toute la Polynésie française ;
- La mise en œuvre du « principe de la "Collégialité" » dans le
fonctionnement de nos Institutions…!
Certes ces
"outils" seront toujours perfectibles mais ils ne seront efficaces que
par la compétence, l’intégrité, le travail, la discipline, le sens de
l’intérêt général, etc…, des femmes et des hommes qui auront la lourde
charge d’utiliser ces "outils", et d’initier cette "Rénovation"
indispensable pour notre petit Fenua, laquelle "Rénovation" pourrait
prendre facilement le temps d’une génération… !
Dimanche 31 janvier 2010
Le P.K.0 de la Cathédrale

Samedi 30 janvier 2010
Opinion :
Le " Hau Noa", c'est quoi ?
Aaaah ! C'est le parti de Bruno Sandras
dont nous devions rester "baba d'admiration" en apprenant les noms des
responsables du bureau directeur. Et puis il a fait pschitt....
Heureusement, il a au moins une groupie, une certaine Taina, fidèle
lectrice, qui regrette vivement que nous n'ayons pas cité le nom de
son idole " Bruno Sandras" dans la liste des rencontres politiques de
Marie Luce Penchard. Or n'ayant fait que relever le programme de la visite
du ministre de l'Outre mer sur le site du ministère pour les lecteurs de
Tahiti Today, ce détail, ô combien important, nous avait échappé
mais que l'oeil affûté de cette "aficionado" au féminin a tout de suite
remarqué. C'est beau l'amour !

En attendant,
Sandras qui n'a de cesse de marteler qu'il
tient sa légitimité des électeurs, au cas où on l'aurait oublié, on se
souvient même qu'ils étaient essentiellement Tahoeraa , prévoit des
élections anticipées. Va falloir que les députés au palais Bourbon se
mettent au boulot fissa ! Nous avons une chose en commun pourtant le
"niet" à l'élection d'un président élu au suffrage universel.
Quito Braun Ortega, lui,
toujours vigilant , remarque que le président de la République avait
annoncé :
« Je vais engager cette année
une réforme de leur mode de scrutin et du mode de fonctionnement
institutionnel local afin de garantir plus de stabilité aux majorités
élues, et donc une capacité à envisager l'action politique et publique
dans la durée… ».
Il espère en conséquence que ce
n'est qu'un oubli rédactionnel et que la ministre de l'Outre mer évoquera
aussi la réforme "du mode de fonctionnement institutionnel local"…
En effet, il estime que les deux "réformes" doivent intervenir
concomitamment pour être le plus efficace possible. Et il n'a pas tort.
Cela en fait des choses à régler avant 2013 !
Bref
cette chère Polynésie traverse des turbulences
politiques et climatiques ( on échappe encore au cyclone annoncé) dont
finalement elle se sort moins mal que d'autres à condition, au plan
politique en tous cas, qu'elle épouse enfin raison et bon sens qui
n'attendront pas longtemps les trainards. C'est aujourd'hui cette même
nécessité qui fera passer les mauvais caps où l'on s'est fait drosser par
le passé. Parfois en douceur parfois avec plaies et bosses.

« Projets de Centrale d’énergie
photovoltaïque : reçus 13/13 »
Le ministre de la reconversion économique, en charge des technologies
vertes, Teva Rohfritsch a présidé la commission territoriale de l’énergie
qui s’est tenue le 28 et 29 janvier 2010.
A l’ordre du jour : 13 projets de centrales photovoltaïques soumis ont
reçu un avis favorable de la part de la commission.
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L’ensemble de ces projets totalisera une production estimée à 21,7 GWh. A
titre indicatif, la consommation électrique totale de l’île de
Tahiti fut en 2008 de 487 GWh. Pour cette seule commission, la réalisation
des 13 projets permettra une substitution par le solaire de 4,5% de la
consommation électrique de l’île de Tahiti avec des pointes pouvant
atteindre près de 10% durant les journées ensoleillées .
Par ailleurs, ces dossiers représentent un investissement total de 10,5
milliards de F CFP. Ils représentent aussi la plus importante puissance
photovoltaïque jamais examinée depuis la création en 1981 de la commission
de l'énergie.
La réalisation de ces projets, programmée en 2010, offrira un potentiel de
création de plusieurs centaines d'emplois (terrassements, aménagements,
réseaux, électricité, emplois administratifs de suivi), et développera un
volume important d’investissement.
Ces projets exploitant une énergie renouvelable propre et inépuisable
présentent un intérêt énergétique évident pour le Pays. En effet, la
production qui en découlera, permettra de diminuer substantiellement les
importations d'hydrocarbures et de réduire simultanément le déficit
commercial ainsi que les subventions relatives à la stabilisation du prix
des hydrocarbures. Elle contribuera par conséquent à améliorer le niveau
d'autonomie énergétique du Pays dans un contexte d’appréciation
structurelle du prix de l’énergie d’origine fossile.
L’implantation géographique de la majorité des projets (60%) localisée
dans la zone avoisinante de la presqu’île s'explique notamment par une
disponibilité foncière accrue, en surfaces et en prix.
Cependant, cette zone à faible densité urbaine présente aussi une capacité
limitée d’absorption des productions électriques additionnelles par le
réseau de distribution compte tenu de la faiblesse de la consommation
électrique avoisinante (6% de la consommation de l’île de Tahiti contre
84% pour la zone urbaine élargie).
Pour résoudre cette difficulté technique, le ministère de la reconversion
économique, en charge de l’énergie a sollicité les expertises de
l’opérateur EDT et de la TEP afin de faciliter l’injection des nouvelles
productions sur le réseau électrique.
La prochaine étape consiste pour ces projets à recueillir l’approbation du
Conseil des Ministres. Celui-ci appréciera au delà des aspects techniques
traités en commission, les projets dans leur globalité (faisabilité
financière, aménagement du territoire, impact en termes d’emplois)
Aéroport de
Tahiti-Faa’a : Mme Penchard hors la loi ?
Commentaire du Tavini
L’assaut mené par la société Égis, et dans les sphères de
l’État, pour dépouiller la Polynésie de l’outil majeur de son
développement se poursuit dans le plus grand flou. La réponse du ministre
de l’outre mer à la question orale du député Bruno Le Roux (PS) ce 27
janvier en témoigne. Mme Penchard devra s’expliquer lors de son
passage.
Doutant de l’impartialité de l’État, le député Bruno Le
Roux demande à la ministre de l’outre mer dans quels délais l’État compte
prendre le décret classant Tahiti-Faa’a aéroport international et donc non
transférable à la Polynésie française.
Réponse de Mme Penchard :
« La loi de décentralisation des aéroports de
2004 n’est pas applicable en Polynésie Française. Il n’est donc pas
nécessaire juridiquement d’exprimer l’appartenance de l’aéroport de Tahiti
à l’État dans le décret d’application désignant les aéroports d’intérêt
national ».
Faux, la loi de 2004
s’applique. Voir plus loin avec l’exemple des autres aéroports. Par
ailleurs un décret en conseil d’État ne s’annule que très difficilement et
cela prend du temps.
« Il
n’existe pas de collectivités d’outre-mer qui ne bénéficient d’un aéroport
géré sous la responsabilité de l’État. Ce principe élémentaire est la
garantie de la continuité territoriale et de la solidarité nationale ».
La continuité territoriale a bon dos. Encore faux, 2 collectivités
territoriales disposent d’un statut particulier. La Nouvelle Calédonie
dont l’aéroport de Tontouta a vu sa concession renouvelée et la Polynésie
dotée d’un statut d’autonomie élargie.
« l’État a souhaité
imposer la préservation des emplois et la reprise par le futur
concessionnaire des personnels de la Setil aéroport ».
La Polynésie
n’a jamais envisagé de se défaire d’un personnel formé et opérationnel
depuis 43 ans !
Rappelons ici les
extraits de la note adressée au haut commissaire par un technicien, haut
fonctionnaire de l’État, directeur de l’Aviation Civile, donc connaissant
parfaitement les textes. Elle devait rester confidentielle.« la
compétence de l’État sur cet aéroport n’est pas encore formalisée au sens
de l’alinéa 9 de l’article 14 de la loi organique 2004-192 du 27 février
2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie française. Il faut pour
cela un décret ». C’est on ne peut plus clair. Et plus loin : « Un
décret déclarant l’aéroport de Tahiti Faa’a installation aéroportuaire
d’intérêt national et complétant les modalités de transfert doit être
pris ». Qu’en pensent Mme Penchard et son conseiller, ancien cadre
d’Égis recruté en décembre 2009. « Ce décret déclenchera le
processus de transfert des 3 autres aérodromes d’État ». Le beurre et
la crémière pour Égis et les 3 pots vides pour les Polynésiens !
La
question se pose : pourquoi, si la loi de 2004 ne s’applique pas à la
Polynésie, l’État garderait l’aéroport de Tahiti-Faa’a et nous larguerait
les plates formes déficitaires de Raiatea, Bora Bora et Rangiroa ?"
Vendredi 29 janvier 2010
Opinion
Dominique de Villepin subira un second
procès après la décision du parquet de faire appel de sa relaxe dans
l'affaire Clearstream, un nouvel écueil que l'ancien Premier ministre
impute à "l'acharnement" et à "la haine" de Nicolas Sarkozy à son
encontre.
Au lendemain du jugement du tribunal correctionnel de Paris innocentant
Dominique de Villepin, le procureur a annoncé sur Europe 1 qu'il
interjetait appel au motif "qu'il reste encore une part de vérité à
faire émerger" dans cette affaire de manipulation de faux listings
bancaires dans laquelle Nicolas Sarkozy était partie civile. Me Metzner
dénonce " une manipulation politique" Quant à Dominique de Villepin
il a déclaré sur RMC : "Je connais bien Jean-Claude Marin, je le
connais en tout cas suffisamment pour savoir que ce n'est pas sa décision",
En politique, l'émotion n'a pas sa
place. C'est, en fait, l'exception qui confirme la règle établie par les
scientifiques. Ceux ci, en effet, ont découvert l'importance de la
dimension affective dans le processus de décision ! On constate pourtant
le manque d'émotion de certains chefs d'Etat à commettre des atrocités
aussi bien en tant de paix qu'en temps de guerre et par la haine et les
rancoeurs qui animent les combats politiques ou religieux. Pas d'émotion
donc pour se débarrasser de ses adversaires, les processus mentaux
fonctionnent à plein rendement et font mentir le voyage au centre du
cerveau humain des scientifiques. Bref tout ça pour dire que l'ancien
premier ministre va devoir réviser ses sentiments " pas de rancoeur" et "
sans rancune". C'était hier.
De procès en procès les "émotions" sont
diverses et variées. Celui qui fait l'actualité d'aujourd'hui à Tahiti,
concerne le naufrage du Tahiti Nui IV le 2 septembre 2003 avec pour acteur
principal Rere Puputauki . La violence du réquisitoire du procureur Lefort
contre les accusés dont l'adjoint à l'administrateur des Affaires
maritimes pour avoir délivré un permis de navigation, contre les experts
et les petits chefs, violence conditionnée par la noyade de sept marins et
les révélations pathétiques de l'enquête est justifiée. Vétuste pour ne
pas dire pourri, ce navire n'aurait jamais du naviguer. On est sidéré,
stupéfié par tant d'irresponsabilités et par les pratiques de galériens
obéissants au doigt et à l'oeil à leur chef, celui qui rythmait la cadence
Réré Puputauki, L'avocat général a requis la confirmation des peines pour
chacun des prévenus, amendes, prison avec sursis et prison ferme selon les
degrés de responsabilité des uns et des autres. Un vrai gâchis que ce
drame et cet amalgame d'infractions dignes des négriers.
Ce que dénonce depuis plus de 10
ans Eric Laroche prend aujourd'hui toute sa signification dans une
autre affaire où il n'y a pas, fort heureusement, mort d'hommes mais
spoliation : la SACEM rompt avec la SPACEM ! "Sans ce contrat de
réciprocité la SPACEM n'a plus lieu d'exister n'en déplaise au délégué qui
continue de s'accrocher à son fauteuil en ruine !" a fait savoir
l'ancien producteur de musique locale Eric Laroche qui ajoute :" C'est
bientôt la fin d'une gestion cataloguée " scandaleuse et catastrophique"
ayant coûté plus de 900 Millions de FCP aux vrais ayants droits, ruiné le
secteur de la production des contenus culturels et paupérisé les artistes.
Il suffit de constater la créativité d'aujourd'hui par rapport aux années
1990/2000.
Eric Laroche est à l'origine de la plainte ayant aboutie à la nomination
de l'administrateur judicaire et des conclusions sans appel de l'audit
"ne peut qu'aller dans le sens de la logique normale des choses et dans
l'intérêt des créateurs et non des dirigeants et de quelques uns".
Reste maintenant à mettre en oeuvre la stratégie de sauvegarde de
protection et de valorisation des contenus culturels , stratégie validée
en Conseil des ministres en décembre 2009 et au gouvernement à soutenir la
création d'une nouvelle structure de gestion collective en accord avec la
SACEM.

16h 30
Mme Marie-Luce Penchard,
ministre chargée de l’Outre-mer se déplacera en Polynésie Française du
lundi 1er février au jeudi 4 février 2010.

Mme Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer se déplacera en
Polynésie Française du lundi 1er février au jeudi 4 février 2010. Il
s’agit de sa première visite en Polynésie française en qualité de
ministre. Plusieurs thèmes sont à l’ordre du jour de ce déplacement : la
réforme de la Dotation globale de développement économique, la réforme du
monde de scrutin annoncée par le Président de la République lors de ses
vœux aux Outre-mer, le logement, le développement endogène et les suites
du Conseil interministériel de l’outre-mer. Mme Marie-Luce Penchard sera
accompagnée par M. Philippe Gosselin, député de la Manche, secrétaire de
la Commission des lois et M. Eric Doligé, sénateur du Loiret, membre de la
Commission des finances, membre de la Délégation sénatoriale aux
collectivités territoriales et à la décentralisation
Programme
Dimanche 31 Janvier 2010
23h00 Arrivée par le vol TN 007, accueil par le Haut-Commissaire,
le Président de la Polynésie française et les parlementaires. (Bref point
presse au salon d’honneur)
Lundi 1er Février 2010
8h00 Cérémonie au Monument aux morts de Papeete, 8h30 Rencontre avec le
Président de la Polynésie française, M. Gaston Tong-Sang, 9h30 Rencontre
avec le Président de l’Assemblée de la Polynésie française, M. Philip
Schyle, 10h30 Réunion de travail consacrée à la réforme électorale –
Résidence de Papeete - 15h30 Echanges sur les suites des Etats généraux de
l’Outre-mer en Polynésie française et sur les décisions du Comité
Interministériel de l’Outre-mer du 6 novembre 2009 – Résidence de Papeete
- 17h30 Point presse - Résidence de Papeete - 19h00 Journal télévisé de
RFO
Mardi 2 Février 2010
7h00 Visite du marché de Papeete à
l’invitation du Député-maire de Papeete, M. Michel Buillard 8h00
Inauguration du Foyer d’hébergement de Vaitavatava-Matairea à Papeete 9h00
Inauguration du front de mer de Paofai 10h00 Rencontre avec Mme Raymonde
Raoulx, Présidente du Conseil Economique Social et culturel (CESC) 10h30
Rencontre avec les partenaires sociaux - Résidence de Papeete - 12h00
Déjeuner avec des chefs d’entreprise - Résidence de Papeete - 15h45 Visite
de la commune de Papara, chantier du plan de relance (route de
désenclavement) 18h25 Journal télévisé de TNTV 20h00 Prise d’armes et
dîner au Groupement du Service Militaire Adapté (GSMA). - Mahina
Mercredi 3 Février 2010
7h50 Décollage pour Rurutu (Iles Australes) 10h00 Visite de la commune
avec M. Frédéric Riveta, Maire de Rurutu, Ministre de l’économie rurale,
en charge de l’agriculture, de l’élevage, des forêts et de la promotion
des agro bio technologies 14h00 Retour vers Papeete 16h15 Signature d’un
protocole Energie Thermique des Mers (ETM), suivie d’une conférence de
presse - Résidence de Papeete - 17h15 Réunion de travail consacrée à la
lutte contre la délinquance et l’insécurité avec le Haut-Commissaire, le
Procureur Général, le Procureur de la République, le Directeur de la
sécurité publique et le Commandant de la gendarmerie -Résidence de
Papeete-
Jeudi 4 février 2010
8h00 Décollage pour Bora-Bora (Horaire à confirmer) 9h15 Visite de la
commune avec le Maire, M. Gaston Tong Sang et le conseil municipal de Bora
Bora suivi d’un déjeuner avec le maire et les élus municipaux 13h45
Décollage pour Raiatea 14h00 Accueil à l’aéroport d’Uturoa-Raiatea 15h00
Visite du site du Marae de Taputapuatea (procédure en cours d’inscription
au patrimoine de l’UNESCO) 16h00 Visite d’une exploitation de vanille
17h10 Remise des insignes d’Officier du Mérite agricole à « Mamie » Jeanne
Chane, préparatrice de vanille et de Chevalier du Mérite agricole à Mme
Odette Tauatiti, productrice de vanille. 17h45 Décollage vers Papeete
23h30 Décollage vers ParisJ
15h00
Luc Faatau ancien responsable de la Spacem répond à Eric
Laroche. Nous avons enlevé de sa réponse les quelques attaques
personnelles qui ne regardent pas la Spacem..
"Je me vois contraint de réagir à
l'intervention infondée de Monsieur Eric LAROCHE, ancien producteur de
musique judiciairement liquidé (...)
N'en déplaise à ce monsieur, clairement affiché comme le bras armé de la
SACEM, la SPACEM s'en sortira sans la SACEM qui ne lui apporte rien depuis
près de 20 ans puisque 90% des sommes distribuées aux sociétaires
polynésiens proviennent de l'exploitation de leurs oeuvres dans le Pays.
Ce monsieur ne rêve que de devenir Directeur de la SPACEM alors qu'il sait
parfaitement qu'il n'a aucune chance pour défaut de diplôme, d'une part, à
cause du rejet hyper massif des sociétaires, d'autre part. En tous les
cas, le dernier mot reviendra aux membres de la SPACEM alors que ce
monsieur a préféré transférer, en 1995, son dossier en Métropole pour
mieux s'y cacher et éviter de faire savoir qu'il était un des gros
bénéficiaires des droits d'auteur. Il n'a jamais touché autant d'argent
que depuis l'installation du DG actuel (quelle ingratitude!). Il n'est
donc plus sociétaire et n'a plus droit à la parole dans notre société.
Je ne peux que conseiller à ce monsieur de se taire ou de bien réfléchir
avant de s'exprimer et d'arrêter de vomir autant de mensonges.
Je vous remercie, Madame Christine Bourne, de faire connaître aussi à vos
lecteurs, dont j'en fais partie, mon opinion. J'avais décidé de ne pas
réagir auparavant mais, désormais, je réagirais à chaque attaque."
9h.00
René Dosière épingle à nouveau les comptes de la machine
Sarkozy
Alors que le gouvernement mène une politique
drastique de réduction du nombre des fonctionnaires dans les
administrations, l’analyse approfondie du document budgétaire consacré aux
cabinets ministériels montre que les effectifs globaux des cabinets ont
augmenté, eux, de 11,1% en 2009.
S’agissant des rémunérations, l’augmentation atteint la progression
vertigineuse de 56,8% (38,6 millions d’euros contre 24,6 millions
en 2008).
En outre, les indemnités de sujétions particulières (autrement dit les
primes de cabinet) augmentent de 20,6% (31,7 millions en 2009 contre 26,2
millions en 2008). Ces augmentations démesurées sont incompréhensibles
dans la période de crise qui frappe durement les Français.
Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses
administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie :
les emplois d’intendance (cuisiniers, hôtellerie) augmentent de 17,8% et
on compte un chauffeur pour deux collaborateurs de cabinet !
Quelle confiance peut-on accorder à un gouvernement dont la devise est :«
Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. » martèle le
député Dosière.
Réunion de majorité pour définir
la réforme de la loi électorale. Echec à la réunion proposée par le député
Sandras qui n'aura attirer que les leaders des partis minoritaires. Si la
ministre des Dom/Tom Marie Luce Penchard prend le risque de venir en
Polynésie en pleine dépression tropicale annoncée pour le week end, elle
trouvera des élus divisés sur la réforme que compte mettre en place
le président Sarkozy. Ce qui permettra à celui-ci de trancher dans le sens
qu'il souhaitera donner à cette future loi.
Haïti : violeurs et pédophiles en action
( Là non plus pas d'émotion !)
A la faveur du black-out qui sévit sur la
capitale d’Haïti, des bandits en profitent pour harceler et violer femmes
et jeunes filles réfugiées sous les tentes », dénonce à l’AFP Mario
Andrésol, jeune directeur de la police haïtienne. Il n’y a pas de chiffres
disponibles, mais des organisations de femmes de Port-au-Prince ont déjà
dénombré des cas et alerté des instances de l’ONU en Haïti. « Nous avons
plus de 7.000 bandits dans les rues qui se sont échappés de la prison
centrale le soir du séisme. Nous avions mis cinq ans pour les appréhender,
ils sont dans la nature aujourd’hui et vont constituer une source de
problèmes », craint le chef de la police.
Seule force de sécurité nationale forte de 8.000 membres environ, la
police haïtienne compte de nombreuses victimes dans le séisme et tente
aujourd’hui de travailler avec un effectif choqué et réduit de moitié. «
Nous avons perdu 70 policiers et près de 500 sont toujours disparus alors
que 400 ont été blessés », a indiqué Mario Andrésol qui a pris ses
quartiers dans un commissariat proche de l’aéroport de Port-au-Prince, la
direction générale ayant été détruite. Sur un peu plus de 6.000 policiers
affectés à la région de Port-au-Prince pour plus de trois millions de
personnes, seuls 3.433 ont répondu à l’appel deux semaines après le
désastre. « Avec un tel effectif, la police haïtienne peine à faire face à
ses responsabilités et aux nouvelles formes de criminalité comme le viol
et les pillages » qui se multiplient.
Rendus très vulnérables, les petits Haïtiens qui ont perdu leurs parents
dans le séisme du 12 janvier risquent de devenir la proie des trafiquants
d’enfants.
Jeudi 28 janvier 2010
Opinion
"Quand on veut noyer son chien on dit qu'il
a la rage". Depuis des semaines, y compris sur Tahiti today, Edouard
Fritch, à la suite d'un article paru dans un quotidien avait démenti toute
velléité de démission de la vice présidence pour laisser la place au
sénateur Gaston Flosse. Cette précision avait été confirmée immédiatement
par le président Tong Sang qui trouvait Edouard Fritch parfaitement
à sa place à la vice présidence.. Hélas, pour pondre de la copie et
occuper des pages un peu trop blanches, certains adoptent - depuis
longtemps d'ailleurs - le système de la goutte d'eau laquelle, au fil du
temps, peut abraser la roche la plus dure. Écrire et re-écrire et encore
écrire les mêmes accusations afin de persuader l'opinion publique que si
c'est écrit.... c'est vrai !
Aussi, la relaxe de Dominique de Villepin dans la
cadre du procès Clearstream après huit ans de rebondissements est-elle
riche d'enseignements transposables en Polynésie. L'ancien Premier
ministre a été lâché à la vindicte populaire après sa mise en examen. Le
procureur Marin n'y est pas allé non plus de main morte pour mettre en
accusation celui que le Président de la République avait jugé "coupable"
avant même l'ouverture du procès. On se souvient de sa déclaration.
Au final, la thèse du juge d'instruction, les
certitudes du procureur et ses accusations n'ont pas résisté devant
le tribunal qui a estimé qu'il n'y avait rien à reprocher à Dominique de
Villepin dans ce dossier.( Lire l'article de Reuters ci-dessous)
En Polynésie, il y a tout juste deux jours, la
chambre de l'instruction a réduit à néant la thèse du juge d'instruction
qui avait décidé de mettre en examen James Estall, le patron de la Socredo,
pour blanchiment d'argent parce qu'on avait trouvé dans la banque des
titres appartenant à Geffry Salmon dont les magistrats enquêteurs
estimaient qu'ils avaient une origine douteuse, malgré les dénégations de
l'intéressé. Le procureur n'avait, là encore, pas ménagé ses déclarations
pour accréditer la thèse du blanchiment. Son rôle est d'accuser. Ce n'est
pas pour rien qu'aux Etats Unis on l'appelle "le persécuteur"( the
prosecutor).
La suite de l'histoire nous dira si les autres mises
en examen sont justifiées, si le "pacte de corruption" dont a parlé le
procureur existe ou non. La morale, il convient déjà de la tirer. Il faut
toujours se garder de condamner sur la foi de ce qui est écrit dans la
presse avant que la justice ne fasse son travail. C'est à elle seule
d'assumer ce rôle.

Drôle de cadeau d'anniversaire des juges à
Nicolas Sarkozy
Dominique de Villepin relaxé, déconvenue
pour Nicolas Sarkozy
Reuters
Premier ministre Dominique de Villepin a
été relaxé jeudi dans le procès de la manipulation des fichiers bancaires
Clearstream, infligeant une déconvenue judiciaire à son rival Nicolas
Sarkozy.
Le chef de l'Etat, partie civile au
procès, qui l'accusait d'être l'instigateur du complot et parlait de
"coupables", a renoncé à faire appel, même si le procureur, qu'il a sous
son autorité indirecte, peut le faire dans les dix jours.
Après cinq ans de procédure et un mois de procès sous haute tension à
l'automne dernier, le tribunal correctionnel a jugé dans une décision de
326 pages impossible d'imputer à Dominique de Villepin l'infraction de
"complicité de dénonciation calomnieuse", faute de preuves ou même de
soupçons précis.
"Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice
et le droit sur la politique. Je suis fier d'être le citoyen d'un pays, la
France, où l'esprit d'indépendance reste vivant", a dit l'ancien
premier ministre après le jugement, assurant qu'il était prêt à "servir la
France".
La manipulation, qui a consisté à remettre en 2004 à la justice de fausses
listes de comptes bancaires compromettant des centaines de personnalités,
dont Nicolas Sarkozy, est finalement imputée dans le jugement à l'ancien
vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et à l'informaticien Imad Lahoud.
Ils sont condamnés respectivement à 15 et 18 mois de prison ferme, avec
40.000 euros d'amende chacun.
PAS DE PREUVES
Le chef de l'Etat se voit certes reconnaître son statut de victime, le
tribunal admettant la validité de sa constitution de partie civile que
contestait Dominique de Villepin, et lui accorde l'euro symbolique de
réparations qu'il demandait.
Mais la thèse défendue par son avocat, selon laquelle le complot avait été
imaginé par Dominique de Villepin pour l'éliminer de la présidentielle de
2007, n'est pas retenue.
Il n'existe pas de preuve certaine, dit le jugement, que Dominique de
Villepin ait donné des instructions pour que les fausses listes soient
transmises au juge financier Renaud Van Ruymbeke en 2004, qui a alors
déclenché une enquête.
Il n'est pas non plus possible de déclarer l'ex-Premier ministre coupable
en raison de sa supposée inaction, comme le demandait le parquet, disent
aussi les juges, qui estiment que Dominique de Villepin n'a eu aucune
certitude sur le caractère falsifié des listings avant octobre 2004.
Dominique de Villepin se voit toutefois légèrement égratigné par un
attendu du jugement, qui souligne qu'il "pressentait l'avantage politique
qu'il pouvait tirer de ces révélations dans un contexte de rivalité
notoire au gouvernement".
Les juges remarquent aussi que Dominique de
Villepin n'a pas toujours donné des explications exactes sur certains
épisodes.
SARKOZY NE FAIT PAS APPEL
L'Elysée a annoncé dans un communiqué que Nicolas Sarkozy ne ferait pas
appel, ce qui signifie en pratique qu'il ne serait plus représenté à un
éventuel second procès.
En qualité de partie civile, le chef de l'Etat ne peut en effet de toute
manière faire appel de la décision pénale mais uniquement du point de vue
des dommages et intérêts civils.
"Le tribunal a considéré que le rôle de M. Dominique de Villepin dans la
manipulation ne pouvait être prouvé. J'en prends acte tout en notant la
sévérité de certains attendus le concernant", dit le communiqué de l'Elysée.
Seul le procureur Jean-Claude Marin, qui avait requis 18 mois de prison
avec sursis et 45.000 euros d'amende contre l'ex-Premier ministre, peut
faire appel de la relaxe.
Un protagoniste subalterne de l'affaire, le consultant Florian Bourges, a
été condamné à quatre mois de prison avec sursis.(
Le journaliste Denis Robert est relaxé du chef
de " recel" de documents) .
Edité par Yves Clarisse
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14h30 Edouard Fritch rectifie le tir
"
Contrairement à ce qui est écrit dans " le fait du jour ", d'un quotidien
de la place, le Tahoeraa n'a pas peur de la stabilité. Bien au contraire.
Le Tahoeraa Huiraatira est effectivement favorable à une réforme du mode
de scrutin sur la base suivante :
- réduction du nombre de représentants ;
- maintien des circonscriptions actuelles ;
- prime majoritaire à la liste qui aura recueilli le plus de voix sur
l'ensemble des circonscriptions (et non plus une prime par liste arrivée
en tête dans chacune des circonscription).
Cette proposition, le Tahoeraa Huiraatira l'avait déjà formulée auprès de
M. Estrosi lors du projet de modification de la loi électorale en 2007.
Elle n'avait pas été retenue. On connaît la suite.
Cette proposition est également conforme à celle exprimée par la plupart
des partis autonomistes, et pas seulement par le To Tatou Ai'a.
Il était donc parfaitement inutile de vouloir pointer du doigt le Tahoeraa
Huiraatira au travers d'un article bien mal inspiré ".
Le Président Délégué
Edouard FRITCH

Soirée Fifo à la présidence hier soir
12h.00 Clearstream: la nouvelle gaffe de Sarkozy
Libération
L'affaire Clearstream entraîne lapsus sur lapsus chez Nicolas
Sarkozy. On se rappelle du mot «coupables», lancé lors de son interview
télévisée de septembre dernier, à propos de personnes seulement accusées.
Tout à l'heure, dans son communiqué publié peu après l'annonce de la
relaxe de Dominique de Villepin, le président a annoncé qu'il ne ferait
pas appel de cette décision. «Le Tribunal a considéré que le rôle de M.
Dominique de VILLEPIN dans la manipulation ne pouvait être prouvé. J’en
prends acte tout en notant la sévérité de certains attendus le concernant.
Dans ces conditions, j’annonce que je ne ferai pas appel de la décision du
Tribunal correctionnel.»
Mais, en tant que partie civile, Sarkozy ne peut pas faire appel de cette
décision de relaxe. L'article 497 du code de procédure pénale précise que,
en matière correctionnelle, seul le parquet et les personnes condamnées
sont en droit de le faire. La partie civile peut faire appel «quant à ses
intérêts civils seulement», dixit la loi. Et comme Villepin n'a pas été
condamné à verser quoi que ce soit, cette phrase est sans objet. Une
erreur surprenante de la part d'un président, dont la profession première
est avocat...
11h 00 Le personnel de l'hôpital de Taravao demande la démission du
directeur de cabinet du ministre de la Santé !
Dans une lettre ouverte, les personnels
de l'hôpital de Taravao, qui ont décidé d'un débrayage de deux heures,
lundi, pour dénoncer leurs conditions de travail, demandent aujourd'hui la
démission du directeur de cabinet du ministre de la Santé. Ceux-ci
expliquent faire de nombreuses heures supplémentaires, depuis juin 2009,
qui n'ont pas été payées. Or, ils ajoutent qu'en annonçant leur intention
d'un débrayage, le directeur de cabinet du ministre de la Santé, dans un
courriel, "met en avant (…) que les agents qui se déclarent grévistes
(...) font l’objet d’une retenue sur salaire". "Quand il s’agit de faire
des retenues sur salaire, monsieur le Directeur de Cabinet (...) trouve
tous les moyens. Par contre, lorsqu’il s’agit de régulariser les problèmes
du personnel de la Santé Publique", celui-ci "a des trous de mémoire",
écrivent-t-ils.
(source ATP)
10h.50 : Dans son édito de la Lettre des Employeurs, Bruno
Bellanger écrit :
(...)La quatrième édition du Forum
Etudiants-Entreprises organisée par la mairie de Papeete, l’Université de
la Polynésie française et le CEPF vient de se tenir et cette année encore,
elle l’aura été sur fond de perspectives économiques et d’emploi très
moroses, déplore d'emblée, Bruno Bellanger dans son édito du mois de
janvier, alors que son mandat de président du CEPF touche à sa fin.
Dans ce contexte, et alors que cet évènement est destiné à mettre en
relation des entreprises en recherche de compétences avec des jeunes
confrontés au choix d’un métier ou en demande d’insertion professionnelle,
il n’aura pas été facile pour la centaine de chefs d’entreprises et leurs
cadres mobilisés pour l’occasion d’être des porteurs d’espoir en matière
d’embauches au moment où le marché de l’emploi est en totale récession."
10h.30 : La
dégringolade touristique se poursuit inexorablement et ce n'est pas
l'annonce d'un cyclone qui va arranger les choses en 2010.
La baisse de la fréquentation touristique de
novembre 2009 affecte autant le tourisme de destination que le tourisme de
circuit avec respectivement 534 (-4,8 %) et 614 personnes (-21,9 %) en
moins par rapport au mois de novembre 2008 écrit l'office de la
statistique. En cumul depuis le début de l’année, le nombre de touristes
de destination perdus (-26 437 personnes) est supérieur au nombre de
touristes de circuit perdus (-8 630 personnes).
Le nombre de touristes ayant effectué une croisière au cours de leur
séjour régresse en novembre mais dans une proportion moindre (-9,2 %, soit
–335 personnes). Depuis le début de l’année, ce type de tourisme est en
retrait de 32 % avec 12 986 croisiéristes en moins.
Le nombre de touristes ayant séjourné dans une structure d’hébergement
payante au cours de leur séjour (89 % du total) fléchit également (-8,1 %,
soit -1 011 touristes), de même que ceux ayant séjourné chez de la famille
ou des amis (-9 %, -137 personnes).
Parallèlement à la baisse des nuitées touristiques payantes, le
coefficient moyen de remplissage des hôtels internationaux perd 2,5 points
par rapport à 2008 et s’établit à 49 %, ce qui représente 1 769 chambres
vendues en moins.
10h.00 Marie Luce Penchard répond au député PS Bruno le
Roux à l'Assemblée nationale sur l'aéroport de Tahiti
« Ce que l’Etat a souhaité imposer c’est la
préservation des emplois et la reprise par le futur concessionnaire des
personnels de la Sétil Aéroport. C’est dans ce cadre, et à la demande de
l’Etat, que le groupe Caisse des Dépôts et Consignation a formulé une
proposition. Un actionnaire stable a pu être trouvé associant Egis,
filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation, mais également l’AFD. A
ma demande, c’est ce double partenariat qui se met en place et qui a pu
dénouer, in extremis, le dossier. Chacun connaît l’étendu des missions de
service public qu’il assume. Le choix d’Egis permet à la Polynésie de
bénéficier d’un partenaire technique, expert en matière aéroportuaire, et
des capacités d’investissements du groupe Caisse des Dépôts et
Consignation. Et on sait que c’est très important pour pouvoir rénover cet
aéroport. J’ai eu l’occasion personnellement d’échanger avec le Pdt Oscar
Temaru, lorsqu’il était au pouvoir, et avec le Pdt Gaston Tong Sang, et je
me rends la semaine en Polynésie ; ce dossier sera examiné. Il n’y aucune
opacité, la volonté de l’Etat c’est pouvoir moderniser cet aéroport,
indispensable au développement économique et surtout touristique de cet
archipel. »
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